[Imc-france-paris] encore arrestations italie - Participation mentale -Délireuniversel
simo
zimoimc at libero.it
Sam 7 Déc 13:01:08 PST 2002
La grande vague
La vague de répressions en Italie continue, de plus en plus on respire
l'air d'un "nouveau" régime.
A l'aube du 4 décembre, d'après le mandat de la magistrature genoise, 23
personnes ont été enquêtées dans plusieurs villes italiennes. 45
perquisitions ont également été effectuées.
Les accusations sont de dévastation, pillage (délits qui prévoient des
peines de 8 à 15 et qui sont difficilement contestables), fabrication et
détention de matériel explosif, détention d'armes ainsi que résistance et
violence contre des représentants des forces de l'ordre.
Le juge des enquêtes préliminaires Elena Daloisi a demandé la mise en
détention préventive pour 9 suspects sur 23 (les autres sont des arrêts
forcés à domicile, 6 obligations de demeure e 4 obligations de présence
face aux autorités judiciaires). Ces mesures sont prises après un an et
demi des faits.
Tout ceci se passe le lendemain de la libération des activistes arrêtés le
14 novembre dernier.
Le spectacle continue, le jour même que la mise en arrêt de non-lieu pour
l'affaire Placanica est demandée.
On retourne donc à parler de Gênes: les accusations contestées aux nouveaux
arrêtés sont toutes relatives aux épisodes du G8 de Gênes 2001 et il parait
que parmi ceux-ci soit aussi présent celui tragique qui s'était conclu avec
la l'assassinat de Carlo Giuliani : autrement dit la justice est égale pour
tous, mais pas la légitime défense.
Participation mentale
Participation mentale: manifestants anti-globalisation arrêtés pour
crime de la pensée.
Parmi les 23 manifestants anti-globalisation interrogés et arrêtés
aujourd'hui en Italie, certains sont accusés non pas d'actes de violence
mais de " participation mentale " (" compartecipazione psichica ") et de "
soutien psychologique (aux actions de Genova).
Dans le mandat d'arrestation, le juge Elena Dalosio écrit : " Il est clair
que non seulement ceux qui ont matériellement pris part au saccage doivent
être poursuivis, mais aussi ceux qui ont facilités les actes ou qui ont
donné de la force à leur objectif. Ces gens devraient être poursuivis même
s'ils n'ont pas commis d'acte matériel. "
" C'est un cas ", la juge écrit, " de très sérieuse résistance, avec le but
de perturber l'intervention de la police. Le comportement de ceux qui
étaient sur la scène des émeutes, avec les plus violents, a donné de la
force à ceux ci par leur présence. Leurs actes n'étaient pas des crimes en
tant que tel, mais ils ont aidés les intentions criminelles des autres par
leur soutien moral "
http://www.italy.indymedia.org/news/2002/12/124943.php
Peut être qu’on doit poursuivre les 15000 policier que ont participé au
homicide de Carlo Giuliani?
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