[Imc-paris] quelques infos sur la ford foundation

casimir casimir212 at yahoo.fr
Ven 20 Sep 15:23:49 PDT 2002


Bonsoir tout le monde,


pour ce qui est de l'équation FORD=CARLYLE=BUSH & Co, je vous renvoie
aux précisions de Ioseba :

Sur la Ford Foundation :

Ford Foundation est une organisation caritative financé par  Xerox
Corporation, Alcoa Inc., Carlyle Asset Management Group, The Coca-Cola
Company.
Le “Board of directors” du groupe Carlyle est compose par les
messieurs, Mr Bush, Mr Baker et Mr John Major”.

Il est vrai que la Foundation a financé des enquêtes comme la
“Comision de la verdad” au Salvador, et qu'ils soutiennent plusieurs
organisations en Amerique Latine, mais seulement si elles portent la
parole du libéralisme à l’Amerique Latine.
Fort Bragg, Rockeffeler foundation, Ford foundation sont différentes
faces d’une même monnaie.

----------------------------------------------------------------------
-----------------------------------------------

Autres éléments d'infos trouvés sur les archives d'indymedia :

sources :

see  :
http://lists.indymedia.org/mailman/public/imc-finance/2002-September/0
01452.html

[snip]
The Ford Foundation and the CIA:

http://www.rebelion.org/petras/english/ford010102.htm

At the same time the Ford foundation has historically been seen as
one of the most liberal of all of the big capitalist foundations,
giving money to all sorts of controversial operations including
Pacifica radio back in the day...they even came under investigation
at one point:

http://www.philanthropyroundtable.org/magazines/2002/january/woosterr.
html

and  right now there are lot's of right wing industry groups that
hate the foundation  for it's support of environmental groups:
  http://www.undueinfluence.com/ford.htm
http://www.consumerfreedom.com/activistcash/donor_detail.cfm?DONOR_ID=
103

it seems that the granting priorities of a foundation like this
change with the times and the political perspectives of the officers
of the fund,   (and Ford has several separate funds operating
independently)and the CEO of the company.
[snip]

---------------------------------------------

Résumé global de cette affaire, par un des acteurs du groupe ayant eu
rapport avec la Ford Foundation

see :
http://lists.indymedia.org/mailman/public/imc-finance/2002-September/0
01448.html

> (...) the basic criteria for those of us raising money
>for local imcs, projects or the network has been from the beginning
>that we *only* take funds without any strings attached (...)

>some background information:
>
>several of us have been pursuing funding for a global conference
>because many people feel it is important.  a list was set up for that
>called encuentros.  through tamara ford (unrelated to the ford
>foundation), i was introduced to becky from the ford foundation.  she
>is very active in womens issues and when i started the imc-womens
>list, she joined at tamara's urging.  so we started talking.  she had
>just started working with the media policy and technology section at
>the ford foundation.  in may she came to seattle for the cpsr
>conference and met with 8 of us from indymedia - jonathan lawson,
>susan gleason, evan, shane, dan merkle, chris burnett, myself and
>someone else i can't remember.  we were all quite impressed with her
>and how she appeared to be very supportive of our decentralized
>structure, our values, and our commitment to local autonomy.  to most
>of us, she "got it".  ask any of those people for their opinion of
>that meeting.
>
>we had initially been discussing possible funding for a global
>conference but after meeting with her in may, it was clear that that
>was too much for us to handle on many levels.  she suggested after
>listening to all of us share our stories of indymedia, that she get
>us travel funds so that we could have more face to face meetings,
>since that seemed to be a critical issue facing our ongoing
>organizing and network development.
>
>this fund would be essentially given to the urbana imc.  they would
>be responsible for disbursing it to local imcs who then agree to
>host/organize a regional gathering.  from that point, those locals
>could decide how to give the money to people for travel support.
>this is not a fund being given to the indymedia network, but rather
>to a local imc to help us have coordinated regional gatherings
>(regional might also include continental where it seemed
appropriate).
>
>i want to make sure that people understand and sebastian, i want to
>be clear, that this fund is not for a global meeting.  it is a fund
>to support regional meetings.
>
----------------------------------------------

Réaction d'indymedia argentine sur la collaboration avec la ford :

see :
http://lists.indymedia.org/mailman/public/imc-finance/2002-September/0
01447.html

>> Ceci est une lettre reflétant le débat collectif d´indymedia
Argentine à propos de
l´information nous apprenant la demande d´une subvention de la
Fondation Ford
visant à financier des rencontres régionales d´indymedia. Cette lettre
fait aussi
partie du débat et de la réflexion de notre collectif. Dans l´urgence
(nous apprenons
aujourd´hui que la demande formelle sera présentée le 15 septembre),
nous demandons
à tous les Indymedia du monde de la lire et d´émettre leur opinion à
son sujet.
Vous pouvez envoyer vos commentaires et vos messages de solidarité
avec copie
à argentina at indymedia.org, pour que tous les collectifs d´indymedia
argentine en
reçoivent une copie.

Cette lettre sera signée par le MTD Lanus dans la CTD Anibal Veron, un
des groupes
de Piqueteros de base avec lequel nous travaillons.

--------

- L´opinion des activistes en Argentine

Nous avons appris avec surprise et préoccupation qu´il existe l´idée
de réaliser une
rencontre internationale d´indymedia qui serait financée par la
fondation Ford.
Dans notre pays, la fondation Ford est un motif de polémique
permanente et pour la
majorité des mouvements, ceux qui reçoivent ses financements sont
montrés du doigt.
Pour indymedia Argentine, accepter un tel financement serait un
suicide; par ailleurs,
tout ce qui a été gagné ici après un an et demi d´efforts serait jeté
aux ordures,
avec raison.
Nous croyons qu´indymedia Argentine est un outil trop fondamental et
utilisé par trop
de mouvements pour être sacrifié sur l´autel des corporations.

Le nom Ford est associé quasi automatiquement à la dernière dictature
(2);
toutes les opérations des militaires pour séquestrer puis torturer et
assassiner
30 000 personnes ont été réalisées en voitures Ford données
directement des
États-Unis d´Amérique. Aujourd´hui même, croiser dans la rue une Ford
Falcon
de couleur verte rappelle immédiatement les opérations illégales de
l´armée et de
la police.

Beaucoup de camarades nous ont indiqué que "la fondation Ford est
indépendante de
l´entreprise Ford", ce qui peut être vrai, mais pas suffisant pour les
milliers de
personnes qui détestent Ford ici. Ici, en Argentine, elle est connue
comme partie de
l´entreprise par le public, et de fait partage sa stratégie, à savoir
appuyer la
politique des États-Unis d´Amérique, surtout en ce qui concerne
l´impunité des militaires
qui ont commis le dernier génocide.

Nous ne croyons pas qu´ils soit besoin de rappeler que la fondation
Ford fut crée par
Henry Ford, ardent idéologue du nazisme, reconnu par Hitler même comme
l´un de
ses "inspirateurs". De plus, c´est une fondation qui, comme le dénonce
James Petras,
maintient une relation étroite avec la CIA, qui finance des centaines
de projets de
cette agence, dont certains visant à étudier la situation des
mouvements sociaux dans
le tiers-monde, et d´autres -- la majorité -- visant à intervenir
directement dans
la politique de ces mouvements.

Dans notre pays, une grande partie de la politique de la fondation
Ford, à la suite
de la dictature militaire, était destinée à affaiblir le mouvement
pour les Droits
Humains qui s´opposait à l´impunité des militaires. De fait, ils
utilisaient la même
stratégie qu´aux États-Unis  contre le mouvement noir (voir 2ème
partie).

Comme les organisations de défense des Droits Humains qui ne
négocièrent pas
avec le sang des disparus, comme les organisations de sans-emploi et
de travailleurs
autonomes, nous refusons de recevoir un seul peso de ces mains tachées
du sang
de nos camarades. Les Mères de la Place de Mayo nous ont appris
qu´elles ne sont
pas les mères d´individus, mais de 30 000 disparus. Comme elles, nous
sommes les
fils, frères, neveux, cousins, amis ou camarades de 30 000 disparus.
Comme toute
personne consciente, nous gardons dans le coeur la mémoire de ces
camarades, et
la force qui émane de cet amour nous permet d´affronter ce que nous
faisons chaque
jour. Nous invitons tous les camarades de tous les Indymedia du monde
à adopter dans
leur coeur nos camarades disparus; nous les invitons à refuser tout
type de relation
institutionnelle avec ces complices de la dictature, sauvant ainsi
l´honneur
d´Indymedia Argentine, et aussi celui du réseau global.

Il ne s´agit pas de "purisme infantile" comme le dirent certains
camarades d´autres pays;
nous souhaitons recevoir des donations, et de fait nous en avons
besoin puisque nous
sommes sur le point de perdre notre bureau à Buenos Aires; et les
besoins des collectifs
en formation à l´intérieur du pays sont urgents et importants. Mais
nous
considérons qu´Indymedia est un outil qui fait partie du patrimoine
des dizaines de
mouvements qui l´utilisent dans notre pays, et qui a gagné trop
d´importance pour
être sacrifié pour quelques dollars. Et nous préférons franchement ne
pas avoir un
centime mais pouvoir continuer à regarder dans le yeux les milliers de
personnes et
collectifs avec qui nous travaillons tous les jours. Qu´il soit clair
que nous
parlons du fait de maintenir des relations institutionnelles avec des
corporations, et avec
Ford, cette merde fasciste, en premier lieu.
Il ne s´agit pas simplement d´un problème local, associer le nom de
Ford, aussi peu que
ce soit, avec celui d´Indymedia est non seulement un déshonneur, mais
aussi un danger
pour notre propre existence.

a) Ce que propose Ford
D´après ce que nous ont dit les camarades sur l´IRC, la conversation
avec la fondation
Ford avait pour sujet le financement de rencontres d´indymedia pour
les raisons et de
la manière suivante.

         "they said that Indymedia is the only  global 'organization'
that has a
         'successful - self organized - grassroots - horizontal
organization... and so
         they want to help us develop our organizational structure so
that they can
         share it with other organizations they work with - thats what
they say "
         " they said they ONLY wanted fund our organizational
development. not
         hardware - not paying people - but paying for people to
travel so that we can
         meet face to face more - that was basically what they said at
the end of the
         meeting. (they said they wanted to start vey small and see
how it worked -
         also the said that they wanted to start in america)"

Malheureusement, nous ne trouvons pas de documents publics à ce sujet,
nous nous
basons donc sur le témoignage de camarades de confiance. La seule
chose à laquelle
nous avons participé est une discussion orale lors de la réunion
latina de Buenos
Aires et à plusieurs réunions par IRC. Le témoignage de ce camarade,
néanmoins, nous
permet de comprendre quel sont les motifs véritables de cette
fondation pour "collaborer"
avec Indymedia.

b) Division et contrôle des mouvements. Comment travaille Ford.
Quelques donnés sur la manière de travailler de cette fondation, qui a
l´affection de
beaucoup d´intellectuels.

Il y a eu récemment un polémique (3) entre les organisations de
protection des
Droits Humains, autour d´un journaliste de l´un de ces organismes qui
a reçu
1 550 000 USD de financements de cette fondation.

A la fin de cette polémique, il est apparu qu´une partie de la
stratégie de cette fondation
se basait sur "Comme dans les années 60 et 70, au début des années 80,
la fondation
Ford avait la même stratégie politique: "aider financièrement",
"collaborer monaitairement"
et entrer dans les mouvements de protestation pour essayer d´isoler
les secteurs les plus
radicaux et appuyer les secteurs les plus "dialoguistes" et les moins
contestataires, divisant
-- comme ils l´ont fait avec les noirs des États Unis -- et
fragmentant les nouveaux mouvements de contestation sociale critiquant
les dictatures militaires et le système capitaliste sur le plan
économique. Kirkpatrick l´a expliqué très bien. Il fallait contrer
ceux
qui "politisaient" la bannière des droits de l´homme. A partir de là,
les militants et les
dirigeants des organismes de défense des droits humains  ont vu
défiler devant leurs yeux
attristés les offres de centaines de milliers de dollars
"humanitaires" de la fondation. Entre
autres organismes, le Centre d´Études Légales et Sociales (CELS)
d´Argentine, dirigé
aujourd´hui par le journaliste Horacio Verbitsky, a commencé à
recevoir chaleureusement
cette aide de la Fondation Ford depuis 1991. Il l´a fait de manière
ininterrompue. Ensuite commença le bon vieux travail de
désintégration, de fragmentation, de délégitimisation et d´isolation
des plus rebelles ou réactifs à la réconciliation et au pardon."

Répétons: la même stratégie a été utilisée contre les mouvements de
libération noirs
aux États Unis, pour ne citer qu´un exemple.

Pour James Petras, dans son article sur les relations entre la
fondation Ford et la
CIA, cette stratégie se résume ainsi: "La CIA utilise des fondations
philanthropiques
comme le chemin le plus effectif pour canaliser des grandes sommes
d´argent à des
projets de la CIA en cachant aux destinataires l´origine réelle des
fonds. Depuis le début
des années 50 à nos jours, la participation de la CIA dans les
fondations était et continue
à être immense. Une enquête du Congrès des États Unis en 1976 révélait
que près de 50%
des 700 subventions accordées dans le champs des activités
internationales par les
principales fondations étaient financés par la CIA (Saunders, pp.
134-135).
La CIA considérait que les fondations telles que Ford étaient "la
meilleure et la plus
plausible des couvertures pour les financements (Saunders, p 135). Et
la collaboration
de fondations respectables et prestigieuses, selon un ancien agent de
la CIA, a permis
que l´Agence finance une "variété apparemment illimitée de programmes
d´actions
clandestines qui touchaient des groupes de jeunes, des syndicats,  des
groupes
universitaires, éditoriaux et autres institutions privées." (p. 135).
Un groupe de protection
des Droits Humain a été parmi ces dernières depuis les années 50
jusqu´a aujourd´hui.
Une des fondations privées les plus importantes qui ait collaboré avec
la CIA, durant
cette période prolongée, à des projets significatifs lors de cette
guerre froide
culturelle est la fondation Ford."

Et il n´y a jamais eu, pour la fondation Ford, un projet qui ne soit
indigeste. Selon Kohan:
"Tout, absolument tout, était digeste pour l´Agence et la fondation
Ford si cela servait
à légitimer les institutions propres, les projets et publications
impulsées par eux et si
cela était utile pour neutraliser en même temps les éléments les plus
radicaux et les
mouvements de gauche les plus opposés à la cooptation." (4)

Dans le travail de Labriego, un cas argentin est cité qui peut
expliquer la cause des
intérêts "académiques" de la fondation Ford. Si James Petras considère
qu´il
existe des motifs idéologiques pour financer ce type de projets
(former des intellectuels
éloignés de la lutte réelle et les lier aux valeurs, idéologies et aux
fonctionnaires des États
Unis), il existe aussi des raisons pratiques et simples au financement
de ce type de
travaux. Parmi les différents cas cités, l´un des projets argentins
qui attirent l´attention est
le projet Marginalité. Ils le décrivent ainsi: "Dirigé par les
sociologues argentins José Nun,
Miguel Murmis et Juan Carlos Marín, ce projet n´avait pas, comme les
trois précédents,
l´appui du Pentagone, de la CIA ou du Département de Défense des États
Unis d´Amérique.
Il avait seulement un financement "désintéressé" et "altruiste" de la
Fondation Ford (par la
suite s´y ajouta le financement de l´Institut Tortucuato Di Tella de
la Argentina). Tout au long
de son livre, Stonor Saunders explique extensivement la liaison
étroite entre la CIA et la
Fondation Ford (ainsi, -- Mudrovcic va dans le même sens -- lorsque la
CIA
cessa de financer Mundo Nuevo, celle-ci reçu immédiatement des fonds
de la Fondation
Ford). L´objectif des études du projet Marginalité consistait à
étudier le secteur social
des ouvrier sans emploi expulsé du secteur productif et
potentiellement inclinés à agir
politiquement en dehors de l´institution des partis politiques
traditionnels d´Amérique Latine
et du Parlement."

Il va sans dire que la Fondation Ford n´agit pas innocemment: les
travailleurs sans
emploi sont actuellement, dans notre pays, l´un des secteurs les plus
actifs politiquement
et les plus radicaux.

Cette pratique, qui connut son apogée pendant la guerre froide
continue actuellement,
comme le démontre le cas argentin.
Pour Petras, actuellement, "Avec l´intention nord américaine de
dominer le monde culturellement,
la Fondation Ford a fortement raffiné son type de collaboration.
Comme le FMI, la fondation Ford impose des conditions
telles que la "professionalisation" du personnel académique et
"l´amélioration des standards".
En réalité, ceci se traduit par la promotion du travail scientifique
basé sur ses suppositions,
valeurs et orientations de l´empire nord-américain; avoir des
professionnels séparés de la
lutte des classes et qui aient des relations avec les personnels
académiques et fonctionnaires
pro-empire des États Unis, en faveur du modèle néo-libéral."

***Peut on en déduire les raisons pour lesquelles Ford cherche à
collaborer avec Indymedia ?
***Voyons.***

c) Pourquoi la Ford veut notre âme, et pourquoi nous ne sommes pas
disposés à la vendre.

Évidemment, Indymedia a gagné une importance exceptionnelle lors des
dernières années.
Peut après la croissance explosive en même temps que les mouvement
anti-globalisation
de la fin des années 1990, indymedia est aussi arrivé dans le sud, où
il semble se renforcer
au feu des convulsions que vivent nos pays. Sans s´affaiblir dans les
centres où indymedia
est né, son axe semble se déplacer rapidement vers le sud, ou existent
les mouvement les
plus convulsifs; Argentine, Palestine, Chiapas, Équateur, Bolivie et
Afrique du Sud sont des
noms qui s´entendent de plus en plus dans le réseau.
Cette croissance, plusieurs fois explosive, a lieu précisemment parce
que le modèle de
publication ouverte, les méthodes d´organisation horizontales et le
dynamisme que permet
internet ont rendu possible, même dans les pays comme le nôtre, où le
développement
technologique n´est pas très important, que des outils tels
qu´indymedia gagnent tant
d´importance.
L´autre aspect d´égale importance qui permet le développement
d´indymedia dans les pays
du sud, est la solidarité internationale; concrètement, celle des
camarades des pays plus
développés. Sans l´hébergement du site internet par les camarades de
l´IMC San Francisco,
sans l´aide des camarades de Canada, des États Unis et d´Italie,
Indymedia Argentine ne
pourrait pas faire tout ce qu´il fait.
Nous croyons que la Fondation Ford, sans innocence, a raison
lorsqu´elle
signale qu´indymedia est l´un des rares modèles de communication
alternative, horizontal et
global qui ait du succès.
Indymedia ennuie les pouvoirs en place ? Nous croyons qu´il le fait
ici, nous savons que
dans d´autres pays aussi.
Il ne serait pas étrange que la Ford, comme elle l´a fait ou a essayé
de le faire avec différents
mouvements nés au niveau régional en Amérique Latine ou dans les pays
développés,
cherche a diviser ou à affaiblir Indymedia, ou à acheter son äme avec
de l´argent pour le
convertir en un réseau inoffensif.

Certains camarades ont cherché à nous convaincre que du fait de sa
nature et de sa forme
d´organisation, indymedia est impossible à acheter ou à détruire. Nous
croyons que les
principes d´unité d´Indymedia, le système de publication et la décentr
alisation fortifient le
réseau, mais ne le rendent pas infaillible; tout ce qui existe peut
disparaître, et indymedia
ne fait pas exception. Les problèmes locaux qui surgissent à
l´occasion et qui abattent un
indymedia, ou les pays où indymedia n´a pas réussi a jouer un rôle
important en sont la
preuve . D´autres réseaux internationaux , tels que Green Peace, sont
tombés
dans le filet des corporations; tout du moins ici en Amérique Latine,
ils se sont transformés
en agences de marketing, et à l´heure actuelle personne ne se rappelle
des actions
directes et la lutte réelle, mais plutot du lobbying des entreprises
et des negociations entre
les uns et les autres.

Et si il serait difficile d´en finir avec le réseau, il ne serait pas
impossible, pour une fondation
pourvue de milliards de dollars, d´affaiblir au maximum notre beau et
passionnant réseau,
ou utiliser ce qu´ils peuvent en apprendre contre nous ou contre
d´autres mouvements (5).
Comme avec les vampires, le premier pas pour qu´ils attaquent et de
leur ouvrir la porte et
des les inviter à entrer.

Rappelons, pour finir, spécifiquement ce à quoi nous nous referons:
nous ne sommes
pas contre recevoir des donations, nous ne sommes pas contre financer
des individus ou des
projets; Nous sommes contre maintenir une relation institutionnelle,
encore plus une
relation globale avec des fondations, encore plus avec Ford.

Nous savons que dans le capitalisme, les corporations agissent
seulement en fonction des
gains, et avec eux tissent un filet de domination qui finir par
inclure tous les aspect de la
vie. Quand Ford nous offre un financement, la deuxième chose qui vous
vient à l´esprit
(la première étant le dégoût qu´ils nous inspirent) est ce qu´ils
veulent gagner avec nous.
Souvent, surtout aux États Unis, les corporations utilisent les
donations pour réduire leurs
impôts; ce n´est pas le cas de Ford; ils ont des objectifs différents,
comme nous espérons
l´avoir démontré dans cette lettre. Nous ne sous-estimons pas assez
les ennemis du peuple
pour croire qu´ils offrent quoi que ce soit à indymedia gratuitement.
Ce n´est pas étonnant
qu´ils s´en prennent à nous. Ne les laissons pas entrer.

Quelques articles, en Espagnol:

(1) http://www.rebelion.org/sociales/kilberg090102.htm
(2) http://www.rebelion.org/ddhh/toigo191101.htm
(3) http://www.rebelion.org/ddhh/labriego011201.htm
(4) http://www.rebelion.org/sociales/kohan250402.htm







Plus d'informations sur la liste de diffusion Imc-france-paris