[Imc-france-paris]
[Fwd: [Imc-france-nouveaux] (mars] compte rendu du 3 decembre]
parpaing
gori at no-log.org
Dim 7 Déc 10:38:24 PST 2003
-------- Message original --------
Sujet: [Imc-france-nouveaux] (mars] compte rendu du 3 decembre
Date: Sun, 7 Dec 2003 00:35:14 CET
De: mourad.manesse at club-internet.fr
Répondre à: Point de rencontre des indymedia en cré ation en France
<imc-france-nouveaux at lists.indymedia.org>
Pour: imc-france-nouveaux at lists.indymedia.org
Compte rendu de la réunion du collectif IndyMédia Marseille
du 3 décembre 2003
Présents : Thierry Fabrice Mourad Alain Aamonah Thomas
Fanny Christophe Hazem Anaïs, et Morgan puis Alun qui
nos rejoindront en cours de route.
Suite a l’échec partiel de l’utilisation collective de la page
wiki élaborée par Fabrice pour rédiger le formulaire IMC :
questions à propos du wiki, soulevées d’abord par Thomas
puis relayées, ce qui suscite l’intervention de Mourad sur la
nécessité de rendre moins hermétique le langage
technique employé pour l’informatique, outil essentiel
d’IndyMédia. Fabrice évoque une première fois la possibilité
d’organiser des petites séances d’échange non
nécessairement réciproques de savoirs sur ces
techniques, à un moment ou un autre. Thierry intervient
aussi dans une démarche pédagogique pour donner
quelques éclaircissements et nous discutons encore sur
ces questions pendant une poignée de minutes au cours
desquelles la proposition des petites séances d’échange
non nécessairement réciproques de savoirs est renouvelée
et soutenue, bref son principe semble adopté, avec
notamment comme contenu les méthodes de publication
sur le site.
Dans un deuxième temps on présente l’ordre du jour
figurant sur le dernier CR, et on donne des explications sur
celui-ci à Christophe, qui n’était pas présent aux réunions
précédentes : en particulier la question des
réunions/décisions, Christophe se pose en partisan de
l’existence de réunions physiques.
Il ressort de l’examen du prototype d’ordre du jour qu’on
devrait commencer par compléter le texte de la fameuse
page wiki reprenant les questions pour justifier l’adhésion à
IM :
Une traduction rapide de ces questions, originalement en
anglais est donnée :
1) De quels matériels (serveurs, bande passante, et
ressources techniques) disposons nous ou pouvons nous
apporter ?
2) Quelle stratégie de com…pardon, comment avons nous
fait circuler l’information préliminaire à la création du
collectif ou quels moyens avons nous mis en œuvre pour
tenter de toucher le plus de gens ?
3) Ecrire une petite introduction à notre formation en
collectif.
La question 1) est naturellement abordée en premier. On
en vient à parler de nos connaissances en Spip, Linux, et
finalement la discussion du début refait un peu surface, à
l’heure où Morgan arrive. Comme la traduction de skill
donne talent/qualification, la discussion tourne autour de
nos propres compétences. C’est ainsi que Fabrice essaye
de recenser les traducteurs de langues potentiels du
collectif, il illustre ses propos avec l’actualité, en disant
qu’on pourrait par exemple traduire des articles sur les
mouvements en Bolivie. Hazem peut traduire l’anglais et
l’arabe. Mourad intervient pour tenter de recentrer la
discussion : on pourrait répondre qu’on n’a aucun materiel
spécifique pas de serveur mais de la bonne volonté, et
pense que puisque les réunions ont lieu dans un bar on
pourra toujours trouver une bande passante au moins pour
boire une bière. Nous avons aussi deux webmestres et des
gens à qui l’informatique ne fait pas peur.
Comme nous sommes désolé de ne pas avoir de serveurs,
Fabrice explique que puisqu’IndyMédia a les siens propres,
il est inutile de chercher à en monter un de plus, et donne
des informations à leur sujet.
On en arrive à la question 2) à laquelle Thierry donne une
première ébauche de réponse : nous ne sommes pas
issus d’un groupe préexistant et ce grâce à l’information qui
a été donnée. Un petit historique de notre rencontre
collective est dressé : après le G8 d’évian, c’est Laurent
d’un collectif IMC existant qui laisse un contact mail à «
Tourner la page », alors qu’Hazem, ayant participé à une
aventure IMC du Liban cherchait à contacter des gens
depuis plus de 8 mois. (C’est à ce moment de la
discussion qu’Alun arrive (discrètement, ndlr)). Une
première réunion restée sans suite avait eut lieu. Par la
suite un nouveau départ est pris avec une réunion pour
laquelle Hazem notamment envoie l’information sur les
différents réseaux militants, affiche dans les facs, l’appel
est relayé dans plusieurs listes électroniques… Nous
pouvons conclure qu’un travail d’information satisfaisant a
été mené, on évoque la diversité de l’ensemble, mais ça ne
paraît pas un critère objectif.
Survient enfin le point 3), sur lequel Hazem s’exprime en
résumant les raisons déjà données de la nécessité d’un
média alternatif pour répondre à la spécificité des
mouvements marseillais et Anaïs rappelle les intérêts liés
à la participation de cet écho local dans la sphère du
Global.
Fabrice intervient pour dire qu’effectivement nous avions
déjà donné des réponses et analyses significatives de nos
motivations pour créer le collectif IM de Marseille lors de la
précédente réunion d’avant, à laquelle celle de ce soir
faisait suite.
Thomas interroge ses notes et nous en livre le contenu
synthétisé dans les grandes lignes : (lui demander pour la
formulation exacte, qui avait le mérite d’être efficace)
Nous avions parlé :
o De centraliser l’information des luttes locales
o du milieu alternatif et militant marseillais
o d’une culture commune se reconnaissant dans une
organisation en collectif « révolutionnaire » non
hiérarchique et autogéré
o de l’envie pour certains de revenir à des expériences
militantes fonctionnant sur des principes
intéressants/attractif et d’y développer des liens
o de la mise en réseau et du relais des appels et initiatives
o de l’envie de développer contre-culture, sens critique et
contre-information
o du projet d’inviter et d’ouvrir à la production journalistique
Alun (se) demande si la création d’un collectif Marseille
(grande ville du sud, ndlr) trouve aussi une raison dans
l’établissement d’un équilibre ou d’un relais par rapport au
collectif IM Paris qui est important (grande ville du nord,
ndlr).
Le débat s’articule et on revient aux questions de la page
wiki interactive qui servirait à rédiger collectivement notre
charte de principes, Thierry propose pour se faire une
réunion technique intermédiaire avec démonstration,
Fabrice se propose de faire la hot line pour toute question.
On cherche un lieu pour pouvoir se réunir autour d’une
bièr…pardon d’une connexion : lieux à prospecter :
Multimed ? BIJ ? CRIJ ?
On parle des réunions IRC, moyen de communication en
forme de chat sauvage où on peut donner rendez vous à
tout le monde sur un Channel prédéfini. Question des
participants : on consensusse à ce que l’implication de
ceux-ci soit déterminante, avec une ouverture maximale
cependant. Fabrice explique l’option adoptée pour et par
IMC paris : un nouveau venu est impliqué dans le
fonctionnement d’IM en devenant modérateur dès sa
première rencontre avec le collectif s’il demande à y
participer. De toutes façons le site est sauvegardé en cas
d’erreur de manip ou d’action non conforme avec les
principes du collectif, et aucune opération sur le site n’est
irréversible.
L’idée fait consensus enthousiaste et est adoptée par
nous, et nous insistons sur la condition d’une
rencontre/réunion physique préliminaire.
Rythme des réunions : à date fixe (ex : hebdomadaire,
bihebdomadaire, chameau, biennale, etc) pour qu’il soit
plus facile de nous trouver.
On reparle de l’idée d’une date butoir (Thierry dit une
deadline) pour que le site soit opérationnel, et d’un fête de
la deadline pour marquer le coup et passer l’info.
Charte : Thierry voudrait revenir longuement sur la
discussion de la charte, alors que plusieurs d’entre nous
manifestent leur impatience de passe sur ce point déjà
beaucoup discuté.
Fabrice modère les deux tendances et invoque l’importance
d’un accord profond entre les membres du collectif sur les
principes de fonctionnement afin de prévenir au maximum
les problèmes internes à venir et de donner le plus de
chances à cette aventure.
Le débat s’anime autour de l’exemple donné de la « ligne
éditoriale », qui pour certains est à bannir, est entendue par
d’autres comme la « politique » au sens fort, du collectif, et
s’exprime notamment sur le choix des articles mis en
colonne centrale, la politique de modération là où la
subjectivité n’est pas négligeable... Hazem n’apprécie pas
le terme « politique ».
Thierry met en avant l’existence de sujets de désaccord en
citant l’exemple de la publication ou non de photos, qui doit
nécéssiter le cas échéant accord des sujets, choses
impossible si on publie une photo de manif par exemple, et
insiste pour dire que c’est un point où aucun accord
explicite n’a été trouvé, le débat n’ayant pas été posé.
Fabrice reconnaît qu’il y a là un problème mais qu’il en
incombe de la responsabilité et de la bonne foi de chacun.
De manière collective nous invoquons l’évolutivité de la
charte, le débat permanent et alimenté par la pratique plutôt
que la pré programmation de notre fonctionnement.
Dans le cours naturel du sujet évoqué nous en revenons
aux critères de modération, qui suscitent des réactions
renouvelées. Hazem refuserait de « censurer » des textes
dont le seul défaut serait de soutenir des thèses
libéralistes ou ultra-libérales. Fabrice pense que le
problème est superficiel et contournable puisque des
critères plus interessant peuvent résider en la distinction
info/opinion. Morgan ajoute qu’il ne s’agit que d’une
censure symbolique si l’on permet la lecture du texte «
banni » sur une autre page. S’ensuit une discussion
hardue entre partisan d’une sélection idéologique des
articles et partisans d’une ouverture totale. S’opposent deux
argument non forcément contradictoires celui de faire
confiance au sens critique des lecteurs et celui de ne pas
laisser polluer le site. Mourad propose une rubrique «
aiguisez votre sens critique » où des articles sensibles
seraient soumis à l’analyse des lecteurs.
Alain se réfère à IMC Nantes où les articles ne sont pas
publiés avant modération.
Fabrice n’est pas d’accord avec cette « modération à priori
» contraire à l’éthique IM.
Il avance de façon pragmatique que de toutes façon, la
plupart des articles de droite (susceptibles d’être postés
sur IM) risquent de contenir des éléments contraire à
l’éthique élémentaire des principes de base d’IM, et seront
donc censurés. Mourad propose qu’à la place de l’ordre
chronologique de présentation des articles habituellement
en vigueur, on trie les articles suivant l’intérêt qu’on leur
porte. Fabrice parle même d’un système de notation des
articles par les lecteurs.
Toujours au sujet d’une censure idéologique, Alain pense
tout haut qu’il est inutile faire perdre leur temps aux lecteurs
d’IM qui ne viennes pas chercher un argumentaire libéral et
de s’embêter avec cette pollution mais Fabrice parie
toujours sur une division nette entre gens de bonne volonté
et personnes à l’opinion éthiquement délictueuse, de
toutes façon il faudra voir en situation pratique.
On fixe les objectifs à méditer pour un prochain ordre du
jour : travailler la page wiki contenant les questions
fondamentales jusqu’à ce qu’elle parle, et proposer un
ordre du jour sur le wiki, merciki?
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