[Imc-france-paris] Week end de projection etdébatsgratuits

gilles gilles at gillesklein.info
Mer 8 Jan 17:20:50 PST 2003


Nƒ0  LETTRE ELECTRONIQUE DE CO-ERRANCES



LA COOPERATIVE DE DIFFUSION/DISTRIBUTION CO-ERRANCES

MARQUERA SA NAISSANCE PAR UN ACTE FONDATEUR

LE WEEK-END DES 11 ET 12 JANVIER 2003

AU CENTRE CULTUREL LA CLEF

21 rue la Clef - 75005 Paris

Mƒ CENSIER DAUBENTON



avec les revues Autonomie Artistique, Cassandre, EcoReví, 
Histoire&Anthropologie, Les pÈriphÈriques vous parlent, la Revue du 
MAUSS (Mouvement Anti-Utilitariste dans les sciences sociales), 
Transversales Science et Culture, Vacarme, líAssociation (revue du 
GERFA - Groupe díEtudes sur le Fait Associatif)ÖLes maisons 
díÈditions FrÈmok, Gare au ThÈ’tre, Gilisa, Parangon líAventurineÖ 
Les maisons de production FilmO, LarduxÖLe label DerniËre BandeÖLes 
associations Voir&Agir, Rebond pour la CommuneÖ



´Dans líÈdition, le risque cíest que les vrais clients ne soient plus 
les lecteurs potentiels, mais les distributeurs. Quand les 
distributeurs seront les vÈritables clients des Èditeurs, que se 
passera-t-il ? Ce qui intÈresse les distributeurs, cíest la rotation 
rapide, rÈgime du best-seller, etcÖ Toute littÈrature crÈatrice sera 
alors ÈcrasÈe par nature. Ce qui dÈfinit la pÈriode de sÈcheresse, 
cíest la disparition de toute critique littÈraire au nom de la 
promotion commerciale. Mais ce níest pas grave, car il y aura des 
circuits parallËles, un marchÈ noir.ª Gilles Deleuze dans 
LíAbÈcÈdaire de Gilles Deleuze, entretiens filmÈs avec Claire Parnet




Les logiques de concentration dans les industries de la culture, de 
la communication et des mÈdias se sont accÈlÈrÈes ces derniËres 
annÈes, ici et lý quelques voix síÈlËvent pour prÈvenir des dangers 
que reprÈsentent de tels conglomÈrats pour la diversitÈ culturelle. 
Tout asservie aux impÈratifs de rentabilitÈ, la production culturelle 
est rÈduite ý des produits standardisÈs et fades. Le public est 
considÈrÈ et traitÈ comme une masse de consommateurs passifs harcelÈs 
par la publicitÈ.


La vocation de co-errances est de rÈpondre ý cette situation en 
dÈveloppant des stratÈgies alternatives de diffusion pour la 
multitude de collectifs, d'associations, d'auteurs, de rÈalisateurs 
qui entrent en rÈsistance/existence, qui  inventent, produisent des 
úuvres (revues, livres, films documentaires et de fiction, 
productions audio, photographies, ou úuvres multimÈdia) qui refusent 
obstinÈment d'adhÈrer au conformisme du marchÈ.



Co-errances níest pas un diffuseur ou un distributeur au sens 
classique du terme. En premier lieu, co-errances est animÈ par le 
dÈsir de ´diffuser les idÈesª et non de faire du profit. Le choix de 
se constituer en coopÈrative níest pas anodin, il correspond ý la 
volontÈ de síÈloigner des modËles Èconomiques dominants. Co-errances 
est avant tout un regroupement de collectifs - qui síest constituÈ 
par le jeu des affinitÈs - qui souhaitent se donner ensemble les 
moyens díune diffusion autonome. En ce sens, le travail de diffusion 
et de distribution níest pas limitÈ ý la seule mise en place des 
productions dans des lieux de diffusion, mais est Èlargi ý díautres 
modes de circulation, et surtout il est liÈ ý une activitÈ permanente 
pour valoriser et rendre visible des savoirs, des cultures, des 
expressions qui nous rendent vivants. Il síagit Ègalement de 
dynamiser la rÈponse de ceux ý qui síadressent ces dÈmarches. En 
somme, co-errances souhaite inventer ´ce marchÈ noirª ou ´ces 
circuits parallËlesª quíÈvoque Gilles Deleuze en exergue, pour faire 
circuler des textes, des pensÈes, des sons et des images qui 
nourrissent des combats, inaugurent de nouveaux savoirs et par lý de 
nouveaux possibles.



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DEROULEMENT



SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 JANVIER 2003

DE 10H30 A 23H30

AU CENTRE CULTUREL LA CLEF - 21 RUE LA CLEF - 75005 PARIS

Mƒ CENSIER DAUBENTON



ENTREE LIBRE





SAMEDI 11 JANVIER 2003



10H-12H30 : PETIT DEJEUNER/DEBAT AVEC LE GROUPE ´ART, CULTURE, SAVOIR 
ET MONDE DU TRAVAILª (PRESENTE PAR LA REVUE CASSANDRE). Interventions 
: Jean-Jacques Barey (´la culture dans le monde ouvrier et le rÙle 
des comitÈs díentreprise, histoire et valeursª) ; Nicolas RomÈas - 
Cassandre (´nÈcessitÈ et urgence de redÈvelopper de nouvelles 
pratiques de l'art et de la culture dans le monde du travailª) ; 
Jean-Claude Ruas (´les enjeux culturels et politiquesª) ; Patrick 
Champagne (´la diversitÈ díúuvres et de rapports au publicª) ; 
Olivier Perrot, Annie Pourre (´pratiques artistiques en entreprisesª) 
; AndrÈ Gomar ´Pourquoi et comment est-il possible de diffuser de 
l'art et de la culture non formatÈs dans les ComitÈs díEntrepriseª, 
catalyseur : Laurent Grisel.



14H : PRESENTATION DE LA COOPERATIVE CO-ERRANCES, prÈcÈdÈe díun 
extrait de LíAbÈcÈdaire de Gilles Deleuze ñ (Entretiens FilmÈs avec 
Claire Parnet).



15H : DEBAT AVEC LA REVUE AUTONOMIE ARTISTIQUE, LE BUREAU DíETUDES ET 
LíUNIVERSITE TANGENTE : ´QUELS ESPACES PUBLICS POUR DES PRATIQUES 
ARTISTIQUES RELIEES AUX LUTTES SOCIALES ET POLITIQUES ?ª



16H : PROJECTION DU FILM DAVOS/PORTO ALEGRE ET AUTRES BATAILLES (91 
MN, 2002) - REALISE PAR VINCENT GLENN CO-ECRIT AVEC CHRISTOPHER 
YGGDRE - PRESENTE PAR FILMO. ´Le Forum Economique Mondial de Davos 
(Suisse) existe depuis 1971. Soutenu par plus de mille entreprises 
transnationales, il rÈunit chaque annÈe des hommes d'affaires, des 
hommes d'Etat, des hauts fonctionnaires internationaux, et plus 
largement tous ceux qu'ý Davos on appelle les "global leaders". En 
2001, au BrÈsil, aux mÍmes dates que la 31Ëme Èdition du Forum de 
Davos s'est tenu le premier Forum Social Mondial de Porto Alegre. 
Venus de plus de 120 pays, des collectifs et associations liÈs aux 
mouvements sociaux, des syndicats, mais aussi des Èlus, des 
chercheurs se sont rÈunis non pour en rester ý une "contestation" de 
líordre Èconomique mondial, mais pour passer ý un stade plus offensif 
díinvention díun ´autre mondeª. Ainsi commenÁa ce face ý face, cette 
bataille argumentaire mais aussi mÈdiatique. L'histoire de ce film 
est celle du dÈsir d'en rendre compte.ª




17H30 : PROJECTION DU FILM UN IMAGINAIRE POUR UNE MONDIALITE A FAIRE 
- FRAGMENTS DE DEUX RENCONTRES AVEC PATRICK CHAMOISEAU ET EDOUARD 
GLISSANT (32 MN, 2002) DE FEDERICA BERTELLI PRESENTE PAR LA REVUE LES 
PERIPHERIQUES VOUS PARLENT. ´Ce film a ÈtÈ rÈalisÈ ý partir 
díentretiens de la rÈdaction des PÈriphÈriques vous parlent avec les 
Ècrivains martiniquais Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant 
(Ègalement poËte, philosophe et historien). Ces derniers Èvoquent la 
capacitÈ des individus et des peuples de changer leur imaginaire afin 
de refonder leur relation au monde. Explorant les notions de 
´crÈolisationª qu'Edouard Glissant dÈfinit comme "le mÈtissage qui 
produit de l'imprÈvisible", de ´mondialitȪ en opposition ý la 
mondialisation Èconomique ou díidentitÈ relation contre líaffirmation 
des identitÈs racines qui gÈnËre díinnombrables conflits ý travers le 
monde, ce film propose une rÈflexion sur les formes contemporaines du 
rejet de líautre ainsi quíune sortie des logiques culturelles dont 
ils se nourrissent.ª


18H-20H : DEBAT AVEC LA PARTICIPATION DES REVUES ECOREVí - 
HISTOIRE&ANTHROPOLOGIE - LES PERIPHERIQUES VOUS PARLENT - LA REVUE DU 
MAUSS - TRANSVERSALES SCIENCE ET CULTURE - VACARMEÖ ´MONDIALISATION, 
GLOBALISATION, MONDIALISME, MONDIALITE ñ DE LíIMPORTANCE DES MOTS 
POUR QUALIFIER LE MOUVEMENT DIFFUS DE RESISTANCE ET DíEXISTENCE QUI 
EMERGE DEPUIS PLUSIEURS ANNEES A LíECHELLE PLANETAIRE FACE A LA 
MONDIALISATION OU GLOBALISATION ECONOMIQUE.ª



20H30 : REPAS (SUR INSCRIPTION) - Compte-tenu du nombre de places 
limitÈes pour les repas en soirÈe, il est conseillÈ de nous contacter 
pour síy inscrire la participation est de 10 euros par personne 
(boissons comprises).



21H30-23H30 : ´LE SLAM, UNE ARME POUR LES BATAILLES SYMBOLIQUESª - 
SCENE SLAM OUVERTE ORGANISEE PAR LE COLLECTIF 129H. ´Le slam est 
autant un art poÈtique quíun mouvement culturel et social. Cet art 
oratoire met la parole ý nu et offre sans discrimination la 
possibilitÈ ý chacun de participer ý une tribune de libre 
expression.ª. Instrument de contestation sociale, il n'en demeure pas 
moins un art, au mÍme titre que le rap, dont il se rapproche sur 
certains points. Utilisant la poÈsie comme une vÈritable arme de 
combat, le slameur prend la parole quand il le dÈsire, quelque soit 
son style, quelque soit ce qu'il a ý dire.





DIMANCHE 12 JANVIER 2003



10H30 : PETIT DEJEUNER/DEBAT AVEC DES LIBRAIRIES, DES CINEMAS, DES 
ASSOCIATIONS  : ´COMMENT RESISTER ET EXISTER EN TANT QUíESPACE DE 
DIFFUSION INDEPENDANT OU AUTONOME FACE AUX STRATEGIES DE 
CONCENTRATION DANS LE DOMAINE DES MEDIAS, DE LA COMMUNICATION ET DE 
LA CULTURE ?ª



14H : PROJECTION DES FILMS LA BOMBE - THE WAR GAME (1965, VOST, 65 
MN) DE PETER WATKINS ET DE LíHORLOGE UNIVERSELLE (LA RESISTANCE DE 
PETER WATKINS) (1999, 76 MN) DE GEOFF BOWIE, PRESENTES PAR 
LíASSOCIATION REBOND POUR LA COMMUNE ; SUIVI DíUN DEBAT : ´LES 
MASS-MEDIAS ET LA MONOFORME, CHRONIQUE DíUNE UNIFORMISATION DES 
ESPRITSª


´La Bombe (The War Game). Les chinois envahissent le Vietnam, les 
Russes occupent Berlin-Ouest, cíest líescalade et líarme nuclÈaire 
est utilisÈe. Líhorreur tant redoutÈe dÈpasse les scÈnarios les plus 
pessimistes. Dans le Kent, cíest líapocalypse : cadavres par 
milliers, scËnes de panique, de barbarie, exÈcutions sommaires, 
rÈvolte et dÈsespoir des survivants. Gr’ce ý líinterprÈtation 
díacteurs non professionnels, et ý de nombreuses scËnes improvisÈes, 
de troublants accents de vÈritÈ se glissent dans cette vision trËs 
instructive de la rÈgression díun peuple soi-disant civilisÈ... Ce 
film, vÈritable ´fauxª criant de vÈritÈ, a ÈtÈ censurÈ par la BBC 
pendant 20 ans.ª

´LíHorloge Universelle. Gr’ce ý la multiplication des chaÓnes tÈlÈ et 
aux marchÈs pour la tÈlÈvision, le documentaire connaÓt un essor 
remarquable. Mais ý quel prix? Le documentariste canadien Geoff Bowie 
s'interroge sur l'impact des nouvelles normes que la tÈlÈvision 
impose mondialement. Pour alimenter sa rÈflexion, il se glisse sur le 
plateau de tournage du cÈlËbre cinÈaste britannique Peter Watkins, 
tandis que celui-ci tourne, ý Paris, La Commune, film de six heures 
sur la rÈvolution avortÈe de 1871. Sur ce plateau, Watkins invite 
plus de 200 citoyens ý faire leur tÈlÈvision au lieu de la subir 
passivement. Les tÈmoignages que Bowie recueille auprËs des comÈdiens 
dÈmontrent de faÁon Èloquente comment le processus collectif de 
recherche et de rÈflexion change les rapports face ý la tÈlÈvision. 
En contrepoint, Bowie braque sa camÈra ý Cannes, dans les allÈes du 
MIPTV, marchÈ incontournable pour les joueurs clÈs de l'industrie de 
la tÈlÈvision. Lý, le documentaire est une marchandise bien ficelÈe, 
qui doit rÈpondre ý certaines normes, notamment celle de la durÈe 
fixÈe par la fameuse ´horloge universelleª. En uniformisant la forme 
et le fond des productions tÈlÈvisuelles, le grand dÈsert mÈdiatique 
finira-t-il par tous nous ensevelir ?ª


17H30 : PROJECTION/DEBAT, PRESENTEE PAR LA REVUE VACARME, DíUN COURT 
FILM SUR LA MOBILISATION DíUN QUARTIER DE DAMMARIE-LES-LYS SUITE A LA 
MORT DE MOHAMMED BERRICHI AU TERME DíUNE COURSE-POURSUITE AVEC LA 
POLICE LE 23 MAI 2002. ´Cette mobilisation est exceptionnelle ý 
plusieurs titres, non seulement parce quíelle a refusÈ líÈmeute, mais 
parce quíelle ne plaide rien díautre que líincertitude : contre les 
preuves policiËres et la h’te idÈologique, une politique du doute, 
adossÈe ý líexpÈrience du danger.ª




18H30 : PROJECTION DU FILM EN VIE DíEMMANUELLE POUTTE (3X26 MN) SUIVI 
DíUNE PRESENTATION DE LíASSOCIATION VOIR&AGIR (POUR UNE DIFFUSION 
ALTERNATIVE DU CINEMA DOCUMENTAIRE). ´Je ne veux pas de cette 
sociÈtÈ, ni du bonheur qu'elle me propose. Je suis parti ý la 
rencontre de ceux qui n'acceptent pas le totalitarisme nÈo-libÈral et 
qui ne se rÈsignent pas ý la doctrine du profit et rien díautre. 
Portraits de Marie-Luce, militante au quotidien dans le nord de la 
France ; d'une ferme associative en Belgique, d'un collectif de 
jeunes agitateurs pour les droits sociaux.ª


21H : REPAS (SUR INSCRIPTION) - Compte-tenu du nombre de places 
limitÈes pour les repas en soirÈe, il est conseillÈ de nous contacter 
pour síy inscrire, la participation est de 10 euros par personne 
(boissons comprises).



22H-23H30 : INTERVENTION DíHASSOUNIA QUI PROPOSE UN VOYAGE A CAPELLA 
AU TRAVERS DES MUSIQUES DU MONDE. ELLE CHANTE LE BLUES, MAIS AUSSI EN 
ARABE, PERSAN, HEBREU, MALGACHE.



EXPOSITION RAUL. A LíOCCASION DE LA SORTIE DE CAHIER PERPLEXE, 
ANTHOLOGIE DES DESSINS DE RAUL AUX EDITIONS FREMOK, EXPOSITION DE 
DESSINS DE RAUL LE LONG DES DEUX JOURS. ´Avec FenÍtres sur l'Occident 
ou Berlin 1931, Ra˜l a marquÈ la bande dessinÈe contemporaine par sa 
capacitÈ ý recourir ý tous les registres de l'image pour faire sens. 
Cahier Perplexe devrait en apporter une dÈmonstration plus brillante 
encore. Cet ouvrage prÈsente une sÈlection d'illustrations qu'il a 
rÈalisÈes pour la presse espagnole de 1986 jusqu'ý aujourd'hui, 
couvrant l'actualitÈ littÈraire, politique et intellectuelle... S'il 
utilise un nombre impressionnant de techniques diffÈrentes, Ra˜l n'en 
reste pas moins au plus prËs de ce qui lui importe : l'idÈe, le 
langage. Cahier Perplexe constitue une somme du dessin contemporain 
autant qu'il reprÈsente le parcours exigeant d'un vÈritable "auteur" 
de l'image.ª




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co-errances

Christopher Yggdre ou Christel Chapin

45 rue d'Aubervilliers

75018 Paris

tel. 01 40 05 04 24

e-mail : contact at co-errances.org

site : co-errances.org




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