[Imc-france-paris] prendre la poudre d'escampette
FARId
farid at no-log.org
Mer 2 Juil 03:41:38 PDT 2003
Bonjour,
Avant de faire le grand ecart estival, je souhaite vous signaler qu'un travail important
est engage au niveau europeen, entre autres par Thierry Charlois, coordinateur de la
journee du 17 septembre 2003. Je fais suivre dans un autre mail, le "guide internet"
dont il est question dans la lettre de presentation ci dessous.
Apres, vous trouverez une floppee d'informations qui traite ou maltraite le sujet des
drogues. De quoi rire, sourire et pleurer. Il faut de tout pour faire un monde.
Bonne lecture.
FARId - CAM-RD (Collectif Agir pour une Meilleure Reglementation des Drogues
µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ
Madame, Monsieur, Chers amis,
Veuillez trouver en fichiers joints le guide Internet de la conférence du 17 septembre
sur la politique européenne en matière de drogues «Pour un renforcement du partenariat
institutions/société civile» organisée par Alima Boumediene-Thiery au Parlement
Européen.
Ce guide Internet, disponible en version anglaise et française, est basé sur les
réactions résultant de "l'appel à contributions". Il a pour objectif d'apporter un
niveau de connaissances commun minimum à l'ensemble des participants, afin de permettre
une meilleure qualité des échanges. Il propose également quelques pistes de réflexion
pouvant être abordées lors de la conférence.
Ce document donne un aperçu global du sujet ainsi que des liens vers les sites contenant
l'information complète.
Il est divisé en 3 parties développant l'axe d'approche de la conférence :
1) Une présentation du cadre réglementaire et des institutions concernées, du niveau
international au niveau européen ;
2) Un aperçu de la société civile et des réseaux d'organisations existants ;
3) Une réflexion sur le partenariat et des pistes de moyens à mettre en oeuvre pour son
renforcement.
Ce guide est évolutif et toute suggestion est la bienvenue !!
Dans l'attente de vos suggestions, nous vous prions de recevoir nos meilleurs
salutations.
Le coordinateur de la conférence,
Thierry Charlois
*****************************************
Alima Boumédiene-Thiery
Députée au Parlement Européen / MEP
Groupe des Verts / ALE - Greens / EFA
Parlement Européen, Rue Wiertz
B-1047 Bruxelles
Tel. +322 284 55 74 - Fax. +322 284 95 74
Strasbourg - Tel. +33 3 881 75574 - Fax. +33 3 881 79774
E-mail: aboumedienne at europarl.eu.int
Latifa Aït-Baala, Attachée parlementaire, tel : +32 2 284 75 74
Thiéry Charlois, Stagiaire
µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ
-----------------------------------------------------------------
1111 - (Extrait) Revue de presse de la MILDT du 30 juin 2003
2222 - FRANCE : Chanvre aux journées des Verts: 4 à 5.000 euros requis contre M.
Bennhamias
3333 - Planet Nova : Mega dossier sur les drogues www.novaplanet.com
4444 - FRANCE : L'Appel du 18 Joint... du Tribunal de Grande Instance de Montpellier
5555 - Union Europeenne : Discours du ministre des Affaires étrangères Georges
Papandréou devant le groupe de Dublin sur les drogues, Athènes - 10/6/03
6666 - FRANCE : Le douanier pris la main dans le colis
7777 - FRANCE : Les Verts : consommation légalisée et production réglementée du cannabis
8888 - (Extrait) Revue de presse de la MILDT du 27 juin 2003
9999 - Revue de presse de la MILDT du 26 juin 2003
-------------------------------------------------------------------------
1111111111111111111111111111111111111111111111111111111111
(Extrait) Revue de presse de la MILDT du 30 juin 2003
POLITIQUE PUBLIQUE
Loi du 31 décembre 1970 relative aux mesures sanitaires de lutte contre la toxicomanie
et à la répression du trafic et de l'usage des stupéfiants
« Le gouvernement s'oriente vers un système de contravention pour simple usage de
drogue » titre le Monde de samedi qui annonce que « le chantier de la rénovation de la
loi de 1970 (.) est lancé ». Le journal qui fait état de la réunion de cadrage qui s'est
tenue le 23 juin à Matignon sous l'égide du Premier- ministre, précise que la MILDT s'y
est vue « confortée comme structure interministérielle » et que « l'essentiel de la
réunion a été consacré à la rénovation de la loi de 1970 » qui sera « principalement
portée par le ministre de la Santé ». Notant « qu'un plan quinquennal prévoit de
maintenir à l'identique les compétences de la MILDT » en matière d'alcool et de tabac,
le journal relève que la MILDT va aussi « moderniser » la loi « considérée comme
obsolète et peu appliquée ». D'après le quotidien, les principes définis lors de cette
réunion portent sur le maintien de l'interdit concernant les drogues illicites et la
mise au point de sanctions plus adaptées. Didier Jayle, président de la MILDT, déclare
« les peines de prison pour simple usage seront supprimées pour s'orienter vers un
système de contraventions qui reste à définir dans un cadre interministériel ».
Questions du journal « où mettre le curseur ? », quelle définition de l'usage ? Y aura
t-il fixation d'un seuil sous forme d'une quantité maximale de drogue ? Selon Paul
Benkimoun, c'est le texte préparé par le président de la MILDT pour le 15 septembre qui
« devra répondre à ces questions ».
D'après le journaliste, Didier Jayle souhaite faire figurer dans la loi « une réponse
thérapeutique et sanitaire pour les usagers les plus dépendants » ainsi que «
d'importantes dimensions de prévention et de soins » car pour lui « il ne s'agit pas
simplement de moderniser les dispositions obsolètes, mais aussi de moderniser l'esprit
de la loi ». P.Benkimoun qui estime que cette approche pourrait susciter « quelques
réticences » au sein même de la majorité, ajoute que toutefois pour le président de la
MILDT « le gouvernement doit prendre position sur une question de société majeure sans
avoir peur d'affronter les problèmes posés ».
2222222222222222222222222222222222222222222222222222222222
Chanvre aux journées des Verts: 4 à 5.000 euros requis contre M. Bennhamias
RENNES, 1er juil 2003 (AFP) - Une peine de 4.000 à 5.000 euros d'amende a été
requise mardi à l'encontre de l'ancien secrétaire national des Verts Jean-Luc
Bennhamias qui comparaissait devant la cour d'appel de Rennes.
Cette réquisition va au-delà de la première condamnation à 1.500 euros
d'amende du 28 octobre 2002 par le tribunal correctionnel de Lorient (Morbihan). M.
Bennhamias avait été condamné pour "complicité de provocation à l'usage de
stupéfiants" en tant que responsable légal des Journées d'été des Verts de 1999
où des produits au chanvre (cannabis) avaient été vendus.
L'avocat de la défense Me Alain Weber a plaidé la relaxe au bénéfice de
l'homme politique qui a estimé avoir été condamné en première instance pour "délit
d'opinion".
L'arrêt est mis en délibéré au 2 septembre.
Selon la justice, une pharmacienne de Lorient était venue en août 1999 au
Palais des Congrès de Lorient où les Verts tenaient leur rassemblement et avait
constaté qu'un comptoir vendait des produits au chanvre (barres chocolatées,
cola, bière). Des publications incitant à la consommation de cannabis étaient
également exposées. La pharmacienne en avait alors informé la police.
Venus eux-mêmes sur les lieux, les policiers avaient été éconduits par les
participants aux Journées d'été et n'avaient pu noter les identités des
vendeurs. Faute de "responsable direct", la justice s'est donc retournée contre M.
Bennhamias.
Devant la Cour d'appel, l'avocat général a admis une "certaine confusion"
autour de la vente de stupéfiants. Les analyses avaient montré que les produits
saisis étaient "très faiblement dosés" en matière de substance stupéfiante. Il
a en revanche soutenu que des tracts et des affiches contenaient une
"provocation à l'usage de stupéfiants".
"Ce que nous avons fait était totalement légal. Il n'y avait aucune volonté
de prosélytisme mais d'information", a répondu M. Bennhamias.
La défense a contesté les arguments de l'accusation sur l'impossibilité
d'identifier les responsables directs. Selon Me Weber, les stands étaient tenus par
les associations CIRC (collectif d'information et de recherche sur le
cannabis) et Chiche, dont les dirigeants sont connus.
3333333333333333333333333333333333333333333333333333333333
NDLR : Un des articles que l'on peut trouver sur le site fort symapthique de PlanetNova.
En plus en arrivant sur la page www.novaplanet.com vous [entree], puis sur l'onglet zoom
en haut a droite, vous aurez un menu qui defile. Entre Underground et Reggae, il y a
Petard. En cliquant, on tombe sur une page vraiment hallucinante.
Ci dessous l'une des interviews que je n'avais jamais lu et il y en a plein d'autres, et
des super docs, un super dossier... Bravo NovaPlanet. FARId
--------------------------------------
Bonjour docteur
Patrick Pelloux, urgentiste : « Le principal danger du cannabis ? Le tabac utilisé pour
rouler son joint. »
Le docteur Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes des
hôpitaux de France, travaille jour et nuit aux urgences de l'hôpital Saint-Antoine à
Paris. Son service reçoit plus de 50 000 patients par an. Clodos bourrés, accidents de
la route, overdoses. Et le chichon dans tout ça ? Anecdotique. Coup de gueule urgent :
Combien de fumeurs de cannabis se présentent aux urgences de Saint-Antoine ?
J'en reçois un tous les deux ans. Ce sont des ados que le premier joint a fait vomir.
Par contre, je vois défiler toutes les heures des ivresses aiguës. Un tiers des
pathologies hospitalisées à Saint-Antoine sont liées à l'alcool. Alors, ici, le
cannabis, on s'en fout royalement. Je n'ai jamais rencontré un seul fumeur de cannabis
qui mette sa vie en danger. L'alcool, lui, a des effets qui engagent réellement le «
pronostic vital ». En France, 25 % de la population a un problème lié à l'alcool. C'est
le problème de santé publique N°1. La toxicomanie la plus importante, celle qui a les
conséquences les plus dramatiques: ruptures familiales, violences, accidents. Il n'y a
pas un SDF qui ne soit pas alcoolique. Comme 60 % d'entre eux auraient besoin de soins
psychiatriques, ils tombent dans l'alcool, un anxiolytique à portée de main et, surtout,
le moins cher. Arrêts de travail, accidents, greffes du foie sur des patients qui se
remettront tout de suite à boire : c'est une catastrophe économique. Les effets du
cannabis comparés à ceux de l'alcool ne sont pas dangereux.
Le cannabis a-t-il tout de même des effets nocifs ?
La France est un pays très angoissé. Nous avons le taux le plus important de psychiatres
pour 1 000 habitants. Nous avons aussi le plus fort taux de consommation de
tranquillisants et le plus fort taux de mortalité par le suicide pour la tranche 15-35
ans. Il ne faut donc pas banaliser une consommation de cannabis excessive chez un gamin
de 12 ans, cause éventuelle d'échec scolaire et de rupture avec les parents. Il faut
chercher si ce produit n'est pas consommé comme un anxiolytique. Mis à part ces
conduites à risque, le principal danger du cannabis est le tabac que l'on utilise pour
rouler son joint. À long terme, il va imbiber les poumons de goudrons. Il faudrait un
filtre de qualité pour écarter les molécules les plus dangereuses, pas un ticket de
métro dont les fibres passent directement dans les poumons. Un autre danger tout de
même, la somnolence au volant. Le mieux, quand on fume, est encore de rester
tranquillement chez soi.
Faut-il dépénaliser le cannabis ?
Oui. Je suis pour la légalisation du cannabis et la dépénalisation de l'usage de toutes
les drogues. Nous vivons dans un système de prohibition du cannabis identique à celui
que les Etats-Unis ont connu avec l'alcool, alors que personne n'est capable de nous
expliquer quel est le réel problème de santé publique. C'est un problème moral. J'ai été
reçu à l'Académie de médecine pour parler des nouvelles drogues. Il n'y avait que des
hommes : moyenne d'âge 100 000 ans, esprit quaternaire. Je leur ai expliqué que l'
ecstasy a des conséquences très dangereuses, qu'il peut entraîner des syndromes
parkinsoniens, bref des effets bien plus terribles que ceux du cannabis. Ils ont hurlé.
J'ai vu toute leur haine pour le cannabis, associé pour eux à l'image du mec qui fume
des joints en se faisant sucer. Il faut arrêter cette hypocrisie. Ce n'est pas normal d'
envoyer un gamin de 19 ans en prison parce qu'il a un joint dans la poche. L'autre jour,
un gosse s'est fait prendre gare du Nord. Il revenait d'Amsterdam. Il en avait plein les
poches. C'était écrit sur son front. Heureusement qu'il s'est fait juger à Paris. En
Province, il se prenait de la prison ferme et il se faisait violer dans les 48 heures.
Que pensez-vous de l'injonction thérapeutique ?
C'est n'importe quoi. Le juge a demandé à ce même môme d'aller se faire soigner. Il ne
savait pas où aller : il a débarqué aux urgences ! Nous sommes face à deux systèmes
extrêmement conservateurs : le monde médical et la justice. Il faut créer des liens
entre les deux pour éviter d'envoyer ces gamins en prison. Il faut un médecin
coordinateur. Il ferait le lien entre la justice et les médecins qui traitent les cas.
Pour le moment, le psy rend des comptes à la justice. C'est une position très délicate.
Il faut que la société ait une vision de la santé qui soit une vision de l'émancipation
de l'individu. Quelle que soit la civilisation, il y aura toujours des conduites à
risques. En attendant, on voit plus de psychoses délirantes chez les vieux accros aux
temestas que chez les fumeurs de cannabis. Un tilleul menthe ou un joint pour calmer ces
personnes âgées serait mieux que des tranquillisants prescrits chaque jour légalement.
Au micro : Valentine Gay
4444444444444444444444444444444444444444444444444444444444
COMMUNIQUÉ DE PRESSE du 21 juin 2003
L'Appel du 18 Joint... du Tribunal de Grande Instance de Montpellier
KShoo, président de l'association Les Agités des Neurones et gérant de la boutique
Mauvaise Graine à Montpellier, vient de se voir confirmer par M. Dominique
Voglimacci-Stephanopoli, juge d'instruction, son renvoi devant le tribunal correctionnel
pour avoir « entre octobre 2001 et octobre 2002, provoqué à l'usage de substances ou
plantes classées comme stupéfiants, ou à l'usage de substances présentées comme ayant
les effets de substances ou plantes classées comme stupéfiants, en proposant à la vente
(...), notamment des tshirts [ou autocollants] portant l'inscription "100%
autoproduction", (...) "Fumeurs, cultivez plus, risquez moins", (...) "THC positif", des
livres intitulés "Vive le cannabis", "Du cannabis pour le goûter", "Du cannabis dans mon
jardin", des magazines intitulés "journal des drogués heureux", des prospectus et
affiches supportant des feuilles de cannabis, des cartes postales supportant les
inscriptions "Fumeur, le cannabis a besoin de toi" et "En France il est interdit de dire
que le cannabis c'est bon", des pâtes alimentaires supportant le dessin de la feuille de
cannabis, un tableau indiquant "Marijuana... roulez est devenu un art" » délit défini et
réprimé par l'article L.630 devenu L.3421-4 du Code de la Santé publique.
En attendant la date précise de la convocation, la défense s'organise...
. et pendant l'affaire, les affaires continuent !!!
Contre la prohibition et la désinformation
Résistance et autoproduction !
Fédération des Circ
Association Loi 1901
BP 3043
69605 Villeurbanne Cedex
Tél. : (0) 611 531 007
Fax : (0) 472 741 166
La presse alternative : http://www.cequilfautdetruire.org
L'info sans propagande : http://www.France.indymedia.org/
Pétition en ligne pour Jérôme Expuesto : http://www.lesamisdejeromeexpuesto.net
Toute l'information sur le chanvre : http://www.cannabistrot.net et
http://www.circ-asso.org
5555555555555555555555555555555555555555555555555555555555
Discours du ministre des Affaires étrangères Georges Papandréou devant le groupe de
Dublin sur les drogues, Athènes - 10/6/03 (Principaux points)
http://www.eu2003.gr/fr/articles/2003/6/10/3026/
L'interaction dans le domaine des stupéfiants entre l'offre et la demande « doit nous
inciter à étudier les moyens de contribuer à la lutte contre la criminalité, s'il est
possible d'empêcher que les usagers de drogue se trouvent impliqués dans le milieu de la
criminalité », a relevé le ministre des Affaires étrangères, Georges Papandréou, dans un
discours devant le groupe de Dublin sur les drogues qui s'est réuni mardi à Athènes.
M. Papandréou a mis en relief l'importance accordée par la Présidence grecque au
problème du trafic des stupéfiants ainsi qu'à toutes les questions qui touchent à la
sécurité, et sont liées au trafic de drogues, insistant sur la nécessité d'une politique
commune de l'UE sur le problème.
Parallèlement, le ministre a prôné l'ouverture d'un débat sur les stupéfiants, qui se
déroule dans un climat sincère. « Si nous ne parlons pas ouvertement, sans tabous, nous
ne pourrons aller vers des solutions efficaces. en revanche, le plus nous parlons
ouvertement et sincèrement, le plus nous pourrons aboutir à des positions communes »,
a-t-il fait valoir.
Dans son discours, le ministre des Affaires étrangères :
. a constaté l'existence d'une polarisation entre les politiciens « tolérants » et les
partisans des structures judiciaires en vigueur. « Ceci doit être discuté ouvertement.
Nous devons être sincères et voir ce qui marche et ce qui doit changer », a-t-il
observé.
. a relevé l'importance d'entretenir un dialogue permanent avec plusieurs régions du
monde « et évidemment avec les Etats-Unis, qui occupent une place prépondérante dans la
lutte contre les stupéfiants ».
. Pour limiter les dégâts, il s'est déclaré « porté à croire qu'il y a une certaine
ambiguïté, source des malentendus et critiques à l'égard de certains pays de la part des
organes internationaux de contrôle des drogues tandis que d'autres pays hésitent à
adopter des mesures qui se sont révélées efficaces ».
. Il a noté que « la dépénalisation des usagers tend plus en plus à être admise, mais il
faut voir comment envisager les usagers et ce que signifie être usager ».
Enfin, évoquant plus particulièrement le canabis, le ministre a invité l'UE à promouvoir
un dialogue ouvert sur la drogue. « La volonté politique, le dévouement et l'engagement
sont indispensables. Il faut impliquer la société civile, la communauté académique, les
organisations non gouvernementales, ainsi que ceux qui supportent les conséquences de l'
usage des drogues », a souligné M. Papandréou.
6666666666666666666666666666666666666666666666666666666666
Pubdate: 30 juin 2003 Source: Le Progrès - Lyon Website: http://www.leprogres.fr/
Le Progrès - Lyon
Ain, lundi 30 juin 2003, p. 5
Le douanier pris la main dans le colis
Un douanier a envoyé du cannabis à un adolescent après l'avoir prélevé dans
les colis qu'il était chargé d'inspecter. Geste incompréhensible d'une «
personnalité faible », qui lui coûte sa carrière.
Une rupture sentimentale, une solitude pesante, un problème d'alcool, des
soucis financiers, des ennuis personnels ? Le président Patrick Wyon
cherche désespérément à comprendre les raisons qui ont conduit Gabriel M,
41 ans, à de tels agissements, forcément voués à l'échec, sa carrière
brisée à la clé. « Je ne peux pas me l'expliquer », répète invariablement
le prévenu dans une contrition extrême.
L'homme était agent de constatation des douanes, en poste au centre de tri
postal de Saint-Priest, chargé de contrôler lettres et colis. Fonctionnaire
sans histoire depuis plus de huit ans. Il signalait les plis suspects,
notamment ceux qui renferment de la drogue, repérés « à l'odeur » ou à
cause de l'étiquette mal remplie. Il découvrait en moyenne de 10 à 20
grammes chaque semaine, ouvrait en présence d'un postier, et enfermait les
marchandises illicites dans un coffre, comme le veut la procédure.
Le 30 mai 2003, il détecte et range un colis qui renferme 19 grammes de
fleurs de cannabis séchées. Puis il dérive, dérape, quelques jours après,
un peu ivre dans un bar de l'avenue de Saxe. Il parle tout haut, frime
devant des jeunes gens, se dit douanier capable d'avoir de l'herbe
gratuite. Amusé et intrigué, peut-être intéressé, un adolescent lui laisse
son adresse, à tout hasard. Quinze jours plus tard, surprise ! A Dardilly,
la mère de l'adolescent trouve une curieuse lettre dans la boite aux
lettres familiale. Une enveloppe, qui renferme une autre enveloppe avec
en-tête de l'administration des Douanes, qui elle-même cache 4 grammes de
cannabis.
« Carbonisé »
Prévenus, les gendarmes ne tarderont pas à identifier l'expéditeur. Et pour
cause : il a laissé son nom et son numéro de téléphone. L'enquête est
transmise à la police de Lyon, qui interpelle Gabriel M, qui vit dans le 3e
arrondissement, avec mère, frères et soeurs. Le fonctionnaire évoque « une
plaisanterie jusqu'au bout de l'absurde », sans parvenir à dévoiler ses
motivations. L'argent ? Il n'en a pas demandé.
Le douanier a été condamné pour cession de stupéfiants à un mineur à quatre
mois de prison avec sursis avec mise à l'épreuve et obligation de soins. Et
à trois ans d'interdiction des droits civiques, civils et de famille, ce
qui l'exclut automatiquement des Douanes.
R.S.
7777777777777777777777777777777777777777777777777777777777
Pubdate: 14 juin 2003 Source: AFP (Association France Presse)
contact: http://www.afp.com/francais/afp/?cat=contact Website: http://www.afp.com
AFP Général; Politique, samedi 14 juin 2003
Les Verts : consommation légalisée et production réglementée du cannabis
PARIS (AFP) - Le Cnir des Verts (Conseil national interrégional, parlement
du parti) a voté samedi à l'unanimité une motion rappelant son attachement
à une légalisation de la consommation et une réglementation de la
production et de la vente de cannabis.
La motion relève que "le Sénat vient de produire un rapport aussi épais
qu'il comporte de contre-vérités et d'excès idéologiques". Elle demande une
réforme visant à "mettre fin à une criminalisation stupide des usagers",
réforme qui doit "permettre aux pouvoirs publics d'agir enfin de façon
cohérente pour encadrer la consommation du cannabis, ses effets en termes
de santé et de sécurité routière et maîtriser une économie mafieuse
engendrée par la prohibition".
Enfin les Verts réaffirment que leur politique "n'a jamais été de
promouvoir l'usage de drogue, cannabis ou autre".
8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
(Extrait) Revue de presse de la MILDT du 27 juin 2003
INTERNATIONAL
Rapport de l'ONU
(voir aussi revue de presse d'hier)
Le Figaro qui analyse à son tour le rapport de l'Office des Nations Unies contre la
drogue et le crime, évoque en titre « les limites de la lutte contre le commerce des
stupéfiants » et relève pour les « quatre grandes familles de stupéfiants des évolutions
contrastées ». Selon le rapport en effet « Les marchés mondiaux de l'héroïne et de la
cocaïne » montrent « quelques tendances positives » mais « la situation est plus confuse
pour les drogues de synthèse » et « relativement négative pour le cannabis ». D'après le
journal, l'Afghanistan « est montré du doigt » car « la production d'opium a augmenté
d'une manière démesurée » et pour Antonio Maria Costa, directeur de l'ONUDC, qui
n'excuse pas l'échec des politiques de cultures alternatives, l'extrême pauvreté « tout
en étant une raison n'explique pas totalement cette hausse ». Il observe « le kilo
d'opium se vend 650 dollars en Afghanistan contre 70 cents pour le blé ». Quant à la
consommation, note le quotidien, elle connaît « une croissance préoccupante » à l'est et
notamment en Russie.
Pour la cocaïne qui « conserve son titre de second stupéfiant dur du monde », le journal
souligne que si le Pérou et la Bolivie connaissent des baisses très importantes, la
Colombie demeure « le grand problème » car « le recul des surfaces cultivées a été plus
ou moins compensé par une productivité accrue ». Toutefois, selon le rapport, le nombre
de consommateurs se stabilise aux Etats Unis mais les trafiquants cherchent de nouveaux
« clients » en Europe occidentale et en Amérique du Sud. L'ONU indique que pour le
cannabis qui « reste la drogue illicite la plus communément produite (.) et consommée »
on ne dispose pas « d'évaluations fiables de production » mais le Maroc est toujours
désigné comme « plaque tournante » d'un trafic en pleine expansion. En ce qui concerne
les drogues de synthèse, l'Europe reste, selon le Figaro, « le principal centre de
production » (notamment les Pays Bas, la Belgique et la Pologne), avec pour la
consommation, une « augmentation des abus » dans plus de la moitié des pays qui émargent
à l'ONUDC, et un trafic qui s'est déplacé en Asie de l'Est et du Sud Est .
Chine, Journée mondiale antidrogue et droits de l'Homme
D'après l'AFP la Chine a exécuté et condamné à mort hier des dizaines de trafiquants de
drogue « pour montrer sa détermination à l'occasion de la journée mondiale antidrogue »
et alors que la consommation augmente dans le pays. Quatre trafiquants ont été exécutés
à Changsha (capitale de la province de Hunan), d'autres exécutions ont eu lieu lors d'un
rassemblement public à Wuhan (capitale du Hubei). Plusieurs condamnations à mort ont été
prononcées lors de ce même rassemblement et 107 personnes ont été envoyées en «
rééducation par le travail ». Une exécution a eu lieu dans le Liaoning (nord ouest), une
autre dans le Sichuan, et une troisième dans la province du Fujian.
L'AFP informe que « la Chine est de loin le pays du monde qui exécute le plus avec 1600
mises à mort dénombrées l'an dernier par Amnesty International », qui estime que le
chiffre réel est « probablement beaucoup plus élevé ».
Russie et corruption
L'AFP rapporte que le chef du Comité d'Etat chargé du contrôle du trafic de stupéfiants
a dénoncé hier la corruption des départements de police chargés de la lutte contre la
drogue en Russie. Selon lui « les départements de lutte contre le trafic de drogue sont
fortement touchés par la corruption et comptent même des toxicomanes parmi leurs
employés ». Ajoutant « des centaines de milliers de nos compatriotes sont impliqués dans
le trafic de drogue » il a affirmé la Russie n'est « plus seulement un pays de transit »
mais « un pays producteur de drogue ». Selon lui des gens ont pu « installer des
laboratoires produisant des drogues synthétiques à Moscou, Saint-Péterbourg et dans
d'autres villes du pays ». Le chef du Comité d'Etat a relevé que la consommation
d'héroïne avait été « multipliée par 23 au cours des cinq dernières années, celle de
cocaïne par 10 et celle d'amphétamines par 20 ». Indiquant « Officiellement 500 000
personnes sont enregistrées auprès des établissements médicaux comme toxicomanes
dépendants » il a assuré « le chiffre réel est beaucoup plus important » avançant le
chiffre de 4 millions de personnes.
Europe, cocaïne et billets de banque
(voir revue de presse d'hier)
L'AFP et France Soir reviennent sur l'étude qui montre que les coupures en euro
présentent des trace de cocaïne.
L'AFP qui note que les billets espagnols sont les plus contaminés, précise que selon les
chercheurs ils comportent une valeur moyenne de 335 microgrammes de cocaïne contre 71
microgrammes pour les euros italiens, 6,6 microgrammes pour les euros allemands, les
valeurs les plus faibles ayant été trouvées sur les billets finlandais (0,145) et
français (0,102).
Soulignant que ces traces permettent de se faire une idée de la consommation dans la
zone euro, car selon le directeur de l'étude, les consommateurs roulent les billets afin
d'inhaler les « rails »de cocaïne, l'agence précise que les sondages semblent corroborer
les résultats de l'étude, les jeunes espagnols étant en tête de la consommation déclarée
de cocaïne (2,6% des moins de 21 ans), alors que les jeunes consommateurs allemands
représentent 1,9% des moins de 21 ans % et les français 0,5% .
France Soir qui rapporte qu'en Allemagne « neuf coupures d'euros sur 10 portent des
traces de cocaïne » et qui fait état pour sa part de « 0,4 microgrammes sur chacune »,
explique le grand nombre de billets concernés, par les mélanges qui se produisent dans
les distributeurs et tiroirs caisse. Le quotidien , précise qu'en 1999 « une étude
similaire menée à Londres avait montré que 99% des livres sterling révélaient des traces
de coke et que dans 4% des cas la quantité de drogue mesurée suggérait que le billet
avait bien été utilisé pour sniffer ».
Colombie, fumigations et décision de justice
L'AFP annonce qu'en Colombie la lutte antidrogue par fumigations aériennes « est à
nouveau sur la sellette » après la décision hier du tribunal de Bogota de suspendre ces
opérations pour raisons sanitaires. D'après une source judiciaire cette décision doit
être appliquée « jusqu'à la réalisation d'une étude sur les effets de ces herbicides sur
la santé (.) et l'environnement ». L'agence qui indique que le directeur colombien de la
lutte antidrogue a décidé de faire appel et de maintenir les fumigations de gliphosate,
précise que les critiques sont toujours aussi vives en Colombie contre l'utilisation de
gliphosate, considéré comme inoffensif par les autorités américaines, lesquelles
s'appuient sur une étude publiée en 2001.
9999999999999999999999999999999999999999999999999999999999
Revue de presse de la MILDT du 26 juin 2003
INTERNATIONAL
Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies
Le Monde et l'AFP rendent compte du constat dressé par l'OEDT à l'occasion de la Journée
internationale contre les drogues du 26 juin.
Sous le titre « Les politiques antidrogue convergent pour réduire la demande », le Monde
souligne qu'en Europe « les habitudes de consommation sont de plus en plus homogènes, à
l'Ouest comme à l'Est » mais que « bien que les approches des Etats membres se
rejoignent pour développer la prévention, une réelle coordination reste un défi pour la
Commission ». Le journal qui parle de politique « en voie d'harmonisation » chez les
Quinze note que « l'UE essaie d'entraîner dans ce mouvement » les dix pays en cours
d'intégration . Rappelant que dans son rapport 2000 l'OEDT observait « le cannabis reste
la drogue (.) la plus communément consommée à travers l'UE » et il est « la première
cause de délit davantage pour consommation que pour trafic », le quotidien fait état de
la deuxième place occupée aujourd'hui par les amphétamines et l'ecstasy, de la cocaïne
qui a « moins d'adeptes » et de la « population vieillissante » des héroïnomanes, sauf
en Europe de l'Est , avec une tendance dans toute l'UE à la polyconsommation des drogues
licites et illicites .
D'après l'OEDT, les politiques antidrogues des Etats de l'UE mettent aujourd'hui «
davantage l'accent sur une réduction de la demande que sur une réduction de l'offre »
avec la mise en place de politiques de prévention et un appui sur des « analyses et
preuves scientifiques ». Selon le Monde, « partis d'approches discordantes » les Etats
membres ont constatés qu'en fait « l'objectif différait peu ». Ainsi l'analyse à montré
que certains Etats latins évoquaient la dépénalisation du cannabis pour susciter des
sanctions alternatives à l'emprisonnement alors que dans certains Etats du Nord « la
libéralisation de certaines drogues s'accompagnaient d'un fort contrôle social des
consommateurs ». Soulignant que politiques et consommations se rapprochent depuis dix
ans, le journal fait état du regret de Didier Jayle, président de la MILDT que
l'amendement Lamassoure faisant de la politique sur les drogues une compétence
européenne n'ait pas été retenu dans le texte de la Convention sur l'avenir de l'Europe.
D.Jayle affirme « La coordination au niveau européen n'est pas à la hauteur des enjeux.
La question des drogues est en effet éclatée entre les compétences de trois Commissaires
européens ». Et pour le quotidien qui rappelle les grands axes du plan d'action
antidrogue adopté en juin 2000 par les Quinze « la coordination reste bien un défi
majeur pour l'UE ».
A noter un point sur l'étude des Pr Kopp et Fenoglio montrant que les pays européens qui
consacrent le plus d'argent à la prise en charge des usagers à problème sont par ordre
décroissant, la Suède (6000 euros par usager), la Belgique, les Pays Bas et l'Allemagne
alors que la France se classe en 7ème position (1400 euros) « en dessous de la
contribution moyenne théorique de 7,7% » du budget européen, de même que l'Allemagne. En
tête des dépenses répressives on trouve l'Allemagne (près de 13 000 euros par usager à
problème ), la Belgique, les Pays Bas et la Finlande. La France classée en 5ème position
(3900 euros) se situe avec le Royaune Uni « un peu en dessous de la moyenne
européenne ». D'après le journal, les pays de l 'UE consacrent « 70 à 75% de leur budget
antidrogue aux dépenses répressives et le reste aux dépenses sanitaires ».
Et aussi une interview de Georges Estivenart directeur de l'OEDT qui souligne qu'en
matière de drogues « l'Union dispose d'une « feuille de route » sans caractère
contraignant pour les Etats » avec le plan d'action européen. Il note par ailleurs qu'en
Europe " les consommations se rapprochent" avec à l'Est « un rattrapage pour ce qui est
de l'héroïne » et l'augmentation dans ces pays de la consommation des drogues de
synthèse. Expliquant que « dans les pays de l'Est le sujet drogue n'est pas une priorité
politique » alors que ces pays sont devenu un « débouché prioritaire » pour la
production afghane, le directeur de l'OEDT précise que certains Etats membres et la
Commission participent à l'amélioration de leur dispositif répressif mais que pour qu'il
y ait « un véritable impact il faut relier toutes les actions de terrain pour construire
une volonté politique ». Il juge qu'il y a « peu d'incitation politique » pour
construire des structures équivalentes à l'OEDT dans les pays candidats en raison des
coûts, mais qu'au sein de l'UE, « il existe un système à trois étages » dont le premier
est le réseau OEDT, les observatoires nationaux et Europol visant à détecter les
nouvelles substances, le deuxième est le comité scientifique de l'OEDT qui évalue les
risques, et le troisième est celui de la prise de décision, avec la Commission et le
Conseil de l'UE.
Un exemple, celui de la République Tchèque où le prix de vente de l'ecstasy a baissé de
moitié et qui est devenue exportatrice de pertivin, une metha-amphétamine.
L'AFP note pour sa part que, selon l'OEDT, l'Europe élargie n'est pas prête à faire face
au développement de la toxicomanie, auquel sont confrontés les nouveaux membres placés
sur les routes de l''opium afghan. D'après Georges Estievenart, alors que dans l'Europe
des Quinze le nombre de consommateurs problématiques d'opiacés est évalué entre 1 et 1,5
millions, ce nombre va « très vite passer les 2 millions » en Europe centrale et
orientale où il n'y a que 6000 places dans les programmes de substitution à l'héroïne
contre 300 000 places dans l'Europe des Quinze. Selon lui « On va vers un problème à 25
qui sera nettement plus complexe (.) à maîtriser » et il déplore l'absence de réponse
organisée au niveau de l'UE, précisant qu'il « Il n'y a pas de compétence communautaire
transversale dans le domaine de la drogue » et que dans le projet de constitution
européenne actuel « il n'y a pas de prise en charge dans sa globalité » de ce problème.
Toutefois observe t-il « l'opinion publique perçoit mieux la nécessité d'européaniser
l'action contre les drogues que les Etats membre eux même » puisque selon un sondage de
2002 ce problème « était perçu comme l'un des trois ou quatre sujets prioritaires ».
Suit une deuxième dépêche sur la conduite sous l'effet de stupéfiants. Georges
Estievenat explique « les pays sont déjà arrivés à la conclusion que la conjugaison
entre drogues et conduite est un délit. Ils doivent à présent travailler ensemble pour
déterminer quels sont les tests et les lois les plus efficaces pour préserver lea
sécurité sur les routes ».
Rapport de l'ONU
Libération, le Parisien et Métro signalent que l'Office des Nations Unies contre les
drogues et le crime a publié hier son rapport.
« les drogues de synthèse supplantent les opiacés » titre Métro qui fait état de 200
millions de consommateurs de drogues illicites dans le monde avec en tête la
consommation de cannabis. Le journal note que la cocaïne reste un problème américain,
l'héroïne celui de la Russie, de l'Asie et de l'Europe, avec aussi une « forte poussée
(.) de la prise de drogues de synthèse » sur le Vieux continent et en Asie du Sud Est.
Le journal indique que « pour le ministre de l'Intérieur le succès de la lutte contre
les stupéfiants passe par une coopération internationale et une harmonisation des
politiques européennes ».
« « Monde sans drogue » : .pas pour demain » estime en titre Libération pour qui « le
message que veut faire passer l'Office des Nations Unies » est que « la guerre à la
drogue cette année encore a enregistré d'importants progrès » alors que « à y regarder
de près les progrès sont pour le moins ténus ». Notant que « le rapport se félicite des
progrès réalisés dans le Triangle d'Or » avec le recul de 40% des cultures de pavot, le
journal souligne que, dans le même temps, la production d'opium a augmenté de 3000 % en
Afghanistan, et que si l'Europe de l'Ouest connaît une baisse de consommation, l'Europe
de l'Est et l'Asie centrale sont face à « une explosion » de celle ci. « Même stratégie
pour la cocaïne » écrit le quotidien, qui aux "signes de progrès" évoqués par le rapport
avec 22% de réduction des cultures de coca en Amérique du sud, oppose une augmentation
de la production en Bolivie qui « relativise » la baisse enregistrée en Colombie. Par
ailleurs, relève le journal, si des « faits encourageants » liés à la stabilisation de
la demande de cocaïne en Amérique du Nord sont notés dans le rapport « quelques lignes
plus bas » celui ci fait état d'un accroissement de cette demande en Amérique du Sud et
en Europe. Quant au cannabis, pour lequel « aucun chiffre de production n'est
disponible » l'ONUDC reconnaît, selon Libé, que sa production « semble s'accroître
partout dans le monde ». Evoquant la partie du rapport consacrée à « l'expansion » des
drogues de synthèse » Arnaud Aubron juge que cette fois l'ONUDC relative « ses
illusoires succès concernant les « drogues naturelles » » en reconnaissant que la
Birmanie qui a réduit sa production d'héroïne a accru sa production d'amphétamines .
Bref, pour le journaliste l'engagement pris par l'ONU en 1998 « d'éradiquer ou réduire
significativement » l'offre et la demande d'ici 2008 équivaut à un « vou pieu confirmé
cette année ».
« L'héroïne toujours en progression » titre le Parisien qui évoquant un « bilan mitigé »
considère que « la production de l'Afghanistan a contrebalancé la diminution des
surfaces cultivées ailleurs » et que « le marché des drogues synthétiques continue à se
développer, malgré le démantèlement, (.) « dans des proportions jamais atteintes », de
laboratoires ».
EN BREF
Une page du Parisien sur les nouveaux paquets de cigarettes qui sont en vente depuis
hier dans plusieurs grandes villes avec la mention « fumer tue » sur 30% de la surface.
Le journal qui rappelle que c'est la conséquence d'une directive européenne de juin
2001, assure que dans les bureaux de tabac l'intitulé « fumer tue » provoque la colère
des commerçants » alors qu' « imperturbable, le ministre de la santé entend bien garder
le cap » avec l'interdiction de vente aux mineurs.
Dans le Figaro économie un article sur la Colombie où « le café bio tente de détrôner la
coca » avec des « centaines d'hectares éradiquées ». Toutefois souligne un ingénieur
agronome quand « le prix du café baisse d'un peso de nouveaux cocaïers sont plantés part
out ». Pourtant, assure le journal , la coopérative Cosurca « en se lançant dans le bio
a su restituer (.) la viabilité marchande » de ce café « écoulé sur le marché du
commerce équitable » et que l'on trouve aujourd'hui dans les magasins Carrefour.
Libération fait état d'une étude du laboratoire de recherche biomédicale réalisée sur
des billets en euro en circulation en Allemagne. Elle montre que « neuf billets sur 10 »
présentent des traces de cocaïne. Selon les chercheurs, les consommateurs de cocaïne
s'en serviraient pour « sniffer » et les machines utilisées par les banques pour les
compter diffuseraient cette contamination. D'après le journal, à Barcelone une autre
étude a mesuré sur les billets « une concentration de cocaïne cent fois supérieure à
celle évaluée en Allemagne » . En revanche « peu ou pas de poudre sur les billets
circulant en France, en Finlande et en Grèce» conclut Libé.
Libération toujours, lève le voile sur un rapport qui devrait être remis au Premier
ministre début juillet et qui définit l'aptitude au volant. Selon le journal ce document
prévoit notamment « la possibilité de lever le secret médical pour un conducteur
professionnel dangereux en raison d'une maladie ou d'un comportement addictif ».
« Accros de la console on vous soigne » avertit le Nouvel Obs Paris Ile de France qui
évoque la cyberaddiction avec les Dr Marc Valleur et Jean Claude Matysiak.
L'AFP signale que le groupe clandestin « Resistenza Corsa » a revendiqué hier plusieurs
attentats commis en Haute Corse au nom de « la lutte contre le trafic de drogue ».
Plus d'informations sur la liste de diffusion Imc-france-paris