[Imc-france-paris] Drogues : La chiraquie pete les plombs !
FARId
farid at no-log.org
Dim 6 Juil 05:07:28 PDT 2003
Bonjour,
Les departs en vacances, celui du Tour de France centenaire (y'aura-t-il du dopage ?) et
meme l'arrestation "miraculeuse" d'Yvan Colonna, masquent difficilement la contestation
sociale qui chaque jour s'amplifie en Chiraquie. Avec l'incarceration de Jose Bove
http://www.liberez-jose.org , les medias (qui mentent) ont du mal a cacher que l'opinion
publique soutient les actes de desobeissance civile des militant-e-s anti-OGM, et la
demonstration sera faite sur le plateau du Larzac, a Millau le 8, 9, 10 aout 2003.
http://www.monde-solidaire.org/larzac-2003/
Deja, deux liens internet utiles pour organiser la resistance... mais pour combien de
temps ? Apres les declarations de Berlusconi, melees a celles de Raffarin, il est
certain qu'une grace presidentielle ne suffira pas a etre providentielle !
Dans le menu, vous le verrez, les Webmestres antiprohibitionnistes commencent a
trinquer, eux aussi. Deja, l'annee derniere, le site http://www.konaba.com.fr/ a du
fermer parce qu'une plainte similaire avait ete deposee. La liberte d'expression est
bafouee, toute comme les libertes syndicales. Il est interdit de diffuser des
informations et d'agir concretement pour stopper le monde malade dans lequel on vit...
un monde en asphyxie. Si vous lisez, la breve relatant la situation en Colombie,
juxtaposee la au communique de l'Armada, on comprends d'autant plus les raisons de la
prohibition des drogues, mais si vous n'etes pas convaincu :
http://www.mamacoca.org/index_fr.htm ; http://www.vih.org/combat/ (Article et entretien
avec Robert Delanne Revue Combat face au Sida de septembre 2002 et decembre 2002) ;
http://www.vienna2003.org/ ;
Pour agir, il est necessaire d'etre informer et de se former (rien de mieux que
l'experience de terrain) : Ce sont deux sites en anglais mais ils sont parfaits pour
mieux comprendre les drogues et leurs usages : http://www.erowid.org/index.shtml ; et la
realite de la "Guerre a la Drogue" http://www.drugwarfacts.org/
Tout ca pour en arriver la : Que l'on cultive, que l'on use, que l'on offre a autrui,
que l'on exprime une opinion qui remette en cause la loi... La prohibition est
intenable, la guerre a la drogue est un echec, et si elle est maintenue, c'est
uniquement parce que nous n'avons pas le courage individuel et collectif de faire tomber
le systeme capitaliste qui se nourrit a bon compte. Tout comme la lutte contre les OGM,
la lutte pour la sortie de la prohibition doit etre conduite sans relache.
Plutot que de vous repasser le Bulletin de l'association Internationale pour le Cannabis
Medical http://www.cannabis-med.org , j'extrait la breve qui suit et qui paracheve la
demonstration ; que les plans de la prohibition des drogues vont bien au dela de ce qui
est imaginable : Par l'eradication des plantes a drogue (cannabis, coca, pavot), on veut
definitivement confier au lobby petro-chimique, le soin de soigner les maux du monde
(tout comme les Monsanto, Aventis... veulent "nourrir" la planete).
IACM - (Extrait) Bulletin en francais du 28 juin 2003
***Economie : Dexanabinol
Le 10 juin, l'entreprise Israélienne Pharmos Corporation a déclaré qu'elle a obtenu
l'accord de l'office des brevets des Etats-Unis pour une demande de brevets au sujet de
Dexanabinol, cannabinoide synthétique et non-psychotrope. Les droits accordés concernent
de nouveaux dextro-cannabinoïdes synthetiques,
incluant plusieurs dérivés de Dexanabinol et leur utilisation dans le traitement
d'inflammations, de pathologies neurodégénératives, d'ichémies du cerveau, de maladies
auto-immunes et de douleurs.
Actuellement, des tests cliniques avec le Dexanabinol sont réalisés en relation avec le
traitement de lésions traumatiques du cerveau et en tant que moyen de prévention
d'atteintes des capacités cérébrales suite à des opérations au coeur. (Source :
Communiqué de presse de Pharmos du 10 juin 2003)
(Pour en savoir plus, consultez les archives IACM-Bulletin :
http://www.cannabis-med.org)
***
Bien entendu, ce qu'il faut defendre ce sont nos outils, ceux necessaires a
l'appropriation, ceux qui servent la connaissance et le partage du savoir... Si vous
souhaitez prendre de la hauteur face a la Sarkozyte raffarinee et lire un magnifique
article ( toute critique ne peut servir qu'a l'ameliorer), documente avec cartes et
references, WWW.GEOPIUM.ORG publie un article paru dans le dernier numéro de la revue
française de géographie et de géopolitique "Hérodote" (n° 109) : "Géopolitique des
drogues illicites en Asie", par Pierre-Arnaud Chouvy.
http://www.pa-chouvy.org/Chouvy-Herodote109-2003.html
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J'espere que vous prendrez le temps de lire jusqu'au bout, pour decouvrir la terrible
histoire de Pascale DELEPAU, emprisonnee depuis le 21 avril 2002. Le temoignage
recueilli (ci-dessous -101010) est date, mais il vous donne tous les elements
d'information necessaires pour agir
CONTACT POUR SOUTENIR PASCALE DELEPEAU
*Laurent JARRIGE : représentant de Madame Lucette DELEPAU, mère de Pascale DELEPAU, 23,
boulevard Barbès, 75018 Paris, (0033)142593 096 ou (0033)670 375 344
J'espere que nous serons nombreux-ses a adresser un courrier a Pascale DELEPAU, geste
concret a une parmis des centaines de millions de victimes de cette guerre imperialiste.
Bonne lecture,
FARId - CAM-RD (Collectif Agir pour une Meilleure Reglementation des Drogues).
06 148 156 79 - farid at no-log.org
AU MENU :
11111 - FRANCE : Le gérant d'un site internet dédié au cannabis interpellé dans
l'Hérault
22222 - FRANCE : Nom d'un pétard ! Les révélations de M6 dans l'émission Ça me révolte
sur la culture
du cannabis au Maroc datent de dix ans.
33333 - FRANCE : Cannabis : il préférait produire lui-même
44444 - FRANCE : Cannabis: un webmestre interpellé
55555 - FRANCE : Montigny-lès-Cormeilles, les trafiquants arrêtés après une pétition des
riverains
66666 - ROYAUME UNI : La nouvelle ministre anti-drogue admet avoir fumé un joint dans sa
jeunesse
77777 - FRANCE : CANNABIS. L'EX-DIRIGEANT DES VERTS ÉVOQUE « UN DÉLIT D'OPINION »
88888 - COLOMBIE : Le grenier à coca dit non à la drogue, mais aussi aux Etats-Unis
99999 - FRANCE : Courrier de l'Armada
101010101010 : DOSSIER PASCALE DELEPAU
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Pubdate:vendredi 4 juillet 2003 Source: AFP (Association France Presse)
contact: http://www.afp.com/francais/afp/?cat=contact Website: http://www.afp.com
Le gérant d'un site internet dédié au cannabis interpellé dans l'Hérault
MONTPELLIER (AFP) - Le gérant d'un site internet consacré au cannabis a été
interpellé par les gendarmes, vendredi matin à Castries (Hérault), a-t-on
appris auprès de la gendarmerie.
Les gendarmes ont agi sur commission rogatoire d'un juge de Boulogne-sur-Mer
(Pas-de-Calais) après la découverte de plants de cannabis chez un mineur qui
a affirmé s'être approvisioné grâce au site internet.
Arrêté à son domicile qui lui sert de bureau, Laurent Malfois, 43 ans,
gérant du site "Cannabistrot", qui milite pour la dépénalisation du
cannabis, propose des informations sur la culture du chanvre et permet
d'acheter du matériel, a été placé en garde à vue.
"Politiquement, le gouvernement a décidé de s'en prendre à tout le monde.
C'est un vrai retour en arrière", s'est indigné Nathalie Ducasse, une des
animatrices du site, jointe par l'AFP.
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l'Humanité - vendredi 4 juillet 2003
Enquête. Nom d'un pétard ! Les révélations de M6 dans l'émission Ça me révolte sur la
culture
du cannabis au Maroc datent de dix ans.
Homer, Sébastien
Retour sur le Ça me révolte : Cannabis, la grande hypocrisie. C'était le 3
juin dernier. Y était présenté un reportage "exclusif" sur la culture du
cannabis au Maroc. Mais les images avaient un petit air de déjà vu. Ainsi,
certains passages du sujet présentaient un grain d'image différent du reste
du reportage. L'explication ? Ces images du Maroc - constituant l'ossature
du sujet - ont été tournées "en caméra amateur", comme nous l'explique la
voix off, dans une région où "il est fortement déconseillé de s'aventurer".
À l'image, on voit Ahmed, "fermier de la vallée de Ketama, au coeur du Rif".
Et la voix off de triompher : "Ahmed a bien voulu nous ouvrir les portes de
sa ferme", entend-on.
Des images tournées en 1993
Petit problème : "Ahmed est mort il y a plusieurs années, écrasé par sa
voiture", révèle Jacques-Henri Bidermann. Qui, avec Olivier Poucet et
Philippe Lachambre, est réalisateur du documentaire Kif-Kif, un 26 minutes
tourné en 1993, monté en 1994 et déjà diffusé sur Planète ! "Des images
tournées il y a près de dix ans ont donc été présentées aux téléspectateurs
comme si elles dataient d'hier, dénonce le réalisateur. Comme si une équipe
de M6 avait pu les ramener ! Or jamais Ahmed et sa famille ne se seraient
autant ouverts à de simples reporters. Moi, j'ai passé deux ans au Maroc
avant de faire partie des amis d'Ahmed et de pouvoir tourner ces images."
M6, par le biais de Be Happy Productions - en contactant dans un premier
temps la boutique Chanvre et compagnie à Montreuil, près de Paris -, a
racheté cinq minutes du documentaire à un tarif somme toute modique :
environ 800 euros la minute.
Bernard de La Villardière, présentateur de Ça me révolte, précise, dans le
lancement du sujet, qu'il s'agit d'une "enquête de Éric Maillebiau et
Philippe Lachambre" : si l'époque de tournage des images et le nom du
documentaire dont elles sont extraites ne sont à aucun moment précisés, le
nom de l'un des coréalisateurs de ce dernier est bien cité. Sans néanmoins
que le téléspectateur sache s'il est ou non journaliste pour M6. Et encore
moins qu'il était l'un des réalisateurs de Kif-Kif.
Quelle a été son implication exacte ? Si Bertrand Devaud, rédacteur en chef
d'une émission dont il est "très fier", déclare que Philippe a été "associé
à l'enquête", ce dernier - caméraman à l'époque de Kif-Kif et ayant depuis
trois documentaires sur le sujet à son actif - affirme avoir été simple
"consultant pour le montage. Ce qui signifie que j'étais là pour que ne soit
pas fait n'importe quoi avec les images. Il fallait que j'explique à
l'équipe ce qu'on voyait. Par exemple, quand Ahmed utilise un tamis pour
faire du haschisch, ce ne sont pas les feuilles mais les fleurs qu'il
utilise..."
Le documentariste explique qu'il a été employé pendant quatre jours par M6
"avec plus ou moins de contrôle sur les images. La première journée a été
consacrée au dérushage, les trois autres au montage". Sans implication,
selon lui, sur le commentaire. Et ce après avoir décliné l'offre faite par
M6 de "retourner au Maroc pour tourner de nouvelles images. Je savais qu'en
une semaine, avec une équipe dans les jambes, je n'aurais rien ramené. En
tout cas, je ne travaille pas dans ces conditions".
"On a donc acheté les images"
Il fait là le même raisonnement qu'Éric Maillebiau, journaliste de Be Happy
Productions : "Après avoir enquêté sur le sujet, il a été question que je
parte pour le Maroc. Jusqu'au dernier moment. Mais, question de moyens, en
trois semaines, il m'était impossible de faire mon boulot de journaliste
dans de bonnes conditions. Il a fallu trouver une autre solution. On a donc
acheté les images à Philippe Lachambre et on a travaillé avec lui. Sans, en
effet, préciser que ces images avaient dix ans ni qu'elles venaient d'un
documentaire."
Certes, une "équipe de M6 a bien été envoyée sur place", nous assure-t-on au
sein de la boîte de production. Pour ne ramener que des images d'un Maroc
touristique : une rue, des vallées. Mais pas de champs de cannabis. Autant
dire que les réalisateurs du documentaire ont été pour le moins surpris par
le résultat final...
Philippe Lachambre estime, avec une pointe d'ironie, que "le travail de M6 a
été assez fin. La caméra amateur peut faire penser à ces caméras cachées que
la chaîne aime tant. Quant à l'utilisation du "nous", on s'y croirait !"
Néanmoins, il trouve "le doublage dramatique", parce que, en effet, le film
a été doublé alors qu'Ahmed parlait parfaitement français ! On peut
d'ailleurs encore entendre sa voix à l'écoute du sujet. Et c'est ainsi
qu'une personne morte il y a plusieurs années peut parler en euros du prix
de vente du haschisch.
Bertrand Devaud, de Be Happy Productions, estime qu'il s'agit là d'un
"travail des plus honnêtes. Il y a eu une véritable enquête, un vrai travail
auquel a été associé l'un des réalisateurs, se défend-il. On ne dit pas que
ces images sont tirées d'un documentaire tourné il y a dix ans ? Mais tout
le monde fait comme ça ! Nous, nous avons l'honnêteté d'avoir payé les
images et d'avoir travaillé avec celui qui les a faites".
Interrogé, un journaliste d'investigation ayant travaillé sur bon nombre de
reportages se dit "scandalisé : ce n'est pas une enquête exclusive puisque
le documentaire a déjà été diffusé. Et quand on utilise des images
d'archives ou qui sont datées, on le signale". Un avocat, lui, pointe la
question du degré d'exclusivité et du droit à la citation.
Jacques-Henri Bidermann va plus loin : "Si l'on avait su qu'ils vendraient
ce reportage comme une enquête exclusive , on aurait certainement négocié
une somme plus conséquente pour les images que nous leur avons cédées,
souligne le réalisateur. Mais, au-delà de cette question pécuniaire, cela
pose la question de la différence entre reportage et documentaire. Ce n'est
pas du tout le même boulot : les conditions de travail et la temporalité
sont complètement différentes. Face à de telles pratiques et, au regard de
la situation du documentaire à la télé, est-ce que ce dernier se réduira à
terme à une simple banque d'images, une simple matière première dans
laquelle on pourra piocher impunément pour alimenter des reportages réalisés
à la va-vite ?" En tout cas, pour M6, reportage ou documentaire, aujourd'hui
ou il y a dix ans, quand on parle de cannabis, c'est kif-kif...
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Le Progrès - Lyon samedi 5 juillet 2003
Cannabis : il préférait produire lui-même
D.B
Ce garçon de 25 ans, lui, avait des plans de cannabis chez lui. Il purge une
peine d'un an de prison pour une autre affaire de stupéfiants, après avoir
été condamné pour d'autres délits.
L'an passé, les gendarmes de Saint-Bonnet-le-Château apprennent que, dans un
hameau du Haut-Forez, pousserait du cannabis. Ils perquisitionnent et
découvrent trente-huit plants. D'une hauteur de deux mètres, ils dépassent
la clôture de la propriété. Ils trouvent aussi dix-neuf branches et une pipe
en bambou.
Le jeune homme consommait du haschich depuis dix ans, et il finissait par en
fumer pour 50 euros tous les deux jours. Cher ! Alors il décida de produire
lui-même, et alla jusqu'à commander des graines par Internet !
Les plants de cannabis découverts par les gendarmes lui auraient permis
d'économiser quatre mois d'achats de résine, et d'éviter les dealers avec
qui les relations n'étaient pas tendres
Il suit désormais un traitement médical de substitution. Au procureur,
Gilbert Emery, il dira que tous les délits qui lui valurent un passage en
correctionnel étaient liés à son besoin de haschich, mais celui-ci, qui a le
sentiment qu'il n'est pas sorti de sa toxicomanie, a requis quatre mois de
prison ferme.
« Une extrême fragilité psychologique » suite à certains événements
familiaux, c'est ce que fit valoir la défense, qui souhaita une peine à but
thérapeutique.
Verdict : trois mois de prison ferme.
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Cannabis: un webmestre interpellé
AUBRON Arnaud
Le temps n'est pas à la clémence pour les militants de la légalisation du
cannabis. Après la mise en examen pour incitation à l'usage de stupéfiants,
à Montpellier en février, de Kshoo, porte-parole d'un Collectif
d'information et de recherche cannabique et gérant d'un magasin consacré au
chanvre, le gérant du portail www.cannabistrot.net, Laurent Malfois, a été
interpellé hier matin par la gendarmerie de Castries (Hérault). Son
interpellation fait suite à la découverte de plants de cannabis chez un
mineur de... Boulogne-sur-Mer. Lequel jeune homme aurait déclaré s'être
procuré les graines sur un site anglais. Lequel site anglais est accessible
à partir d'un lien sur le site français vertbahut (qui précise toutefois que
ces graines sont illégales). Lequel site français est hébergé par
cannabistrot. CQFD. Laurent Malfois, finalement libéré, devrait
prochainement être mis en examen pour complicité de provocation à l'usage de
stupéfiants.
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Pubdate:vendredi 4 juillet 2003 Source: Le Parisien (France) Copyright: © Le Parisien
contact: infos_actu at leparisien.com Website: http://www.leparisien.fr/home/index.htm
Montigny-lès-Cormeilles, les trafiquants arrêtés après une pétition des riverains
Fr.N.
LES POLICIERS de la sûreté départementale du Val-d'Oise viennent de mettre
un terme à un trafic de résine de cannabis qui avait fini par exaspérer les
riverains. Pendant l'hiver dernier, les habitants de la cité des 24-Arpents,
à Montigny-lès-Cormeilles , avaient alerté la mairie. Appuyés par une
pétition largement signée, ils dénonçaient les allées et venues incessantes
au pied de leurs immeubles. En clair, ils exprimaient leur ras-le-bol de
l'activité soutenue et voyante des trafiquants de produits stupéfiants.
L'enquête des policiers a commencé à la fin février par l'interpellation
d'un des dealers du quartier, qui revendait au détail. Ce jeune a alors été
déféré au parquet de Pontoise puis écroué. Poursuivant leurs investigations
sur commission rogatoire d'un juge d'instruction, les enquêteurs ont mis
aussitôt le quartier sous étroite surveillance, parvenant ainsi à identifier
et à loger les deux trafiquants principaux.
Ils alimentaient des dizaines de consommateurs
Deux jeunes hommes âgés de 25 ans, qui alimentaient des dizaines de
consommateurs de Montigny mais aussi des communes voisines, ont ainsi été
interpellés par les policiers et placés en garde à vue. Il s'agit d'Abdel,
originaire du secteur, et de son associé, Arnaud, qui habite Eaubonne et qui
était le fournisseur de l'homme arrêté en février dernier. Les enquêteurs
ont également mis la main sur deux autres jeunes qui participaient à leur
manière au trafic en entreposant la résine de cannabis chez eux, évitant
ainsi aux trafiquants de toucher de trop près la marchandise. Grégory est
soupçonné d'avoir stocké 4 kg à son domicile, au bénéfice des deux dealers.
De même, Laetitia aurait entreposé chez elle, un jour 5 kg, un autre jour 10
kg, entre l'été 2002 et le printemps 2003. Une cinquième personne, qui
aurait conservé à domicile deux fois 1,5 kg de résine de cannabis, a été
également entendue dans le cadre de la garde à vue, mais n'a pas été déférée
devant le parquet. Les trois derniers ont expliqué avoir agi « pour rendre
service » à Arnaud et Abdel, sans aucun « salaire » en contrepartie. Mais
les trois mis en cause, tous consommateurs de cannabis, ont probablement été
récompensés avec un peu de résine pour leur consommation personnelle.
Déférés devant les magistrats du parquet, les quatre ont été mis en examen
et placés sous contrôle judiciaire. A l'exception d'Arnaud, qui a été écroué
à la maison d'arrêt d'Osny.
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Pubdate:jeudi 3 juillet 2003 Source: AFP (Association France Presse)
contact: http://www.afp.com/francais/afp/?cat=contact Website: http://www.afp.com
La nouvelle ministre anti-drogue admet avoir fumé un joint dans sa jeunesse
LONDRES (AFP) - La nouvelle secrétaire d'Etat britannique à l'Intérieur,
chargée notamment des affaires de drogue, a reconnu jeudi qu'elle avait
goûté une fois au cannabis lorsqu'elle était étudiante, s'empressant
toutefois d'ajouter qu'elle n'avait jamais recommencé.
Caroline Flint, 41 ans et mère de trois adolescents, a admis sur la
BBC-radio qu'elle avait fumé un joint il y a plus de 20 ans. Elle a affirmé
qu'elle n'avait jamais recommencé, à la fois pour ne pas enfreindre la loi
et parce qu'elle n'a pas apprécié le goût du cannabis.
Mme Flint, nommée à son premier poste au gouvernement lors du dernier
remaniement ministériel annoncé par le Premier ministre Tony Blair à la
mi-juin, sera notamment chargée de coordonner la lutte contre les drogues
dures comme l'héroïne et la cocaïne.
Elle supervisera également la mise en oeuvre d'une nouvelle législation,
attendue l'an prochain, qui verra le cannabis rétrogradé de "classe B" à
"classe C".
Un porte-parole du ministère de l'Intérieur a immédiatement minimisé la
confession de la secrétaire d'Etat.
"Elle a été choisie parce qu'elle est la mieux placée pour ce poste, a-t-il
indiqué. Tout le monde lui fait confiance".
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Le Télégramme - mercredi 2 juillet 2003
CANNABIS. L'EX-DIRIGEANT DES VERTS ÉVOQUE « UN DÉLIT D'OPINION »
Christian Tual
Condamné le 20 octobre dernier par le tribunal correctionnel de Lorient à
une amende de 1.500 euros pour complicité de provocation à l'usage illicite
de stupéfiants, Jean-Luc Bennahmias, 48 ans, membre du conseil économique et
social national et ancien dirigeant des Verts, a comparu hier devant la cour
d'appel de Rennes où il a fait plaider sa relaxe. L'avocat général a, quant
à lui, requis une amende de 4.000 à 5.000 euros.
Lors de l'université d'été organisée à Lorient en août 1999 par Les Verts,
la police, alertée par une pharmacienne, avait saisi des canettes de bière
et de cola contenant en très faible quantité du THC ainsi que des tracts et
livres « faisant l'apologie du cannabis ». Partisan d'une « réglementation
sur tout ce qui touche à la toxicomanie », M. Bennahmias voit dans les
poursuites « un délit d'opinion ». Spécialiste du dopage des sportifs de
haut niveau, il souhaite « que l'ensemble de la population soit au courant
des produits qu'elle consomme ».
L'avocat général a, pour sa part, évoqué « une imprudence » des
organisateurs de l'université d'été. « On a franchi une certaine limite et
il était du devoir du Parquet local de dire que l'on était allé trop loin ».
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Pubdate:mercredi 2 juillet 2003 Source: AFP (Association France Presse)
contact: http://www.afp.com/francais/afp/?cat=contact Website: http://www.afp.com
Le grenier à coca dit non à la drogue, mais aussi aux Etats-Unis
Jacques THOMET
ORITO (Colombie) (AFP) - Alberto n'a plus l'âge de mâcher ses mots. A 60
ans, ses 12 fils et 20 petits-enfants l'ont éclairé. Cet ancien roi de la
coca dit "non à la drogue", mais aussi au style américain de la réduire.
Impassible sous l'averse qui ramollit son Stetson blanc devant l'estrade
réservée aux corps constitués, avec à leur tête le président Alvaro Uribe,
il attend son chèque de l'Etat, comme 3.000 autres paysans, pour avoir
abandonné la culture des stupéfiants à Orito, à 1.000 km au sud-ouest de
Bogota, au coeur du Putumayo. Leurs mille hectares de coca font désormais
place à la forêt.
"C'est du jamais vu! Pour la première fois, un gouvernement songe à donner
de l'argent aux paysans, et pas uniquement pour la guerre, afin d'éliminer
la coca", s'extasie Alberto Abendano, les joues rougies par l'émotion.
A l'image de son voisin Tito Romero, un jeune agriculteur de 36 ans, et des
3.000 autres renégats de la drogue, il attend de recevoir "le premier des
six chèques versés par l'Etat", pour un montant total de 1.800 dollars par
an, en échange d'un engagement à abandonner la coca au profit de la forêt
tropicale.
Le département du Putumayo, c'était encore en 2002 l'enfer pour Bogota, le
paradis pour les narcos, mais le cliché vire au sepia avec l'intense
campagne menée par le pouvoir pour en finir avec ce grenier à coca de la
Colombie.
Le projet vise à investir 233 millions de dollars entre 2003 et 2006, pour
le reboisement de 60.000 ha de cultures de drogue par 50.000 chefs de
famille devenus gardes-forestiers dans tout le pays andin.
Pour avoir laissé tomber ses 42 hectares de coca, perdu huit récoltes de 40
kg de cocaïne-base chacune, soit un chiffre d'affaires annuel de 90.000
dollars dans le Caguan, à 800 km au sud de Bogota, Alberto a dû fuir dans le
Putumayo. "J'étais menacé par les groupes armés", confie-t-il dans une
allusion aux revenus tirés de la drogue par la guérilla et les
paramilitaires.
La pluie redouble, mais les candidats à ce programme d'éradication de la
coca gardent le sourire, et surtout l'espoir d'empoigner le micro, pour
s'adresser au chef de l'Etat, visible "en chair et en os", comme ose à peine
confier l'un d'eux sous les yeux de tout l'état-major militaire réuni à
Orito.
Si Alberto manque de superlatifs pour évoquer le plan anti-drogue dans le
Putumayo, "le meilleur jamais ébauché par un président", il n'est pas en
reste pour dénoncer "la nocivité" des méthodes américaines.
La grande majorité des quelque 60.000 ha de coca éliminés depuis un an dans
le Putumayo, soit près de la moitié des plantations colombiennes, l'ont été
non pas par arrachage des plantations, comme à Orito, mais sous l'effet du
gliphosate.
Il s'agit d'un herbicide déversé par des avions américains monomoteurs dans
le cadre du Plan Colombie. Washington a déboursé deux milliards de dollars
depuis 2000 pour aider Bogota à éradiquer les près de 700 tonnes de cocaïne
produites chaque année dans le pays.
"Les vents dispersent ce produit chimique sur les cultures vivrières, les
détruisent, et tuent le bétail. Les sept boeufs de mon voisin en sont morts
la semaine dernière", assure Tito Romero.
Les 3.000 paysans assis sur le place d'Orito, jusqu'ici muets, applaudissent
à tout rompre. L'un d'eux a pu prendre le micro, et supplier le président
Uribe. "Non à la coca, mais non aussi aux fumigations (des Américains)",
lâche-t-il.
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Pubdate:mercredi 2 juillet 2003 Source: AFP (Association France Presse)
contact: http://www.afp.com/francais/afp/?cat=contact Website: http://www.afp.com
Courrier de l'Armada
ROUEN (AFP) - Arrivée de la Force navale franco-allemande - La FNFA, force
franco-allemande temporaire, activée chaque année depuis 1992, est arrivée
mercredi à Rouen.
A leur accostage sur les quais de la Seine, le destroyer Lutjens, la frégate
Bremen, la frégate La Fayette et leur 800 hommes à bord ont ravi un temps la
vedette aux grands voiliers de l'Armada.
La FNFA, qui comptait également cette année un pétrolier ravitailleur - un
troisième bâtiment allemand, le Berlin - avait été activée le 21 mars pour
une mission d'entraînement et elle va être désactivée jeudi.
- Parlez-vous l'armada ? - Un petit "manuel de civilités normandes" au prix
de 2,50 euros vise à faciliter la communication avec les marins arrivés à
Rouen.
Réalisé par un anthropologue de formation, Yves Chanteux, et les Editions
des carrières, il apprend à "parler l'armada" en cinq langues. Il est
organisé en phrases simples autour de différents thèmes: la rencontre, la
visite des navires, la découverte de la région et la douleur de la
séparation.
- Contre le cannabis - Une campagne de sensibilisation sur les dangers de la
consommation du cannabis a été lancée à l'occasion de l'Armada par l¹Union
régionale des médecins libéraux (URML).
Sur le trois-mâts néerlandais Loth Loriën, les médecins normands ont
présenté ce qui deviendra à partir de septembre une exposition itinérante
contre la banalisation de la drogue dite "douce".
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INCARCERATION
DE PASCALE DELEPAU
A LA PRISON DE MANOUBA
DEPUIS LE 21 AVRIL 2002
POUR DETENTION ET CONSOMMATION DE HACHICH
Tunis, le 29 juin 2002
PRINCIPAUX INTERESSES
*Lofti RAHI : garçon de plage à Hammamet.
*Fozi BEN CHIKH : gérant du café ABOU MARWEN CENTRE, rue de la Paix à Hammamet, et
indicateur de police selon toutes les suppositions de Maître Feriani-Jaber, Madame
Turki, et les impressions données par les policiers à Pascale DELEPAU.
*Maître Sophia FERIANI-JABER : avocate de Pascale DELEPAU à Tunis, 2, rue El Koufa, 1000
Tunis, (71)256 217
*Maître Chekib DHAOUADI : avocat de Pascale DELEPAU à Tunis, 35, avenue de Paris, 1000
Tunis, fax : (00216) 72432729 ; Port : (00216) 98440067
*Madame Michèle TURKI de l'ambassade de France à Tunis, place de l'indépendance, 1000
Tunis, (71)358 000
*Maître Jean Christophe TYMOCZKO : avocat de Pascale DELEPAU à Paris, (0033)148 980 203
ou (0033)620 617 005 30, adresse électronique : jean-christophe.tymoczko at infodroit.com
CONTACT POUR SOUTENIR PASCALE DELEPEAU
*Laurent JARRIGE : représentant de Madame Lucette DELEPAU, mère de Pascale DELEPAU, 23,
boulevard Barbès, 75018 Paris, (0033)142593 096 ou (0033)670 375 344
-HISTORIQUE
Tous les faits que je vous rapporte par écrit relèvent de ce que Pascale m'a raconté, en
tant que plus proche ami, lors de deux visites de dix et vingt minutes les 26 et 28 juin
2002 au parloir de la prison de Manouba, complétés des divers entretiens que j'ai eus
avec son avocate Maître FERIANI-JABER et Madame TURKI de l'ambassade de France.
Deuxième semaine d'avril 2002 :
Premier voyage à Hammamet où elle prend des vacances pendant une semaine à l'hôtel « les
alizés », et rencontre Monsieur Lofti RAHI dont elle tombe amoureuse, et son ami Fozi
BEN CHIKH.
Elle rentre à Paris pour prolonger ses vacances et prendre quelques affaires, puis
retourne le 19 avril à Hammamet : quatre années de célibat la persuadent qu'elle a
rencontré l'homme de sa vie ; malheureusement, dès ce retour, de nombreux doutes quant à
la sincérité des sentiments de Monsieur RAHI vont se révéler. Le logement que celui-ci
lui a trouvé, loué par Madame Christine SOUSSE ne ressemble pas à ce qu'il lui avait
promis et fait verser des arrhes, et les multiples cadeaux qu'elle lui offre, ainsi qu'à
son ami BEN CHIKH, lui font penser à de l'extorsion de fonds.
Deux avril :
Organisé par Mammadou, animateur de l'hôtel Président de Hammamet, elle danse
bénévolement pour les enfants de «l'hôpital des enfants malades » à Nabeul à qui elle a
rapporté des jouets de France ; elle est reçue par le directeur de l'hôpital qui pourra
certainement témoigner de sa conduite généreuse.
Le jour même, elle va porter plainte contre Monsieur Lofti RAHI et son ami BEN CHIKH
pour «abus de confiance » dans un commissariat de Hammamet, mais aucune déposition ne
sera enregistrée.
Vingt et un avril :
Vers cinq ou six heures du matin, elle est interpellée dans la rue, en face du bar de
Monsieur BEN CHIKH, par deux voitures de police ; elle se déshabille entièrement «pour
montrer patte blanche ». On retrouve dans le bar son sac contenant quatre grammes de
hachisch et son analyse d'urine démontre qu'elle en a consommé.
Après vingt quatre heures sans sommeil, durant l'interrogatoire sans avocat ni
traducteur, elle avoue qu'elle a l'habitude de fumer le hachisch depuis huit années, qu'
elle a emporté la substance depuis Paris pour, à la demande de Monsieur RAHI et de BEN
CHIKH, la leur faire goûter.
Les policiers l'incitent alors à porter seule la responsabilité, c'est-à-dire à ne pas
inculper Messieurs RAHI et BEN CHIKH car là où ils risquent dix années de prison, elle
ne risquerait qu'une expulsion du territoire.
Deux mai :
Réponse à un avis de recherche lancé par sa mère auprès du «service de recherche dans l'
intérêt des familles » : elle n'est répertoriée dans aucun hôpital ni aucune maison d'
arrêt tunisiens.
Six mai :
L'ambassade de France est prévenue et Madame TURKI entre en relation avec sa mère et lui
envoie une liste d'une dizaine d'avocats ; elle choisit une femme, Maître Sophia
FERIANI-JABER.
Vingt cinq juin :
Le juge du tribunal de Grambalia prononce une sanction de deux ans de prison : un an
pour détention, et un an pour consommation.
Vingt six août :
En cours d'appel, le juge du tribunal de Nabeul maintient la sanction à deux ans.
~~~
Entre temps, le juge a entendu Pascale en présence de Monsieur RAHI qui aurait nié jusqu
'à la connaître, mais nous pouvons fournir des photographies pour le contredire.
Même si Pascale consomme assez fréquemment le haschich en France, elle n'a pas pour
habitude de le faire en public, ni surtout d'en vendre à autrui comme semblent le
supposer les magistrats en sous-entendant qu'elle en aurait apporté beaucoup plus en
Tunisie.
Selon le procès verbal, elle était toute nue dans la rue, et c'est ce qui a attiré l'
attention des forces de police : personne en France ne peut aujourd'hui l'imaginer se
comporter ainsi.
De confession catholique, elle n'a aucune connaissance de la «rigueur » musulmane dans
son expression publique, ni des risques qu'elle encourait en consommant en Tunisie.
PREJUDICES
-lors de son arrestation, elle était en possession de 600 dinars, de produits de beauté
et de quelques disques lasers ; et à son entrée en prison, il ne lui restait que 300
dinars.
-violence physique au commissariat.
-elle a donné de l'argent aux autorités pour téléphoner à sa mère, et ils ne lui on pas
dit que seule l'ambassade était habilitée à prévenir sa mère : ils ont donc empoché l'
argent et cela explique peut-être la période de seize jours durant laquelle personne ne
sut où elle était.
-on l'accuse de tout ce qu'elle a avoué tant qu'elle n'accable qu'elle-même.
INQUIETUDES SUR SA SITUATION CARCERALE
-N'ayant pas compris la raison pour laquelle les autorités ne prévenaient pas sa
famille, elle est entrée en crise et s'est totalement dévêtue en prison.
-Durant le premier mois, elle a changé neuf fois de cellule.
-Le vingt-huit avril, elle s'est fait «tabassée » par des codétenues et a été envoyée
dans un hôpital pour vérifier son état de santé qui a révélé de multiples contusions.
-En dehors de la chaleur, des difficultés linguistiques, et de ce qu'elle n'a clairement
pas osé me dire, elle se plaint de se faire voler ses affaires.
-Tout ce qu'elle nous écrit depuis la prison de Manouba est relu et censuré de telle
sorte qu'elle ne nous envoie que de bonnes nouvelles, des « positives » !
Nous n'avons donc qu'un contact unilatéral et ignorons absolument tout ce qu'elle endure
là-bas, tant que nous n'allons pas la voir, sachant que les visites (de dix minutes en
parloir, c'est-à-dire séparés par un double vitrage, en communiquant par téléphone) pour
les amis ne sont qu'exceptionnellement autorisées et que sa mère se trouve dans l'
impossibilité de se déplacer.
Pour lui écrire :
Pascale Laëtitia DELEPAU
Prison civile des femmes
2010 MANOUBA - TUNISIE
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