[Imc-france-paris] FW: [gisti-info] Appelà coucher dehors / INTERMITTENTS DU DROIT D'ASILE / TRISTE SPECTACLE DE L'EXIL

Louis Bastin louis.bastin at wanadoo.fr
Jeu 10 Juil 14:32:10 PDT 2003


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> De : GISTI <gisti at gisti.org>
> Date : Thu, 10 Jul 2003 12:49:15 +0200
> À : gisti-info at ras.eu.org
> Objet : [gisti-info] Appel à coucher dehors
> Renvoyer - De : gisti-info at ras.eu.org
> Renvoyer - Date : Thu, 10 Jul 2003 12:46:49 +0200
> 
> Collectif de soutien aux exilés du Xème arrondissement de Paris
>  Appel à coucher dehors
> Nuit du 12 au 13 juillet
>  09/07/2003 ‹ En fermant Sangatte, rien n'a été réglé.
> 
> Plus d'une centaine d'Afghans, de Kurdes irakiens, d'Iraniens à la recherche
> d'une protection vivent pour la plupart à la rue depuis plusieurs mois dans le
> Xème arrondissement de Paris.
> 
> Comme eux, dans toute la France, des milliers d'autres demandeurs d'asile sont
> abandonnés à leur sort et survivent dans des conditions matérielles indignes.
> 
> Les structures chargées de leur proposer des hébergements précaires sont
> menacées dans la poursuite de leur action, à Marseille, à Paris et ailleurs,
> par le gel ou la suppression de crédits.
> 
> Pour exiger des pouvoirs publics qu'ils affectent à l'hébergement, la
> nourriture, l'assistance juridique des demandeurs d'asile des moyens
> suffisants, le Collectif de soutien aux exilés du Xème arrondissement de Paris
> appelle à une nuit de protestation et de solidarité.
> Venez dîner et dormir à la belle étoile
> le samedi 12 juillet 2003, à partir de 17 heures,
> Square-Jardin Villemin
> (entre la Gare de l'Est et le canal Saint-Martin)
> 
> Apporter duvets, oreillers, lampes de poche, nourriture, thermos, etc.
> 
> http://www.gisti.org/doc/actions/2003/coucher-dehors/index.html
> 
> 
> 
> ACTIONS COLLECTIVES
> 
> Pourquoi des demandeurs d'asile lancent un « Appel à coucher dehors »
> 
> Plus de 15 000 demandeurs du statut de réfugié sont actuellement livrés à
> eux-mêmes en France. Ceux-là bénéficient pour la plupart d'une maigre
> allocation souvent versée avec retard. Quant aux demandeurs de l'asile
> territorial ‹ 20 000 à 30 000 personnes ‹, ils n'ont droit à rien. Malgré
> quelques efforts récents, le gouvernement actuel ne s'est pas
> donné les moyens de proposer aux uns et aux autres un hébergement. Une grande
> partie d'entre eux se trouvent, de ce fait, à la rue. Tel serait aussi le cas
> des 130 Afghans, Kurdes irakiens et Iraniens qui ont, depuis plusieurs mois,
> élu domicile dans le square Alban-Satragne du Xème arrondissement de Paris, si
> un collectif de soutien de voisins, d'associations et de militants politiques
> n'avait décidé de leur offrir son concours.
> 
> Grâce à cet appui et à quelques manifestations publiques, les exilés du Xème
> arrondissement ont obtenu quelques faveurs fragiles et discrètes : la
> direction départementale des affaires sociales (DDAS) de Paris a reçu
> l'autorisation ministérielle de financer un hébergement en hôtels. Comme toute
> mesure d'exception, ces faveurs inavouées sont aléatoires et insuffisantes :
> une partie des exilés demeurent à la rue et, même ceux qui sont provisoirement
> logés, ne bénéficient d'aucune assistance pour les aider dans leurs démarches
> administratives compliquées et dans la rédaction de leur demande d'asile.
> 
> Avec leurs soutiens, les exilés du Xème arrondissement de Paris lancent un «
> Appel à coucher dehors » à leur côté le samedi 12 juillet 2003 à partir de 17
> heures dans le jardin Villemin, près de la Gare de l'Est. Ils invitent les
> parisiens et tous ceux qui le voudront à dîner et à dormir avec eux en signe
> de protestation et de solidarité. Cette manifestation vise, à travers leur
> sort particulier, à exiger que le gouvernement prenne les mesures de
> financement qui s'imposent pour sortir le dispositif national d'accueil de
> tous les demandeurs d'asile de la faillite.
> 
> A Paris, l'Etat a, par exemple, accumulé une dette de plusieurs millions
> d'euros à l'égard du Centre d'action sociale protestant (CASP) pour des
> hébergements en hôtels. A Marseille, les locaux du Service social des
> émigrants (SSAE) sont occupés par des familles qui, faute de financement, ne
> peuvent plus bénéficier d'un toit. Partout, le dispositif d'accueil des
> demandeurs d'asile s'effondre parce que le gouvernement s'abstient d'investir
> les moyens nécessaires à l'assistance des étrangers en quête d'une protection
> en France.
> 
> Cet abandon des pouvoirs publics s'insère, en France et en Europe, dans une
> politique générale de dissuasion en matière d'asile. En durcissant
> systématiquement les règles imposées aux demandeurs d'asile, les directives de
> Bruxelles comme la réforme française en cours de discussion devant le
> Parlement visent à émettre des signaux négatifs en direction des persécutés de
> façon à les convaincre d'aller se protéger ailleurs. La crise de l'hébergement
> des demandeurs d'asile n'est donc pas un simple incident financier. C'est un
> élément parmi beaucoup d'autres d'une volonté européenne et française d'offrir
> le moins de protection possible aux persécutés de la planète.
> 
> L'« Appel à coucher dehors » des exilés du Xème arrondissement de Paris a, de
> ce fait, une portée nationale et européenne. Il ne s'agit pas seulement d'une
> revendication humanitaire : sous la dénonciation du refus d'héberger est posée
> la question essentielle du droit à la protection des persécutés.
> 
> Amnesty International (France), Association des Tunisiens de France, Collectif
> de soutien aux exilés du Xème arrondissement de Paris, Droits devant !!
> 
> http://www.gisti.org/doc/actions/2003/coucher-dehors/tribune.html
> 
> 
> 
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