[Imc-france-paris] article charter / expulsions
d.j.a.y i s free
d.j.a.y at free.fr
Mar 25 Mar 15:16:26 PST 2003
luss les parisiens,
je vous envoi ceci cela si vous pensez pouvoir en faire qlq chose ...
a+
djay
/ vu sur resistons ensemble /
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Message original
De :bnguyen (at) dixinet.com
A :resistons_ensemble (at) samizdat.net
Date :samedi 22 mars 2003 12:35
Objet :[resistons] Re: RAPPELS/SANS-PAPIERS/CONTRE LA GUERRE/MUMIA/AGCS
Jacques Chirac a dit : "Je suis fier des Français qui
manifestent contre la guerre en Irak".
Mais nous autres Français, nous ne sommes pas fiers de
constater :
que Chirac et ses stratèges jouent sur le fait que
majorité d'entre nous n'avons d'yeux que pour la guerre
en Irak,
pour expulser les Sans papiers avec la bénédiction de
la Croix rouge
NON A LA GUERRE EN IRAK
NON AUX HYPOCRITES QUI NOUS GOUVERNENT
Lire le message de Isabelle sur pajol :
"
Libération du 21/3/03
Un "charter" pour Dakar
Un vol affrété par le gouvernement, transportant 47
Sénégalais et 8 Maliens non admis sur le territoire
français, a décollé hier soir de l'aéroport de Roissy-
Charles-de-Gaulle. Le vol RN456 de la compagnie
aérienne Euralair Horizons a décollé à 18h27 pour
Dakar, d'où venaient tous les non-admis, Sénégalais ou
Maliens. Les 55 Africains se trouvaient jusque-là dans
la zone d'attente surpeuplée de Roissy.
Ils étaient escortés de 75 agents de la police aux
frontières (PAF).
Un médecin et des représentants de la Croix-Rouge
française se trouvaient également à bord
"
et lire (copier coller si sur deux lignes l'adresse
suivante dans la case-adresse de votre navigateur)
http://www.walf.sn/actualites/suite.php?rub=1&id_art=461
CONTRE TOUS LES AVIONS DE TOUTES LES GUERRES
Oui, à tout à l'heure Place de Clichy, Pierre, nous
rejoindrons la manifestation contre la guerre de Bush
en Irak !
brigitte
Résistons ensemble
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De :bnguyen (at) dixinet.com
A :resistons_ensemble (at) samizdat.net
Date :dimanche 16 mars 2003 08:25
Objet :[resistons] Re: Expulsions et \"méthodes atroces\" de la police
ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 14.03.03
"
Des Ivoiriens expulsés par "charter" racontent
les "méthodes atroces" de la police
Le ministère de l'intérieur et la direction centrale de
la police aux frontières nient toute violence. La
police d'Abidjan affirme que 28 Ivoiriens sont sortis
de l'avion ; la France assure en avoir remis 30
Ce furent d'abord des articles véhéments dans la presse
ivoirienne relatant les conditions dans lesquelles les
54 Africains avaient été renvoyés par charter lundi 3
mars vers Abidjan et Dakar (Le Monde du 4 mars).
Puis une lettre parvenue à la Ligue des droits de
l'homme où un jeune Ivoirien raconte les "méthodes
atroces" employées par la police aux frontières (PAF).
Le Monde a interrogé par téléphone plusieurs autres
passagers ivoiriens de ce vol forcé. Leur récit
est "catégoriquement démenti" par le ministère de
l'intérieur.
Franck K. confie ainsi qu'il est arrivé le 13 février à
l'aéroport de Roissy avec un faux passeport français.
Interpellé avec d'autres compatriotes à la sortie de
l'avion, le jeune homme, commerçant à Abidjan, est
emmené au poste de police du terminal 2A. "J'y suis
resté cinq jours sans me laver, dans des conditions
inhumaines : nous étions près de 100 personnes
entassées. Seule une dizaine d'entre nous pouvait aller
aux toilettes à des horaires précis, 6 h 30, 13 h 30 et
22 h 30", affirme le jeune homme qui sera ensuite
transféré en Zapi 2 (zone d'attente pour personnes en
instance) au Mesnil-Amelot, puis en Zapi 3 située près
des pistes.
Saly O. et Ignace K. sont arrivés dix jours plus tard
d'Abidjan, sans visa. Emmenés eux aussi au poste de
police, ils seront vite transférés en Zapi 3. Michel T.
n'a pas eu cette chance : "Je suis resté quatre jours
chez les policiers sans pouvoir me laver ni pisser ni
manger." Tous racontent s'être vu imposer une demande
d'asile ; leur requête a été rejetée deux jours plus
tard sans plus d'explications.
Même si un maigre confort leur a été accordé, ils
gardent tous un souvenir cauchemardesque de leur séjour
en zone d'attente. "Chaque nuit, la PAF nous faisait
sortir pour faire l'appel des présents et en envoyer
quelques-uns à l'aérogare", explique Ignace K. Jusqu'à
ce lundi 3 mars, à 4 heures : "Ils avaient embarqué les
Sénégalais. On les avait entendus crier et pleurer. Ils
sont venus nous demander de sortir", se souvient le
jeune chaudronnier, encore effrayé par la centaine de
policiers "avec des matraques et des genouillères". Une
fouille au corps est alors pratiquée, selon leur
récit : "Ils nous ont mis tout nus et nous ont regardé
le derrière pour voir si on n'avait pas de rasoir
caché", relate Ignace K."Ils nous ont déshabillés et
filmés nus", renchérit Michel T.
ENCADRÉS PAR DEUX AGENTS
Les hommes sont ensuite menottés aux poignets "avec du
caoutchouc blanc", "un câble très dur" avant d'être
embarqués dans un bus. A l'intérieur, les policiers
leur attachent aussi les chevilles et leur scotchent
les jambes. Après un nouvel appel, les Ivoiriens sont
portés dans l'avion "comme des cadavres", dit Franck K.
Le même traitement est réservé aux huit femmes du
groupe. "En sortant, ils devaient nous porter comme des
bébés. Ils étaient plus de cinq et mes liens étaient
tellement serrés que je me suis évanouie", raconte Saly
O.
Le sort subi juste avant par les Sénégalais avait
refroidi toute velléité de rébellion avant
l'embarquement. "On les avait vus et entendus se
débattre. Les policiers leur ont scotché la bouche et
les ont battus", raconte Ignace K. Michel T., lui,
voulait à tout prix rejoindre sa tante à Lille. "J'ai
refusé l'embarquement mais ils m'ont frappé à coups de
poing dans la poitrine", dit-il.
Dans l'avion, l'ambiance est à peine plus sereine. Les
Africains - les Sénégalais au fond de l'avion et les
Ivoiriens à l'avant - sont chacun encadrés par deux
agents, toujours menottés. "Entre eux, les policiers
rigolaient, disaient qu'eux aussi allaient faire un
tour en Afrique mais qu'ils touchaient une prime pour
ça", lâche Franck K. Les hommes affirment avoir été
traités d'"enfoirés", de "salauds", ou d'"andouilles" ;
les femmes de "vaches". "Il y avait aussi une femme
policière très dure qui nous interdisait de parler",
souffle Ignace K. Deux ou trois Sénégalais, trop
bruyants, ont reçu une piqûre, selon des témoins. "Les
policiers nous ont dit : "Si vous restez tranquilles,
pas d'injection"", raconte Saly O.
L'ensemble du groupe a été libéré de ses entraves à
l'atterrissage. Chacun s'est vu remettre ses affaires
personnelles. Plusieurs personnes affirment que
l'argent et les bijoux qui leur avaient été confisqués
lors de leur arrestation manquaient.
Un certain trouble règne ensuite sur le nombre de
passagers descendus de l'appareil. Ils sont relâchés un
à un, dans une grande tension car une manifestation
attend au pied de l'avion. La police ivoirienne assure
que seuls 28 Ivoiriens sont sortis de l'avion. "Selon
nos informations, un passager battu avant
l'embarquement a été gardé blessé à Roissy. Quant au
trentième, on ne l'a jamais vu", assure Alain Dogou,
directeur de cabinet du ministre de l'intérieur
ivoirien. Contactée, la direction d'Euralair Horizons,
compagnie responsable du voyage, "refuse de
communiquer".
La Place Beauvau, de son côté, nie toute violence et
assure que "la totalité des 30 Ivoiriens ont été remis"
aux autorités d'Abidjan : "deux d'entre eux ont profité
de l'agitation pour s'éclipser", affirme la direction
centrale de la police aux frontières (DCPAF). Le
ministère dément aussi la fouille à corps nu, le
baillonnage ou les vols de biens personnels. Quant aux
coups ou aux injections de tranquillisants, ils n'ont
pas eu lieu, selon la DCPAF : "Il n'y a eu aucun acte
de violence lors de cet embarquement, juste la
coercition nécessaire."
"
Sylvia Zappi
Résistons ensemble
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