[Imc-france-paris] Cannabis Story

FARId farid at no-log.org
Jeu 1 Mai 10:59:16 PDT 2003


Salut a toi,

Voila dans quelques jours, plusieurs villes du monde seront en mouvement, en marche pour
la liberation du cannabis. Pour en savoir plus sur l'etat de la mobilisation :
http://www.cures-not-wars.org
Et pour celles et ceux qui prefereraient passer un Week End a Londres, la ou la manif
reunira au bas mot 30 000 personnes, Info Line: 07931 243 855 Festival Site :
http://www.ccguide.org.uk/cannabisfestival.html
Tandis que celles et ceux qui prefereront le Teknival "Sarkolabo"... Suivez les signaux
de fumee ;-))

DONC, pour la troisieme annee consecutive, la Place de la Bastille a Paris sera le lieu
de la contestation de l'etat policier qui use de la loi du 31 decembre 1970 comme d'un
outil de controle social. Reconnaissons-le, a l'echelle internationale la prohibition
est un instrument de domination economique, culturel et politique : la prohibition est
un avatar de la colonisation.
Pour partager le point de vue de Robert Delanne et dans le meme temps soutenir une revue
qui a le merite d'exister (alors que le gouvernement CRS vient de lui couper les
subsides) : COMBAT face au Sida www.vih.org/combat

Certes la loi 70 est obsolete, ringarde, inapplicable... mais doit elle etre seulement
modifiee ? Ne peut-il y avoir un autre projet de loi ? Le projet de loi sera donc celui
propose par Monsieur Perben, apres un arbitrage interministeriel, et adopter sans trop
de debat public et republicain, afin de faire une reformette de surface : certes les
bobos ne risqueront plus la prison pour un morceau de H (ce qui etait deja quasiment le
cas), en revanche il parait evident que les jeunes issus des quartiers difficiles, qui
ne pourront pas payer des amendes ou qui se verront confisquer leurs scooter... bref, la
meme logique de repression se perpetuera de maniere encore plus sournoise.
Vive la repression sournoise, tel sera le message global  de cette loi ?

Un autre point sur lequel personne ne reagit et qui est l'origine de ce "fleau" : le
Maroc est la principale zone de production du H. Quid d'une des destinations preferées
du p-resident Chirac et des francais ?

Parlons donc de l'etranger ! Prenons le cas exemplaire de Michael Blanc condamne a la
prison a vie en Indonesie. Ou celui plus "banal" de Gilles Varesano condamne a purger
quatre ans au Maroc. Pour le soutenir, une association la CLEF (Comite de Liaison et
d'Entraide des Familles de prisonniers francais au Maroc) s'est creee. Lui et "plus de
400 autres ressortissants francais sur le 57300 detenus pour seulement 32000 places
disponibles, soit un taux de surpopulation de 179 %" et environ 4 arrestations par
jour".
Dans un courrier adresse au Premier ministre, suite a la declaration d'une prochaine
visite d'officiels francais, la CLEF ecrit " Nous vous demandons, Monsieur le Premier
Ministre, de bien vouloir, faire inclure a l'ordre du jour de la delegation francaise au
Maroc, le reglement urgent des transferements en instance et en priorite, le cas de
detenus atteints de maladies graves. Un controle sanitaire de tous les detenus francais
s'avere indispensable".

Le cas de Laetitia est tout aussi "extraordinaire", jeune femme de 25 ans et condamne a
deux ans de prison en Tunisie pour 4 grammes... Voici en parti le detail de son
interpellation : , un dossier detaille pour mieux comprendre sa situation et lui venir
en aide est disponible sur demande.
"Vingt et un avril 2002 :

Vers cinq ou six heures du matin, elle est interpellée dans la rue, en face du bar de
Monsieur BEN CHIKH, par deux voitures de police ; elle se déshabille entièrement «pour
montrer patte blanche ». On retrouve dans le bar son sac contenant quatre grammes de
hachisch et son analyse d'urine démontre qu'elle en a consommé.

Après vingt quatre heures sans sommeil, durant l'interrogatoire sans avocat ni
traducteur, elle avoue qu'elle a l'habitude de fumer le hachisch depuis huit années, qu'
elle a emporté la substance depuis Paris pour, à la demande de Monsieur RAHI et de BEN
CHIKH, la leur faire goûter.

Les policiers l'incitent alors à porter seule la responsabilité, c'est-à-dire à ne pas
inculper Messieurs RAHI et BEN CHIKH car là où ils risquent dix années de prison, elle
ne risquerait qu'une expulsion du territoire."

Et pour lui ecrire des lettres de soutien :
Pascale Laëtitia DELEPAU
Prison civile des femmes
 2010 MANOUBA - TUNISIE

C'est aussi cela la prohibition, des inconnus qui souffrent dans l'oubli, loin de leurs
proches... et dont les autorites se soucient peu. Il est vrai que les standards de vie
des elites dirigeantes ou mafieuses sont harmonisees, ce qui n'est toujours pas le cas
du milieu carceral et de la situation sociale des "petits damnes de la Terre".

Alors le 3 mai 2003, en signe de solidarite avec celles et ceux en prison en France ou
ailleurs, et pour toutes les victimes d'une "guerre a la drogue" aveugle, manifestez là
ou vous serez, semez votre graine de paix dans le debat et dans les bacs municipaux,
portez des pulls marins ou rayes pour enrayer la "mode bleu marine" ou "kaki"...

Cannabiquement votre,

FARId - CAM-RD
Contact : 06 148 156 79


1111 - FRANCE : Communique du CAM-RD - Marche mondiale pour la liberation du cannabis
2222 - FRANCE : Nouvel Obs : "En savoir plus sur les intentions de Sarkozy" 3 questions
au Pr Henrion
3333 - CANADA : Marijuana : Washington met Ottawa en garde. En cas de décriminalisation,
les États-Unis pourraient resserer les contrôles à la frontière.
4444 - FRANCE : Liberation : Stupéfiants. Tollé dans les associations
5555 - FRANCE : Le Monde : La "guerre mondiale" contre la drogue s'enlise.
6666 - FRANCE : Le Monde : Une "réflexion" est engagée pour "adapter" la loi de 1970 sur
l'usage de stupéfiants
MM. Perben et Sarkozy précisent leurs positions.
7777 - Un Livre : L'opium du peuple, Emmanuelle Retaillaud-Bajac, Découvertes Gallimard
8888 - CANADA : En bref: Sheila Copps favorable à la décriminalisation de la marijuana.
9999 - INTERNATIONAL : Bulletin de la Ligue Internationale Antiprohibitionniste sur la
campagne mondiale pour la réforme des conventions de l'ONU sur les drogues

111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111

Marche mondiale pour la liberation du cannabis

Samedi 3 mai 2003 - 14h - Place de la Bastille à Paris



Depuis 1998, chaque premier samedi du mois de mai est l'occassion pour des millions
d'individus du monde entier de manifester contre la guerre aux drogues et a leurs
usagers, en particulier le cannabis.

Depuis 2001, la France se joint au concert des nations.

Cette année comme pour les précedentes, Paris capitale internationale est donc associee
aux 216 villes du monde qui reclament simultanément la sortie de la prohibition.

Cette manifestation, qui conserve un caractere festif, est avant tout un rassemblement
de jeunes confrontés quotidiennement aux messages de la répression, comme unique moyen
de "prévention". Cette manifestation est aussi l'occasion, pour des personnes atteintes
de maladies graves, d'exiger la prise en compte de leurs besoins, fussent-ils illicites,
pour supporter douleurs et difficultés de vie... notamment pour les personnes atteintes
de la sclerose en plaques, du glaucome, voire celles qui n'ont plus d'apétit parce
qu'elles suivent un traitement chimiothérapique. De fait, cette manifestation a pour but
de denoncer une guerre a la drogue couteuse en vie humaine, en moyens financiers et
technologiques.

Imposée par les Etats Unis, la prohibition du cannabis est aujourd'hui abandonnée par de
nombreux états (Canada, Royaume Uni, Pays Bas, Suisse, Belgique, Alllemagne, Jamaïque,
Bresil,...) qui préférent adopter des politiques pragmatiques en matière de stupéfiants.

Aussi, le cannabis est, au dela de ses "vertus" thérapeutiques et son usage "récréatif",
une plante dont les fibres regorgent de propriétés industrielles remarquables pour la
construction, l'isolation, les huiles et carburants "verts", le papier, le
textile...choses connues depuis les temps anciens.

Enfin, cette manifestation mondiale a pour but de pointer une hypocrisie qui engendre de
nombreux effets pervers : la production et la consommation sont en constante
augmentation, toute comme la violence qui est la conséquence d'un traffic mafieux.

Quelques soient les opinions, force est de constater qu'en réalité : la guerre à la
drogue est un echec, et qu'un monde sans drogue n'existe pas. Il est donc temps de
sortir de la logique du tout répressif en agissant auprès et avec les usagers de
drogues.


2222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222222
      "En savoir plus sur les intentions de Sarkozy"

      http://permanent.nouvelobs.com/societe/20030428.OBS0125.html

Professeur émérite à la faculté de médecine de Cochin Port-Royal,
Roger Henrion est membre de l'Académie de médecine

      Quel jugement portez-vous sur les propos de Nicolas Sarkozy concernant la
consommation de cannabis et sa sanction?

      - Je suis tout à fait d'accord avec le ministre de l'Intérieur sur le fait qu'il
faut supprimer la possibilité de prononcer des peines de prison à l'encontre des simples
consommateurs, et préférer la mise en place de sanctions adaptées. C'est exactement la
conclusion à laquelle était arrivée la commission que je présidait en 1995 [créée en
1994, à la demande de Simone Veil, alors ministre des Affaires sociales, de la Santé et
de la Ville].
      Mais d'ailleurs, déjà en octobre 1994, un député de droite (RPR) avait déposé un
projet de loi demandant le remplacement de la possibilité de prison en cas de simple
usage par un système de contraventions. Et cela avait été approuvé par 130 député à
l'époque! Ce type d'idée n'est pas nouveau, y compris à droite, mais on ne va jamais
jusqu'au bout. C'est un peu comme une hernie mal soignée qui revient tous les 10 ans!
      Maintenant, il faut en savoir plus sur les intentions de Sarkozy. Est-ce que tous
les consommateurs vont sanctionnés ou juste ceux qui fument des joints en public ou bien
ceux dont la consommation pourrait nuire à autrui?

      Selon vous, quelles seraient les modifications à apporter à la loi de 1970?

      - Il faut abandonner la possibilité de prison en cas de simple consommation. Et
établir des sanctions adaptées dans des cas bien précis :       En cas de consommation
dans un lieu public (universités, collèges, transports en
commun.) dans la mesure ou cela à un caractère incitatif mais aussi pour les moins de 16
ans. En cas de nuisance à autrui (on connaît des cas de cannabisme passif chez des
nourrissons). Et bien sur, dans les cas de d'emprise cannabique lors de la conduite.
      Cela ne sert à rien de se cramponner à une loi que personne ne connaît, qui est
inappliquée et inapplicable.
      Il faut aussi construire des centres qui s'intéressent aux fumeurs de joints
addictifs et à leurs parents. Il n'est pas normal que certains adultes décontenancés par
la consommation de leurs enfants se voient rembarrés par les professionnels parce que
fumer des joints n'est pas considéré comme grave.

      N'est-il pas hypocrite de vouloir dépénaliser une certaine consommation de
cannabis si l'on n'en légalise pas la distribution?

      - Evidemment, la logique voudrait qu'une légalisation contrôlée accompagne la
dépénalisation. Mais ce n'est pas ce que veulent les gens. 70 % des Français y sont
opposés. Il faut être clair, pour l'instant, une grande majorité de la population est
contre. Commençons par dépénaliser et voyons les résultats.
      Et puis, le but n'est pas d'accroître ou de faciliter la consommation. Même si
fumer du cannabis ne tue pas, cela peut être dangereux (dans les cas de consommation
d'autres drogues comme les ectasies ou en cas de consommation très fréquente.) et a des
conséquences (changement de la personnalité, désocialisation.)

      Propos recueillis par Laure Gnagbé
      (le lundi 28 avril 2003)


333333333333333333333333333333333333333333333333333333333333333333333333333333333


Pubdate: 25 avril 2003 Source: Le Devoir (Canada) Copyright: © Le Devoir
contact: redaction at ledevoir.com Website: http://www.ledevoir.com/

Le Devoir

LES ACTUALITÉS, vendredi 25 avril 2003, p. A3

Marijuana: Washington met Ottawa en garde

En cas de décriminalisation, les États-Unis pourraient resserer les contrôles à la
frontière

Buzzetti, Hélène

Ottawa - Si le Canada décriminalise la marijuana comme prévu, le gouvernement fédéral
devra dire haut et fort qu'il n'est pas pour autant légal d'en consommer, sans quoi les
États-Unis resserreront les contrôles à la frontière, a prévenu hier l'ambassadeur
américain Paul Cellucci.

Selon M. Cellucci, tout est une question de «perception». Si la population canadienne
perçoit le geste d'Ottawa comme un relâchement de la répression contre cette drogue ou
comme un signal selon lequel il sera plus facile de
s'en procurer, les agents américains à la frontière seront «sur le qui-vive» pour
s'assurer que les gens ne tenteront pas d'en faire entrer aux États-Unis.

«Plus de véhicules seront fouillés parce que les agents des douanes et de l'immigration
seront à l'affût de gens qui transporteront de la marijuana aux États-Unis», a déclaré
M. Cellucci en entrevue au Devoir. «C'est une réaction naturelle de la part d'agents de
la paix.»
«Notre préoccupation, c'est qu'il ne faut pas engendrer plus d'activités à la frontière
alors que tous nos efforts [des dernières années] ont justement visé à créer une
frontière sûre et, ainsi, à enlever de la pression», a-t-il continué.

Le ministre fédéral de la Justice, Martin Cauchon, promet de présenter d'ici l'été un
projet de loi en vertu duquel une personne arrêtée avec une petite quantité de marijuana
devrait payer une amende mais ne se retrouverait pas pour autant avec un casier
judiciaire. Il n'est pas question, pour l'instant du moins, de légaliser la substance.

Question d'interprétation

De toute évidence, les autorités américaines s'inquiètent de l'interprétation qui
pourrait être faite de ce changement des règles du jeu. «Je parle de perception», a
insisté M. Cellucci, qui a répété ce mot à plusieurs reprises au cours de l'entrevue.
«Jusqu'à présent, les médias ont présenté [cette initiative] comme étant un
assouplissement significatif de la loi. Si le message envoyé laisse entendre qu'il est
facile de se procurer de la marijuana au Canada, cela créera de la pression à la
frontière. Mais si, dans les faits, ce n'est pas ce que la loi fait, alors il revient au
gouvernement de faire entendre le bon message.»
M. Cellucci reconnaît que la loi actuelle sur la marijuana n'est pas appliquée
uniformément et croit que la future initiative d'Ottawa pourrait offrir une occasion de
resserrer les contrôles.
«Pour l'instant, si une personne se fait pincer en possession de marijuana, elle va
devant la cour et il n'arrive rien: pas d'amende, pas de peine de prison, rien! Alors,
si une personne arrêtée doit payer une amende de 500
$, peut-être que cela rendra [la marijuana] moins disponible.»

C'est d'ailleurs là le message que le ministre Martin Cauchon fait valoir depuis qu'il
pilote ce dossier. Son objectif, répète-t-il régulièrement, est de s'assurer que les
lois canadiennes, quelles qu'elles soient, soient appliquées en toutes circonstances.

«Quand on parle de décriminalisation de la marijuana, on ne parle pas de légalisation,
a-t-il dit encore mercredi. Ça n'a rien à voir avec ça. On veut être sûrs qu'on va
mettre en place un cadre législatif que nous serons capables de faire respecter et que
nous enverrons le message clair à l'effet que c'est illégal au Canada.»

Avec la collaboration de Manon Cornellier

444444444444444444444444444444444444444444444444444444444444444444444444444

Pubdate: 26 avril 2003 Source: La Libération
Contact: http://www.liberation.fr/courrier Website: http://www.liberation.fr

Libération

EVENEMENT, samedi 26 avril 2003, p. 3

Stupéfiants

Tollé dans les associations

AUBRON Arnaud

Estimant que «la seule politique pénale pertinente est la recherche des trafiquants», le
Syndicat de la magistrature se demande «comment la justice va pouvoir faire face à ce
nouvel afflux de "dangereux délinquants"». Avant de dénoncer «un gouvernement de combat
contre la jeunesse, première victime de sa politique sécuritaire.» Un argument repris
par le Collectif d'information et de recherche cannabiques (Circ). «Les mesures
proposées
risquent d'être prises pour une dépénalisation par les politiques et l'opinion, alors
qu'il s'agit du retour de la répression», regrette Jean-Pierre Galland. «La
contraventionalisation est un racket organisé et une simple mesure d'affichage qui
occulte la santé publique», dénonce enfin Farid Ghehioueche, coordinateur de la journée
mondiale du cannabis (1).
(1) Manifestation le 3 mai à 14 h 00 place de la Bastille, à Paris.

555555555555555555555555555555555555555555555555555555555555555555555555555

Pubdate: 28 avril 2003 Source: Le Monde (France) Copyright: © Le Monde
contact: redaction at lemonde.fr Website: http://www.lemonde.fr/

Le Monde

A la Une, lundi 28 avril 2003, p. 1

Analyse

La "guerre mondiale" contre la drogue s'enlise

La "guerre mondiale" contre la drogue est-elle un combat vital pour l'humanité ? Une
cause commune pour des systèmes aussi divergents que les Etats-Unis, la Chine ou le
monde arabo-musulman ? Ou ne serait-elle qu'une
croisade ruineuse, fondée sur des présupposés avant tout idéologiques, qui fait exploser
la population carcérale et vampirise les budgets affectés à la sécurité, tout en
échouant à réduire de façon significative la production et la consommation de drogues ?

Rarement les visions antagoniques qui s'affrontent sur ce problème complexe auront été
aussi manifestes que durant la conférence récemment organisée à Vienne par l'Office des
Nations unies sur la drogue et le crime, l'Onudc
(ex-Pnucid), afin de tirer un bilan à mi-parcours, cinq ans après la session
extraordinaire de l'Assemblée générale de l'ONU sur la lutte contre la drogue, à New
York, en 1998.

Dans la grande salle de l'Austria Center de Vienne, les délégations de quelque 116 pays
(dont plus de 70 étaient représentés au niveau ministériel, les 16 et 17 avril) se sont
félicitées des progrès accomplis et de l'adhésion "presque universelle" aux conventions
internationales, datant de 1961, 1971 et 1988, pour le contrôle des drogues. Tandis que,
à l'étage au-dessus, un "centre civique" accueillait les discussions d'experts invités
par des organisations non gouvernementales (ONG) "dissidentes", qui jugent inefficace la
prohibition totale des drogues.
Bien peu de délégués officiels se sont aventurés jusqu'au "centre civique", où les
discours étaient pourtant plus modérés que radicaux. Mais, dans les couloirs autour de
la conférence onusienne, on percevait le malaise d'un
certain nombre de pays qui mettent l'accent sur la prévention ou sont favorables à la
dépénalisation de la consommation de cannabis et n'acceptent pas d'être stigmatisés
comme les "maillons faibles" d'une sorte
de guerre sainte dont les objectifs leur paraissent aléatoires.

La Suisse, le Canada, la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne, le Portugal, le Luxembourg
ou le Royaume-Uni - qui ont déjà assoupli, ou s'apprêtent à le faire, leur politique en
matière de cannabis - n'ont pu empêcher que, dans
sa déclaration finale, la conférence de Vienne se déclare "gravement préoccupée"par les
approches libérales. Celles-ci "risquent de remettre en cause le régime de contrôle
international des drogues" et "ne sont pas en
accord"avec les trois conventions onusiennes, dont le directeur général de l'ONUDC,
l'Italien Antonio Maria Costa, exige que soient respectés non seulement "la lettre",
mais aussi "l'esprit"- ce qui restreint beaucoup la
marge d'interprétation des gouvernements.

"On croirait entendre une lecture fondamentaliste du Coran", ironisait, à mi-voix, le
chef d'une délégation officielle européenne. M. Costa a aussi irrité les représentants
du gouvernement canadien, qui lui reprochent d'avoir favorisé certaines ONG -
supporteurs de la ligne prohibitionniste - au détriment de celles qui ont adopté un
point de vue plus critique.

En intitulant son rapport "Des progrès encourageants dans la réalisation d'objectifs
encore lointains", le nouveau chef de l'ONUDC a pourtant pris soin de se démarquer du
triomphalisme affiché par son prédécesseur, le très
contesté Pino Arlacchi (remercié prématurément début 2002), dont la nomination comme "M.
Drogue" des Nations unies avait coïncidé avec les objectifs ambitieux fixés il y a cinq
ans à New York : il s'agissait de
réduire de façon substantielle ou même d'"éliminer", d'ici à 2008, la production, le
trafic et l'abus de drogues, en agissant sur l'offre comme sur la demande.

M. Costa admet que les succès enregistrés - régression de la culture de la coca,
stabilisation autour de 4 400 tonnes de la production d'opium et d'héroïne, limitation à
quelques dizaines de milliers par an du nombre de
décès liés aux drogues, coût moindre mais efficacité accrue des politiques de prévention
et de traitement par rapport à la seule répression - cachent "d'importantes
réorientations au plan géographique" : en clair, un
déplacement du problème et non sa solution.

En dépit des 50 milliards de dollars actuellement consacrés à cette "guerre" bientôt
séculaire, 13 millions de personnes s'adonnent toujours aux opiacés - comme à la fin des
années 1990 -, et "la situation s'est détériorée dans plusieurs pays situés le long des
itinéraires de trafic de l'héroïne en provenance d'Afghanistan", notamment en Asie
centrale, en Iran et surtout en Russie, où la toxicomanie explose, aggravée d'une
expansion dramatique du virus du sida.
Le cas de l'Afghanistan incite l'ONUDC à la modestie : la chute spectaculaire de la
culture du pavot, en 2001, était due à un interdit religieux formulé par les talibans,
mais celle-ci a repris de plus belle sous le régime "démocratique" du président Karzaï,
en l'absence de meilleures sources de revenus pour les paysans. Enfin, la baisse de
l'abus
d'opiacés ou de cocaïne, en Europe occidentale ou aux Etats-Unis, est compensée par la
hausse des drogues de synthèse, amphétamines ou ecstasy, surtout en Asie du Sud-Est.
Quant à l'Amérique latine, où M. Arlacchi a
fêté en février 2001 la réussite du plan bolivien Coca Zéro, vitrine de sa politique de
développement alternatif, la destruction des champs de coca, surtout en Colombie, n'a
été obtenue qu'au prix d'un programme controversé
d'épandage de produits chimiques (d'origine américaine) qui ruinent durablement les
sols.

ONG MAL-PENSANTES

Les ONG mal-pensantes, parmi lesquelles le Comité des sages mis sur pied par le Réseau
des fondations européennes (Groupe de Senlis), ont demandé en vain une réévaluation des
stratégies, voire des conventions elles-mêmes. Même les pays qui jugent le corpus des
textes onusiens intouchable pour le moment s'inquiètent de voir tout un pan de la
communauté internationale, Etats-Unis en tête, remettre en cause les politiques de
"minimisation des risques"(Harm Reduction), telles que l'échange de seringues pour
lutter contre la diffusion du sida, ou encore l'analyse gratuite de comprimés d'ecstasy,
pratiques jugées aussi "perverses" qu'incompatibles avec la " tolérance zéro"professée à
Washington. Le gendarme américain n'hésite pas à menacer ses voisins canadiens de
représailles économiques s'ils osent modifier leur législation sur le cannabis. La
Russie et l'Ukraine ont aussi bloqué, à Vienne, une résolution encourageant les
traitements de substitution, dont bénéficient les deux tiers des 150 000 Toxicomanes
recensés sur le sol français.

Ce discours intransigeant rencontre un large écho dans des pays - Chine, Japon, Iran,
ex-URSS ou monde arabe - qui privilégient une attitude répressive et pensent y trouver
de quoi plaire à peu de frais aux Etats-Unis. Les "anti-prohibitionnistes"ont en
revanche été surpris d'entendre M. Costa faire sans sourciller l'éloge de la Thaïlande,
où la
"guerre à la drogue"a causé 2 000 morts en six mois - une véritable orgie d'exécutions
capitales, y compris de femmes enceintes.

Il a fallu des décennies pour que, sur une partie au moins de la planète, les
toxicomanes soient traités comme des malades plutôt que comme des délinquants. Il faudra
sans doute un certain temps avant que les partisans d'une approche moins rigide du
problème de la drogue puissent se faire entendre à un forum onusien. "Peut-être la
proposition d'ajouter le tabac à la liste des produits prohibés par les conventions des
Nations unies, écrit
l'hebdomadaire britannique The Economist, -ramènerait-elle- un peu de bon sens dans la
guerre contre la drogue."

Joëlle Stolz

66666666666666666666666666666666666666666666666666666666666666666666666666666666666

Pubdate: 28 avril 2003 Source: Le Monde (France) Copyright: © Le Monde
contact: redaction at lemonde.fr Website: http://www.lemonde.fr/

Le Monde

Société, lundi 28 avril 2003, p. 8

Une "réflexion" est engagée pour "adapter" la loi de 1970 sur l'usage de stupéfiants
MM. Perben et Sarkozy précisent leurs positions

Le gouvernement pourrait s'acheminer vers une réforme de la loi du 31 décembre 1970 sur
l'usage des stupéfiants. Le garde des sceaux, Dominique Perben, a ainsi confirmé,
vendredi 25 avril, qu'une "réflexion" était engagée au sein des ministères de la
justice, de l'intérieur, de la santé, de l'éducation nationale et de la famille, sur la
pertinence de cette législation, qui punit d'un an d'emprisonnement et de 3 750 euros
d'amende l'usage d'une drogue illicite.

"Nous devons adapter notre application de la loi de 1970, cela pourra peut-être
déboucher sur une modification de la loi", a affirmé le ministre lors d'un déplacement
dans la Drôme. "Si une modification est décidée, il m'appartiendra de la présenter au
gouvernement", a ajouté M. Perben, qui n'a pas indiqué de calendrier.

"UN AVIS PERSONNEL"

Le garde des sceaux était conduit à préciser sa position après les déclarations de
Nicolas Sarkozy en faveur d'une réforme de la loi. Devant la commission d'enquête du
Sénat sur la lutte contre les drogues illicites, mercredi, puis devant des élus des
Hauts-de-Seine, jeudi, le ministre de l'intérieur avait plaidé pour un "dispositif
réellement applicable" en matière de lutte contre les drogues, qui "gommerait la
disposition la plus critiquable : une peine d'emprisonnement contre les simples
usagers". A la place, M. Sarkozy imagine "une échelle de sanctions adaptées qui
permettent de punir réellement et rapidement" les usagers, notamment "les mineurs qui
consomment occasionnellement du cannabis".

Si M. Sarkozy a précisé, vendredi, qu'il apportait là "un avis personnel dans le cadre
d'un débat" entre ministères, un consensus semble néanmoins émerger au sein du
gouvernement sur la nécessité de supprimer l'emprisonnement pour usage de stupéfiants.
Le ministre de la santé, Jean-François Mattei, a ainsi déclaré, le 17 avril, lors d'une
réunion de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, à Vienne (Autriche)
que "fumer un joint relève d'une amende" plutôt que de la prison. Cette dernière
pourrait alors être remplacée par une échelle de sanctions variées, relevant de l'amende
ou de la contravention. Pour M. Perben, il s'agirait de "rétablir plus de
proportionnalité entre la gravité du comportement et la gravité de la sanction".

Si rien n'est encore arrêté, les réunions se multiplient à Matignon pour clarifier la
position du gouvernement sur les drogues et donner, d'ici l'été, sa nouvelle feuille de
route à la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies
(Mildt). Le paysage de la consommation des stupéfiants s'est en effet modifié ces
dernières années, avec une explosion de la consommation de cannabis, notamment chez les
jeunes. Selon l'enquête Escapad, réalisée en 2000 par l'Observatoire français des
drogues et des toxicomanies (OFDT), 41 % des filles et 50 %
des garçons affirment avoir déjà fumé une fois du haschich à 17 ans.

7777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777777

Pubdate: 26 avril 2003 Source: Le Devoir (Canada) Copyright: © Le Devoir
contact: redaction at ledevoir.com Website: http://www.ledevoir.com/

Le Devoir

LIVRES, samedi 26 avril 2003, p. F6

L'opium du peuple

Emmanuelle Retaillaud-Bajac, Découvertes Gallimard

Les drogues font partie intrinsèque de l'expérience humaine. On peut même dire qu'elles
la définissent. Toutes les civilisations revendiquent des plantes magiques dans le
jardin secret de leur histoire. Les premières volutes de marijuana ne s'élevèrent-elles
pas vers 4000 avant J.-C., au Turkistan?

Dans un hallucinant kaléidoscope de textes, photographies, extraits littéraires et
reproductions d'oeuvres d'art, Les Drogues - Une passion maudite retrace l'évolution des
moeurs sociales au sujet des drogues en même temps que leur industrialisation. Elles
passent de plantes aux vertus spirituelles pour rejoindre la famille des médicaments au
XIXe siècle et, enfin, celle des fléaux au XXe siècle.

L'auteur offre en 127 pages un survol des parcours imbriqués des drogues et de
l'humanité -- du commerce du pavot dans l'Antiquité jusqu'à l'invention de l'héroïne par
Bayer; de la secte des hachîchiyîn jusqu'à la déchéance de la beat generation. L'ouvrage
de vulgarisation débouche sur une lucide conclusion: «Que l'on penche pour l'indulgence
ou la sévérité, il est probablement utopique d'envisager une société sans drogue.»

888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

Pubdate: 28 avril 2003 Source: Le Devoir (Canada) Copyright: © Le Devoir
contact: redaction at ledevoir.com Website: http://www.ledevoir.com/

Le Devoir

LES ACTUALITÉS, lundi 28 avril 2003, p. A3

En bref: Sheila Copps favorable à la décriminalisation de la marijuana

A son tour, Sheila Copps se dit favorable à la décriminalisation de la marijuana.
L'aspirante au poste de premier ministre a affirmé en entrevue à la Presse canadienne
qu'elle aimerait que le gouvernement fédéral décriminalise la possession simple de
marijuana.

Mme Copps a pris position au moment où plusieurs réclament impatiemment que le ministre
de la Justice Martin Cauchon dépose le projet de loi promis, et fréquemment reporté. Mme
Copps a par ailleurs reconnu en avoir elle-même fumé lorsqu'elle était jeune.

99999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999

Bulletin de la Ligue Internationale Antiprohibitionniste sur la campagne mondiale pour
la réforme des conventions de l'ONU sur les drogues

Signez l'appel pour la réforme des Conventions des Nations Unies sur les Stupéfiants


26 Avril 2003

L'ONU REAFFIRME LA PROHIBITION ET DEMONISE LA LEGALIZATION DE LES DROGUES

"Nous sommes gravement préoccupés par les politiques et activités en faveur de la
légalisation des stupéfiants et des substances psychotropes illicites qui ne sont pas
conformes aux traités internationaux relatifs au contrôle des drogues et qui
risqueraient de compromettre le régime international de contrôle des drogues"

Extrait de la déclaration ministérielle souscrite le 17 avril par les gouvernements
présents à Vienne. Pour la version complète veuillez consulter
www.antiprohibitionist.org/documents


Du 14 au 17 avril, l'euro-Deputé Marco Cappato, coordinateur des parlementaires pour
l'action antiprohibitionniste, en sa qualité de membre du Parlement européen et Marco
Perduca, Secrétaire Général de la Ligue Internationale Antiprohibitionniste, en sa
qualité de représentant du Parti Radical Transnational auprès des Nations Unis ainsi que
Rafaël Jimenez-Aybar de la LIA-IAL ont participé à la quarante-sixième session de la
commission de l'ONU sur les drogues, au "segment ministériel" sur les drogues ainsi
qu'aux activités du forum non-gouvernemental parallèle du Comité des ONG de Vienne et
aux activitées du Centre Civique de Vienne.

La réunion de Vienne avait été organisé dans le but d'évaluer les 5 dernières années de
la guerre contre la drogue lancée par Pino Arlacchi à New York en 1998. Contrairement à
ce qui c'est produit lors de la session spéciale de l'assemblée générale de l'ONU en
juin '98, la session spéciale de Vienne n'a pas jugé nécessaire de se réunir afin de
lancer un processus préparatoire en 2002 en vue du segment ministériel d'avril 2003.

Le résultat de cette absence de discussion préparatoire fut le plus saisissant dans la
phase initiale du travail des Commissions qui en des nombreuses occasions a suscité des
discussions insidieuses voire incessantes sur la qualité des traductions des termes
employés dans les résolutions présentées. Ces échanges ont systématiquement provoqué des
discussions sur les questions à l'ordre du jour (la réduction de l'offre et de la
demande, le développement alternatif, la coopération internationale, le blanchiment
d'argent sale etc...) que quelques pays come la Belgique, Canada, Grèce, Hollandes et
Suisse) avaient tenté d'enclencher.

La quarante-sixième session de la Commission est terminé par l'adoption de 22
résolutions qui n'approfondissent pas l'ensemble des thèmes auxquels elle devrait faire
face et qui, en vertu de la pratique du consensus, évitent de prendre en considération
des propositions et/ou des plans qui se dissocieraient de la ligne prohibitionniste des
trois conventions de l'ONU. Dans la phase de la présentation des ébauches il y a eu
quelques propositions intéressantes, en particulier concernant les programmes sur la
"réduction des dommages" ou sur les "substances de substitution" dans le domaine de la
thérapie aux toxicomanes. La coalition Etats-Unis - Russie - pays arabes a demandé que
les documents originaux soient soumis à des amendements ainsi que des clarifications,
cette demande a eu pour effet de paralyser les discussions et en conséquence la remise à
plus tard de l'adoption des documents reportée dès lors à la quarante-septième session.

A la fin de la réunion régulière de la Commission, eut lieu le segment ministériel,
pendant lequel les gouvernements présents ont signé une nouvelle déclaration de guerre
contre la drogue. Le texte adopté par près de 140 délégations présentes ne prend point
en compte les échecs des 5 dernières années de la politique de "contrôle" internationale
sur les drogues et ne contient d'ailleurs pas plus le moindre indice quant à la
nécessité de préparer un processus d'évaluation ou de révision de l'architecture
internationale prohibitionniste.

Au même temps, dans la première partie du document final, les Etats membres des Nations
Unies expriment leur souci en ce qui concerne les activités en faveur de la légalisation
des drogues estimant que celles-ci constitueraient un danger quant à l'efficacité des
politiques de "contrôle" des stupéfiants. Ces déclarations parlent pour elles-mêmes, ce
qui est décevant cependant c'est que les Nations Unies dans leur effort de s'ouvrir aux
ONGs, ont accepté à peine une seule intervention lors de la session plénière, celle-ci
fut faite par la Hassela Nordic Network qui apparemment était parvenu à rassembler
1.300.000 signatures soutenant leur appel, qui n'était en fait qu'une sorte de promesse
de fidélité éternelle aux conventions de l'ONU.

Le Directeur Antonio Maria Costa, le successeur de Pino Arlacchi, affirme quant à lui
qu'à travers la révision des politiques générales du bureau de l'ONU à Vienne (qui a été
rebaptisé l'Office des Nations Unies sur les drogues et les crimes) l'UNODC veut
impliquer les ONGs dans les actions des Nations Unies. L'intention de la Ligue
Internationale Antiprohibitionniste à cet égard est de répondre à cette invitation par
la présentation d'un document qui fournit une lecture critique des données présentées
par l'ONU sur la production et la consommation des drogues illicites autre qu'une
méthode toute donnée de rassemblement des données et qu'une simple méthodologie de
travail fournis par le bureau de l'ONU à Vienne.

Evidemment "le rapport" de la collaboration avec l'UNODC n'en est qu'à ces ses débuts,
sa durée et sa qualité dépendra exclusivement de l'accueil et des contributions que lui
prêteront les groupes indépendants tels que la Ligue Internationale
Antiprohibitionniste, le Trans-Natonal Institute, Forward Thinking on Drugs, the
International Harm Reduction Development ou même le Senlis Council.

En particulier, approximativement 200 copies de cette étude coordonnée par le prof.
Carla Rossi de l'université de Rome, ont été distribuées aux délégués d'une centaine de
pays, aux fonctionnaires de l'ONU et même aux O.N.G présentes. Marco Cappato et
Kathalijne Buitenweg, membres du Parlement européen, ont d'ailleurs présenté les
activités des Parlementaires pour l'Action Antiprohibitionniste au sein du PE au cours
d'une discussion, organisés par le Senlis Council, qui a eu lieu au Centre Civique de
Vienne.

Signez l'appel pour la réforme des politiques internationales sur des drogues

La campagne pour la réforme des conventions de l'ONU sur les drogues continue. Dans les
semaines avenirs aura lieu la relance de l'appel mondial adressé à Kofi Annan demandant
la réforme des conventions de l'ONU ainsi que la réouverture du front européen
antiproibitionniste, ceci en raison des élections du PE de 2004. Si pour l'ONU il était
impossible d'ouvrir une discussion pendant sa session plénière, nous devons nous assurer
désormais que les Etats membres plus progressifs et plus libéraux, unilatéralement,
commencent un processus de réforme à travers la présentation d'amendements ou en se
démettant des conventions.

Le 29 avril, le President de la LIA Arnold Trebach, l'euro-deputé radical Marco Cappato
et le Senatore Pierre Claude Nolin presenterons au National Press Club de Washington la
campagne internationale et les developpements au sein du Parlament Canadien sur la
legalization du cannabis.

Dans les jours qui avaient précédé la réunion de Vienne, plus de 8,000 citoyens de 91
pays avaient déjà signé l'appel de la Ligue Internationale Antiprohibitionniste et du
Parti Radical Transnational, parmi lesquels plus de 250 législateurs de plus de 25 pays.
Nous vous invitons à signer notre appel en ligne sur www.antiprohibitionist.org, à la
faire passer notre message et à lancer une campagne "banner" au sein de votre
organisation.

Afin de contribuer financièrement à notre campagne internationale veuillez nous écrire
liafax at radicalparty.org ou visitez la page www.antiprohibitionist.org/donate.


              --------------------------------------------------------------------------
----------------------------------------------------------------------------------------
------------------------

Editor in Chief: Marco Perduca
Directeur: Vincenzo Donvito
Graphique & Distribution:  C.E.D. Roma

Le Liafax est publié avec la contributio de l'Open Society Institute

To SUBSCRIBE

To UNSUBSCRIBE
Pour ne pas recevoir d'autres email, envoyer le message sans modifier l'objet de
l'email.
Attention: cette opération doit être effectuée en utilisant
l'adresse email dont on veut demander l'annulation.



101010101010101010101010101010101010101010101010101010101010101010101010101010101







Plus d'informations sur la liste de diffusion Imc-france-paris