[Imc-france-paris] Drogues : le temps du debat et de l'action
FARId
farid at no-log.org
Jeu 6 Nov 14:19:22 PST 2003
Bonjour,
Un petit message, pour vous inviter a participer activement au succes populaire du Forum
Social Europeen qui commence la semaine prochaine. Du 12 au 15 novembre, des milliers de
citoyenNEs de l'europe entiere tenteront d'etablir les bases d'une nouvelle societe,
d'une politique alternative, d'un autre monde possible. Pour plus d'information :
www.fse-esf.org
Ce message vous donne quelques elements de reflexion sur l'un des theme aborde par le
FSE : pour une nouvelle politique en matiere de drogues.
Un seminaire (le 14), trois ateliers (le 14 et le 15), et une manifestation (le 15).
Et pour bien entamer ce programme, dans le cadre du Forum Social Local - Paris 19, du 3
au 11 novembre,
Rendez-vous le mardi 11 novembre 2003 a 11h, au Dirty Dancing, Cour du Maroc 45 rue
d'Aubervilliers, M° Stalingrad.
Sur le theme : "Drogues de rue et conflits de voisinage : vers une citoyennete
partagee", Debat - Rencontre entre usagers de drogues, medecins, associations, membres
du panel citoyen du quartier Stalingrad et habitants du 10ème, 18ème et 19ème. Entre
desarroi d'usagers et colere des riverains, l'espace d'une citoyenneté partagee inedite
se dessinne dans le 19eme... vers un centre de ressources et de consommation encadré ?
NB : repas convivial possible sur place (Boissons, crepes, "la pinte a fondue").
Ci apres la presentation des ateliers et du seminaire (date et lieu), une invitation au
4 eme Festival du Chanvre et des Eco-technologies et un texte relatif a la feuille de
coca. Il est toujours utile d'avoir des elements de reflexion qui ouvrent d'autres
horizons, le recent mouvement populaire en Bolivie en est une illustration. Je vous
souhaite une bonne lecture, et surtout une bonne participation a tous ces
rassemblements.
Toujours a votre disposition,
FARId - 06 148 156 79
CAM-RD ( Collectif Agir pour une Meilleure Reglementation des Drogues)
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Extrait du programme du Forum Social Europeen
Modalites de participation :
Simple participants :
3 euros pour les personnes en difficulte ; 11 euros pour les personnes qui gagnent plus
de 1000 euros par mois ; 33 euros pour les personnes qui gagnent de 1000 a 2000 euros
par mois ; 55 euros pour les revenus mensuels superieurs a 2000 euros.
NB ( une partie de la participation financiere alimente le fonds de solidarite)
Representants de delegation : 55 euros ; membre de delegation : 33 euros.
Ateliers :
Le 14 novembre 2003 de 9h a 12h a Bobigny (Elsa Triolet - salle 2), "prévention dans les
milieux festifs" proposé par Medecins du Monde.
Le 14 novembre 2003 de 14h a 17h a Ivry (Bourse du Travail), "Pour une politique
internationale juste et efficace en matiere de drogues" proposé par Encod et le CIRC.
Le 15 novembre 2003 de 9h a 12h a Ivry (salle Pierre et Marie Curie), "Pratiques et
cultures illicites" proposé par Encod et Mama Coca.
Seminaire :
Le 14 novembre 2003 de 18h a 21h a Bobigny (Gymnase Henri Wallon - salle 2), "Usages de
drogues et reduction des risques : pour une politique internationale juste et efficace
en matiere de drogues"
Plus d'information sur demande : farid at no-log.org
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http://www.chanvreetcie.com/index.php?ProID=0&ID=&Message=5&FicheNum=56
Fédération des Circ
Association Loi 1901
BP 3043 - 69605 Villeurbanne Cedex
Tél. : (0) 611 531 007 - Fax : (0) 611 531 012
LE CHANVRE AU COEUR DE PARIS
Le 4ème Festival du Chanvre et des Eco-technologie organisé par l'association Paka, se
tiendra cette année du 7 au 9 novembre 2003 à la Cité des Sciences et de l'Industrie du
parc de La Villette à Paris (XIXème arrondissement).
La journée du vendredi 7 est réservée aux professionnel[le]s
Au programme
marché chanvrier, défilé de mode "chanvré", conférences et projections...
Accès
. en métro ligne 7, station Porte de La Villette
. en autobus n°75, 139, 150, 152, PC, station Porte de La Villette
. en voiture Paris périphérique nord, sortie Porte de La Villette
Parc auto payant, entrée quai de la Charente et boulevard MacDonald
Entrée 10 Eu
Contre la prohibition, la corruption et la désinformation
Résistance et autoproduction !
La presse alternative : http://www.cequilfautdetruire.org
L'info sans propagande : http://www.France.indymedia.org/
Toute l'information sur le chanvre : http://www.cannabistrot.net et
http://www.circ-asso.net
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DIAL D 2494 du 1 au 15 septembre 2001
Mots-clés : Drogue, Nord-Sud, Marché mondial
Une autre façon d'envisager le problème de la cocaïne
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N'y-a-t'il pas d'autres réponses efficaces au problème de la cocaïne que celle qui
consiste à s'en prendre à la coca ? Quelques vérités fondamentales sont ici rappelées
concernant le marché de la cocaïne, les raisons de la consommation de cette drogue dans
les pays du Nord et la nécessaire distinction entre coca et cocaïne. La question
d'ensemble est située dans le cadre des relations Nord-Sud. L'auteur, René Mendoza
Vidaurre, propose la mise en place d'une autre politique que celle massivement suivie
actuellement dans le monde.
Article paru dans Envío, avril 2001.
Un commerce aux bénéfices fabuleux
Une grande distorsion des prix apparaît dans le processus économique qui se développe
tout au long de la chaîne coca-cocaïne. Voici des chiffres arrondis et approximatifs :
il faut 275 kilos de feuilles de coca pour fabriquer deux kilos et demi de pâte. Avec
ces deux kilos et demi de pâte on fait un kilo de cocaïne-base avec lequel on obtient
600 grammes de cocaïne pure. Comment les prix augmentent-ils dans cette chaîne ? Les 275
kilos de feuilles de coca sont payés à peu près 250 dollars au paysan bolivien ou
péruvien qui les cultive. Les
deux kilos et demi de pâte sont payés 5 000 dollars. Le kilo de cocaïne-base vaut 11 000
dollars et le kilo de cocaïne pure 20 000 dollars. Tous ces prix sont ceux du Sud. Et
dans le Nord, les prix s'envolent. Ce même kilo de cocaïne pure payé 20 000 dollars en
Colombie ou en Bolivie en coûte 60 000 aux États-Unis. Ensuite, ce kilo se transforme en
deux kilos de cocaïne dont la pureté est réduite de moitié, avec lesquels on obtient
alors 120 000 dollars. Ensuite, la pureté de ces deux kilos est abaissée à 12% pour
obtenir huit kilos qui, vendus au gramme dans les rues de n'importe quelle ville des
États-Unis, peuvent rapporter jusqu'à 500 000 dollars. Plus la cocaïne est pure et moins
elle est dangereuse, mais plus elle est pure, plus elle est chère. Aux États-Unis et
dans les sociétés du Nord, il y a de plus en plus de chanteurs, d'artistes, de
politiciens et de chefs d'entreprise qui utilisent la cocaïne pour se sentir sûrs d'eux
et être capables de faire ou de dire n'importe quoi face au public. Ces personnes payent
n'importe quel prix pour avoir de la cocaïne de grande pureté. Ce que consomment les
pays pauvres du Sud et les pauvres du Nord, ce n'est pas de la cocaïne pure mais du
crack ou bazuko, une pâte de cocaïne pas bien raffinée et mélangée à divers produits
chimiques qui causent beaucoup de dommages à l'organisme.
Nord et Sud : deux poids et deux mesures
La cocaïne n'est pas la coca. Leurs identités sont différentes. La coca est la culture
centrale d'une civilisation millénaire qui a des consommateurs depuis des temps
immémoriaux. La cocaïne a une histoire courte. C'est à la fin du XIXème siècle et au
commencement du XXème qu'on a commencé à extraire la cocaïne de la feuille de coca,
résultat de progrès chimiques et pharmaceutiques des pays développés du Nord. Très vite
l'inhalation de cocaïne est devenue une mode pour les artistes et une partie de la haute
société d'Europe et des États-Unis. En 1931, la consommation et la vente de cocaïne ont
été déclarées illégales dans le monde entier. La cocaïne est un produit transformé
stimulant et dangereux pour l'organisme, comme l'alcool. L'alcoolisme est un vice aux
conséquences néfastes, plus répandu dans le monde que la dépendance à l'égard des
drogues. Mais faut-il, pour en terminer avec l'alcoolisme, déclarer la guerre aux
producteurs de canne à sucre - matière première du rhum -, aux producteurs d'orge -
matière première de la bière ? Faut-il incarcérer celui qui boit une bière ou un whisky
? Ces questions paraissent ridicules. S'en prendre aux producteurs de coca pour
éradiquer la cocaïne devrait apparaître aussi ridicule. La coca est un produit du Sud,
mais les produits nécessaires pour fabriquer la cocaïne continuent à arriver dans le Sud
en provenance des pays du Nord. Les petits avions qui arrivent aux États-Unis en
transportant la cocaïne fabriquée en
Bolivie repartent en Bolivie en transportant de l'éther fabriqué aux États-Unis.
L'éther - un produit chimique indispensable pour fabriquer la cocaïne - est produit
seulement par un très petit nombre d'usines aux États-Unis. Les narcotrafiquants
latino-américains envoient de la cocaïne et les narcotrafiquants étasuniens envoient de
l'éther. Puisqu'il s'agit du même commerce, pourquoi punir seulement les premiers
?Pourquoi deux poids et deux mesures : la tolérance pour le Nord et la répression pour
le Sud ?
Une consommation stabilisée dans des sociétés en crise
Il est évident que la demande de cocaïne n'est pas déterminée par l'offre. La cocaïne
n'est pas un produit dont les publicités à la télévision encouragent la consommation. À
cause de son prix, la cocaïne est un produit de luxe. Il y a une offre parce qu'il y a
une demande pour ce produit, simple expression d'une loi économique. La plus grande
partie de la demande de cocaïne vient du Nord de la planète. Selon de nombreuses
publications et statistiques officielles, la demande de cocaïne n'a subi que de petites
variations pendant ces dernières années. Le plus gros marché est toujours les
États-Unis - notamment dans les régions urbaines - où on observe une baisse de la
consommation, bien qu'elle ait lieu surtout parmi les consommateurs occasionnels (casual
users). Au Canada, après une baisse de la consommation dans la période 1993-97, elle a
recommencé à monter en 1999. Les pays d'Europe dans leur ensemble ont vu la consommation
augmenter pendant toute la décennie des années 90, à l'exception de 1998. Les prix du
marché - un marché caractérisé par la clandestinité et la violence - tendent à se
stabiliser, après une baisse en Europe dans les années 90 et aux États-Unis dans les
années 80. Les prix varient : dans les pays européens, les prix considérés comme
moyens - selon la taille de la société - baissent en Italie, se maintiennent en Espagne,
en Allemagne et en Suisse, et montent en France et en Grande-Bretagne. Toutes les
données indiquent que non seulement l'offre n'est pas contrôlée, mais la demande non
plus. Il n'y a pas de diminution significative de la consommation - comme on essaye de
le faire croire - et
ce qui prédomine est un ensemble de variables avec des tendances à la stabilisation.
Pourquoi tant de toxicomanes ?
On calcule qu'aux États-Unis il y a entre 20 et 30 millions de cocaïnomanes. Pourquoi
une demande si élevée pour cette drogue ? Pourquoi la jeunesse, surtout celle du Nord,
consomme de la cocaïne et devient dépendante de cette substance ? Frustration face à un
système social ressenti comme excluant ? Le vide que produit l'individualisme et les
relations d'amitié remplacées par la technobureaucratie et les règles froides d'un
"vivre ensemble" presque nul ? Le fait de se sentir sans contrôle sur sa propre vie ?
Après avoir fait des études
participatives avec des consommateurs de drogue, Tom de Corte, criminologue et
anthropologue belge, établit que le problème n'est pas tellement la drogue, mais le
manque d'autocontrôle, un facteur qui s'aggrave chez les jeunes les plus pauvres. Le
problème n'est pas la cocaïne. Le problème est dans les sociétés du Nord, dans leur
système et dans leur logique de vie. Le plus raisonnable ne serait-il pas de chercher
des réponses et d'organiser des programmes de développement alternatif là-bas, dans les
sociétés du Nord ?
Légaliser la cocaïne ?
Tant qu'il y aura une demande, il y aura une offre. Bien que les États-Unis chargent de
plomb le bâton et fassent grossir la carotte, la coca renaît dans d'autres aires et dans
d'autres régions. On n'arrive pas à l'éradiquer. Parce qu'il y a une demande de coca
dans le Sud en tant que composant des médicaments - elle a toujours existé - et
fondamentalement parce qu'il y a une demande de cette drogue de luxe dans le Nord. À
l'avenir, on produira peut-être la cocaïne sans avoir besoin des magnifiques feuilles de
la coca. À l'avenir, la cocaïne sera peut-être légalisée dans le monde entier. Si cela
arrive, avoir ruiné la vie de tant de familles paysannes, en avoir assassiné autant,
quel sens
cela aura-t-il ? L'histoire nous apprend que le café a été un produit prohibé, un
produit considéré "immoral" à un moment du passé. Il en a été de même pour l'alcool. En
1919, on a promulgué aux États-Unis la "Loi sèche" qui interdisait la vente et la
consommation de boissons alcooliques. Cette loi n'a pas fait baisser la consommation
d'alcool, elle a seulement fait augmenter son prix jusqu'à des hauteurs vertigineuses.
Et elle a aussi fait apparaître des mafias de trafiquants d'alcool extrêmement
puissantes et violentes. C'était l'époque d'Al
Capone à Chicago. En 1933, la loi sur la prohibition a été abolie et les choses sont
revenues à leur place : ceux qui buvaient ont continué à boire, le prix de l'alcool a
diminué et les mafias ont perdu de leur pouvoir. Les choses changent au cours du temps.
Elles changent aussi selon les endroits. Aux Pays-Bas, au Danemark et en Belgique, la
consommation de marijuana est légale, et les statistiques ne sont pas plus alarmantes
dans ces pays que dans ceux où la marijuana est toujours un produit illégal, interdit et
poursuivi. Un regard dans le temps et dans l'espace montre que l'aspect moral de
n'importe quelle activité économique est souvent relatif. En outre, l'illégalité rend
plus risqué
n'importe quel commerce et ce sont ces risques qui causent les distorsions des prix. De
plus, il y a toujours des réseaux de corruption autour de ce qui est illégal : "les
entrepreneurs" de commerces illégaux doivent acheter des consciences, des autorités, des
institutions... En outre, ce qui est illégal entraîne toujours de la violence. Comme il
n'y a ni lois, ni tribunaux, ni autorités auxquelles recourir lorsqu'il y a des
problèmes, tous les conflits sont résolus à coups de feu. Des gens de plus en plus
nombreux pensent et disent déjà dans le monde entier que la solution serait de légaliser
la production, le commerce et la consommation de la cocaïne. C'est-à-dire libérer le
marché. À une époque où le libre marché est la norme globale, cela est complètement
logique. Le jour où la cocaïne sera légale, ce sera la fin des bénéfices fabuleux et la
violence qui accompagne ce commerce diminuera. Évidemment, ceux qui sont les plus
intéressés à la non-légalisation de la cocaïne sont les narcotrafiquants étasuniens, les
Al Capone d'aujourd'hui, qui sont ceux qui gagnent le plus de millions avec la cocaïne.
Jouer avec le feu : une guerre inventée et non nécessaire
Le concept moral-immoral est particulièrement faux du point de vue de ceux qui,
politiquement et économiquement, sont les puissants, qui dans le cas présent
intervertissent les valeurs : l'ennemi est la cocaïne, mais ils attaquent la coca ; l'
indésirable est le système qui ne satisfait pas la majorité de la jeunesse, mais ils
mettent en prison des jeunes parce qu'ils ont goûté à la cocaïne ; on qualifie de péché
le produit cocaïne - qui sera certainement légalisé à l'avenir - et le produit coca -
qui depuis des milliers d'années a toujours été légal et élément sacré dans la culture
de millions d'êtres humains -, et on commet un péché en versant le sang paysan dans une
impunité absolue. Ne serait-il pas mieux de produire de nouveaux types de société au
lieu d'inventer de nouvelles guerres ? En inventant des guerres basées sur l'inversion
des valeurs, on ne perçoit pas les profondes blessures qui sont causées, ni les
répercussions qu'elles auront à moyen et long terme. Selon une loi de la physique, toute
action - la politique du bâton - entraîne une réaction - le mouvement paysan - et de
cette manière, les conflits en Bolivie, au Pérou et surtout en Colombie, loin de s'
apaiser, s'aggravent. L'État peut humilier le monde paysan à court terme, mais il sème
la violence à long terme. Ce qui n'est pas un motif de préoccupation pour le
gouvernement des États-Unis, ni pour les gouvernements du Sud qui se soumettent à sa
politique, devrait l'être pour ceux qui sont du côté des majorités et qui travaillent
pour éradiquer la pauvreté. L'État bolivien force les paysans à vivre en se souvenant de
l'humiliation que des soldats appartenant à leur propre sang et même à leurs propres
communautés leur ont infligé. Ces blessures pourront-elles être guéries à l'avenir en
envoyant des fonds pour le "développement alternatif", le "développement durable", la
"réduction de la pauvreté", le "développement de la perspective du genre [place de la
femme]", et la "participation citoyenne" ? Pourra-t-on guérir ces blessures en envoyant
des prêtres, des pasteurs, des techniciens d'ONG et d'agences internationales qui à
l'heure actuelle gardent le silence face à cette guerre non nécessaire et cruelle ?
Comment espérer que les enfants des paysans qui vont à l'école puissent écouter leurs
enseignants parler de respect pour le président de leur patrie, quand la nuit précédente
on a tué leur père, incarcéré leur frère et violé leur tante précisément au nom du
président et de la patrie ? En Bolivie, la guerre contre les drogues révèle le talon d'
Achille de la globalisation : le rejet des différentes cultures avec leurs propres
intérêts et visions. Les pays du Nord imposent leurs valeurs et dilapident leurs
ressources pour inventer des guerres dans d'autres pays. Les résultats de ces guerres
ont prouvé que leurs valeurs et leurs diagnostics sont erronés.
La drogue de la guerre
Le gouvernement des États-Unis a des raisons cachées dans cette guerre : défendre ses
propres "tsars de la cocaïne" et s'approprier les terres amazoniennes et leurs
ressources, et en même temps éviter d'affronter les contradictions internes de son
propre système, qui rend si malheureux des millions de leurs jeunes. Le gouvernement des
États-Unis joue avec le feu. Le volcan des humiliés peut se réveiller. La violence qu'on
est en train de semer pour qu'on ne sème plus de coca aura une seule récolte : plus de
violence. Le gouvernement bolivien devrait dialoguer avec le mouvement paysan des
cultivateurs de coca, qui participent activement aux institutions du pays avec leurs
propres députés à l'Assemblée législative et avec leurs conseillers dans les
administrations municipales. Ce serait l'occasion de construire un projet national, sans
avoir besoin de monter dans un char de guerre étranger. Le dialogue, à l'inverse du
monologue qui impose une vision unique avec de plus en plus de bâton et avec une carotte
qui ne nourrit pas, construirait un horizon commun. Un tel processus amènerait la
Bolivie à éviter la drogue de la guerre.
Traduction DIAL. En cas de reproduction, mentionner la source DIAL.
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