[Imc-france-paris]
PS, delit de solidarite et politique anti immigres
FARId
farid at no-log.org
Mer 10 Sep 11:55:26 PDT 2003
Bonjour,
Ci dessous un message dont il faut deduire que le PS est une machine a elire des
(ir)responsables politiques qui font deshonneur a la gauche. N'ai je point entendu DSK,
Fabius et consorts nous bassiner sur le theme "le parti socialiste doit incarner une
politique economique et sociale basee sur la solidarite, contre l'exclusion"... bref,
que le PS commence par faire le menage dans ses rangs d'elu-e-s qui aujourd'hui, au
quotidien ne demontrent, que situer leur parti (PS) a Gauche est une monstrueuse
tartufferie.
Hasta la victoria siempre.
FARId
> Message reçu par une amie du GISTI :
>
> un maire PS SANCTIONNE UN ELU POUR DELIT DE SOLIDARITE
>
>
> Le Maire de Palaiseau sanctionne un élu Serge Guichard, pour délit de
> solidarité : Serge a en effet, soutenu les familles Roumaines expulsées
> illégalement.....
>
> Merci de faire suivre l'info et, pourquoi pas, d'intervenir auprès du
maire
> de Palaiseau ??????????????,,
>
> Suite :
>
> Chers amis,
>
> je reviens sur mon message précédent, envoyé hâtivement.
>
> Je pense que la sanction du maire de Palaiseau à l'encontre de Serge
> Guichard est inacceptable : nous menons tous ce combat contre la loi Sarko
> et le délit de solidarité. Nous avons signé le manifeste des délinquants
et
> nous nous apprêtons ce soir à le réactualiser, avec notamment les
> arrestations de citoyens solidaires, tels Romain...
>
> Aujourd'hui, c'est un maire socialiste qui sanctionne un militant,
solidaire
> de familles roumaines expulsées de façon scandaleuse il y a dix jours.
>
> C'est totalement inacceptable.
>
> je crois qu'il faut haut et fort clamer notre indignation.
>
>
> Documents joints :
>
> Situation I :
>
> Dossier Roumains.
>
>
> Moins d'une centaine de personnes, Roumaines, environ 20 familles
> squattent un terrain de la DDE à Palaiseau. Au plus le nombre recensé
> est de 89, compte tenu qu'il y a des célibataires.
>
> Certaines personnes squattent ce terrain depuis quatre, voir trois
> ans et demi. Certaines de ces familles vivent à Palaiseau depuis cinq
> ans. En effet avant le squat du terrain rue des Alliers elles ont
> squatté une maison à proximité.
>
> Ces personnes viennent à peu près toutes de la même région en
> Roumanie, au Nord -Ouest du pays. Ce sont des paysans pauvres fuyant
> la misère, les revenus de leurs fermes ne peuvent leur assurer le
> minimum vital, les usines ont fermé, rachetées par des "
> investisseurs " Français, AllemandS. Ce ne sont pas des " Roms
> roumains ", qui auraient eu aussi droit à notre solidarité, mais il
> se trouve qu'à Palaiseau c'est un squat de Roumains.
>
>
>
> Ci dessous les renseignements recueillis après recoupement des
> informations, difficiles à obtenir évidemment.S.
>
> Madame Sas Boc Luska , 46 ans a 5 enfants, 4 sont en France. En
> France depuis plus de quatre ans.
> Monsieur Ciocan Grigore Ioan est marié, il a 23 ans et un enfant né en
France.
>
> Monsieur Varadie Floryn Gheorghe est marié avec madame Varadie Maria
> également citée. Agés tous deux de 28 ans ils ont un enfant de trois
> ans né en France. Ils sont en France depuis plus de quatre ans. Leur
> enfant inscrit à l'école ne peut y aller actuellement, il est malade,
> il y retournera dès que possible. Ils ont fait une demande de
> logement. En France, il vit de divers travaux d'entretien agricoles
> et de bâtiment. Comme la plupart ! Parfois ils ont des embauches de
> plus long terme dans d'importantes entreprises.
> Trop souvent ils ne sont même pas payésS
>
>
> Monsieur et madame Bérinde sont également mariés. Madame Bérinde est
> enceinte de 6 mois.
> Monsieur Orha Bérindé et madame Maria Bérindé. Mariés, une fille de
> six ans qui doit être scolarisée prochainement. Les démarches ont été
> faitesS
> Ils ont aussi fait une demande de logement.
>
> Monsieur Ciorba Grigori est célibataire.
>
> Monsieur Pop Gheorghe à 34 ans, il est marié sa fille de quatre ans
> est née en France.
>
> Monsieur Ciocan Gheorghe Ioan, 27 ans
> Monsieur Ciocan Ioan 28 ans
>
> Monsieur Gigore Ciocan est marié avec madame Florica Angélica Ciocan
> ils ont un garçon de cinq ans, ( Florin ), scolarisé, ils ont aussi
> fait une demande de logement.
>
> Monsieur Ciorba Vasile à 47 ans, sa fille est mariée, elle vit à Paris.
>
> Monsieur Sas Gheorghe à 32 ans, célibataire, il est également depuis
> plus de quatre ans en France
>
> Monsieur Ioan Ciocan est marié à madame Marioara Ciocan Ils ont deux
> enfants. Un garçon de six ans dont il est prévu qu'il sera scolarisé
> en septembre, et une fille de quatre ans, née en France, qui sera
> aussi scolarisée dès que possible, vraisemblablement à la rentrée de
> septembre 2003
> NB : En relisant ce texte j'ajoute que c'est fait mais je parle plus
> haut de leur situationS
>
> Monsieur Ghéorghe Pop est marié à madame Mariana Pop. Ils ont un
> enfant né en France, scolarisée. Et un garçon de 10 ans, ils veulent
> aussi qu'il suive des cours de FrançaisS
>
> la famille mihoc-lonela, une fille de trois ans et qui ont demandé la
> scolarisation, certificat jointS
>
> Il y a 18 jeunes de moins de 18 ans, six d'entre eux ont entre 3 et 6
> ans. Parmi ces six enfants quatre sont nés en France.
> Il s'agit de
>
> Costan Gabriela Maria a 17 ans.
> BOC Vasile Daniel 15 ans
> BOC Dimitri Florin 17 ans
> SEKE Ghéorghe Daniel 17 ans
> VARADIE Florin 16 ans
> SAS Ghéorghe 17 ans
> Sas Stilian 16 ans
> CIORBA Gheorghe 17 ans
> MIHOC Jon 14 ans
> SAS Vasile 16 ans
> SAS Vasile 17 ans
> CIORBA Gheorghe 17 ans
> JlASCU Florin 16 ans
> DAN Ghi 16 ans
>
>
> MIHOC Jonela 3 ans ( fille)
> CIOCAN Nicolaïe 5ans
> CIOCAN Florin 5 ans né en France
> POP LOSAC Danela 5 ans, née en France
> POP Larissa 5 ans, née en France
> Varadié 3ans Né en France.
>
>
> Le terrain est entretenu, pas de sacs poubelles, pas de déchets. Le
> ramassage des ordures est assuré par le syndicat d'ordures ménagères,
> sur demande de la mairie et les résidents roumains entretiennent le
> squat.
>
> Déversement régulier de " mort aux rats "
> Nettoyage à l'eau de javel
>
> Les hommes ont d'ailleurs entassé les résidus de ferraille, le plus
> loin possible des habitations,
> Toute cette ferraille était là avant leur arrivée suite à
> l'occupation voici plusieurs années par des " gens du voyage " le
> terrain n'ayant jamais été nettoyé par la DDE propriétaire qui se
> souciait donc peu des conséquences sur le voisinageS.
> Les Roumains espèrent la mise à disposition d'une benne que Philippe
> Brétécher et moi avons demandé à plusieurs reprise en mairie afin
> d'enlever ces résidus de ferraille.
>
> Un système d'aide à l'alphabétisation, associatif s'organise, ainsi
> qu'une veille sanitaire.
>
> 2° Il n'y a pas d'implantation nouvelle depuis plus d'un an.
> Contrairement à ce qui à été dit. Pas de baraque nouvelle, pas de
> famille supplémentaireS.
> La police ne fait pas état de trafic particulier. Nous nous sommes
> longtemps interrogés sur cette question, par précaution. Aujourd'hui
> rien ne permet de laisser circuler des rumeursS
> Y a t-il des rapports de police ?
>
> 3° Les titres de propriété sont effectifs. Les parcelles listées sont
> bien référencées, en mairie, et attribuées aux propriétaires
> annoncés, la DDE..
> Cela dit l'occupation du terrain ne correspond pas à la liste
> fournie. ( voir les plans )
> Les Roumains n'occupent que le tiers des parcelles annoncées.
> Les parcelles 58 et 140 étant occupées par d'autres personnes n'ayant
> rien à voir avec les RoumainsS.
>
> Ils occupent les parcelles 57, 56, ( pas entièrement, aux trois
> quarts ) et 144, 145.
> Pas les autres parcelles. Nous avons mesuré pour être sûrsS.
>
> Il n'y a pas de projet, urgent d'utilisation du terrain, toutes les
> données recueillies en mairie ne laissent rien prévoir avant deux ansS
>
> Situation II :
>
> 1)
> Bonjour
>
> Ci dessous une déclaration témoignage et un appel.
>
> Hier soir, vers 18h, nous sommes allés, jean Pujol et moi,
> rencontrer les familles roumaines qui ont reconstitué un camp de
> fortune à Palaiseau. Il y a 10 familles ( peut-être 12...) dans ces
> nouveaux baraquements, quelques autres vont revenir.
> Nous savons donc désormais où sont les uns et les autres et comment
> les choses se sont passées. Il y a de quoi être en colère, avoir un
> sentiment de malaise et le ventre noué..
>
> Comment peut-on traiter ainsi des personnes? Comme nous le disons
> dans la déclaration distribuée au marché, "ce n'est pas en chassant
> les pauvres que l'on combat la misère"...Ajoutons qu'on l'aggrave,
> que l'on divise là ou plus que jamais la société à besoin de
> solidarité...
>
> Ce que nous craignions se confirme, après la destruction du squat
> avenue des Alliés, les Roumains mis à la rue, mais non expulsables,
> car en situation régulière, ont dû reconstruire des baraques; Il faut
> bien se loger, abriter les enfants....,
> Malheureusement, eux qui devaient vivre dans ces bidonvilles depuis
> plusieurs années ont dû reconstruire des baraquements dans des
> conditions encore plus misérables: pas de sanitaire, pas d'eau, pas
> d'électricité. La topographie du terrain fait craindre pour l'automne
> et pour l'hiver. Dès qu'il y aura de la pluie, ce sera la gadoue.
>
> Il n'en reste pas moins que leur dignité, leurs efforts pour que les
> lieux soient propres, autant que faire se peut, ne se démentent pas.
> C'est émouvant, étonnant.
>
> Dans un petit coin du campement une table était préparée pour des
> cours de Français...
>
> Nous y avons rencontré des personnes dont la vitalité, le courage, la
> volonté de se sortir de la misère forcent le respect. Évidemment des
> coups tels la destruction du squat leur font mal, mais comme ils
> l'ont répété à plusieurs reprises " nous n'avons rien à perdre, nous
> ne pouvons qu'améliorer notre situation"
> Le besoins de solidarité est urgent....
>
> La police est déjà venue les voir, à deux reprises, leur disant
> qu'ils pouvaient rester là à condition que le nombre de "résidents"
> n'augmente pas....
>
> Rappelons que pour l'instant outre ces familles regroupées dans ce
> camp de fortune, il y a d'autres familles réfugiées ailleurs, dans
> d'autres communes..
> Deux femmes dont les familles sont réfugiées à Nanterre chez une amie
> font tous les matins le trajet Nanterre-Palaiseau pour amener leurs
> enfants à l'école, l'une à la maternelle Bara, l'autre à Wallon.
> Nous les avons déjà revues à deux reprises. Mardi, jour de la
> rentrée scolaire, et hier matin après un rendez-vous en mairie. Nous
> leur avons demandé pourquoi ce trajet, s'il ne serait pas mieux de
> mettre leurs enfants dans une école plus proche. La réponse est
> simple, la solidarité entre eux et avec la population est leur
> première ressource, leur énergie.
>
> Que ce soit les personnes rencontrées dans le nouveau campement, ou
> ces deux femmes avec lesquelles nous avons eu plusieurs échanges,
> tous les témoignages sur le fil des évènements, du mercredi 26
> septembre convergent.
>
> Ce matin là, la police est venue vers 6h30 ( 7h disent d'autres) pour
> leur annoncer que tout était fini, qu'elles et ils devaient partir.
> Ils n'ont eu que quelques minutes pour faire leur balluchon. Les
> policier disant: "Dehors, partez vous avez le choix, Versailles ou
> Paris", la grosse pelleteuse arrivant.
> La pelleteuse serait rentrée vers 8h mais auparavant elle se creusait
> un chemin d'accès....Les choses étaient suffisamment inquiétantes
> pour que les Roumains ne résistent plus.
> Contrairement a ce qui a été dit donc il y avait plusieurs personnes
> présentes dans le squat ce matin là, au moins 11 personnes (13 selon
> certains ) au total...Elles ne souhaitaient pas partir...Les familles
> absentes étaient effectivement au pays pour les travaux des champs...
>
> Nous pouvons donner des renseignements précis, avec l'accord des
> Roumains. Les familles Ciocan, Ciorba, Cosma, Sas, Sas, Coican,
> Pop....Monsieur et madame Ciocan Marioara et Ioan, parents des deux
> petits Roumains, Adélina et Daniel scolarisés l'an passés à Wallon,
> étaient présents au squat, avant l'expulsion.
> Beaucoup ont consacré l'été à trouver du travail, apprendre le
> français, garder le squat...
> Les parents Ciocan tenaient à préparer la rentrée de leurs deux
> petits. Les enfants étaient en Roumanie, leur retour a été retardé en
> raison de la destruction du squat. Les deux enfants seront à l'entrée
> de l'école Wallon l lundi matin, les autres Roumains ayant
> reconstruit une baraque pour cette famille. C'est pour cela que Mr et
> Mme Ciocan avaient demandé à madame Angélique Buzgo de s'assurer que
> les inscriptions scolaires de leurs enfants étaient confirmées, de
> vérifier qu'ils ne soient pas radiés.
>
> Deux autres familles, les Seké, sont rentrées le lendemain de la
> destruction du squat. Ils étaient en route, ils ont trouvé leurs
> baraques détruites, leurs affaires en partie irrécupérables....Ils se
> réinstallent avec les autres.
>
> En fait, la police était venue le samedi, le dimanche et le lundi
> matin précédents, leur annoncer que le squat allait être rasé le
> mercredi matin. En plus de ces pressions verbales, un "papier" aurait
> été épinglé sur une porte pour l'annoncer. Ce papier s'est perdu dans
> les gravats....C'est donc bien plusieurs jours avant que les
> autorités avaient pris la décision de détruire le camp le 26
> août....C'était ce que nous n'osions croire, évident nous le
> pensions, contrairement là encore à certaines allégations. Désormais,
> nous avons le témoignage des Roumains.
> Ces pressions n'ont pas cessé depuis mi août, les autorités disant,
> répétant, que le dernier délai était le 9 août, sans respecter les
> délais et procédures légaux...
> Je me souviens du hasard d'une visite aux Roumains en juillet, qui
> m'avait permis de constater une descente de la police de l'air et des
> frontières, venue d'Évry, sur ordre de la préfecture qui se réclamait
> d'une plainte le la mairie concernant des soit-disant trafics. Cette
> "visite" faisait suite à de nombreuses autres interventions les jours
> précédents. Les Roumains nous ayant alerté, nous avions averti les
> avocats. A chaque fois, c'était la même pression, on leur disait
> "vous devez partir la semaine prochaine". Étant présent, j'avais pu
> présenter le jugement du tribunal, contrer les pressions, avec l'aide
> de l'avocate que j'avais appelé. Le "chef" avait convenu de
> l'exactitude des délais et des procédures; devant les Roumains. Il
> avait même admis qu'il n'avait pas constaté de trafic délictueux !
> Malheureusement, en août, ces pressions ont été plus fortes et nous
> n'en avons pas eu suffisamment connaissance , ni conscience...
>
> Ces pressions constantes sont contraires au jugement. L'avocate,
> contactée hier soir, confirme qu'elle n'a pas été avertie d'un
> quelconque commandement d'expulsion, qui aurait, au moins, dû leur
> donner un délais supplémentaire d'un mois...
>
> Les arguments selon lesquels le squat était vide, selon lesquels ils
> étaient partis avant, tombent. L'expulsion était illégale...
>
> Notre rencontre leur a fait beaucoup de bien. Au début, il y avait de
> la méfiance, ils se demandaient si, au bout du compte nous n'étions
> pas tous d'accord pour laisser faire, si la solidarité rencontrée
> n'avait été qu' éphémère...
> Le relogement de trois familles par la commune, chose très positive,
> courageuse, a eu des effets de division entre Roumains que nous
> n'avons pas assez pris au sérieux et contrecarrés. La division s'est
> installée, elle a été entretenue, les possibilités de relogements ont
> été comprises comme conditionnées au départ des autres familles.
>
> L'appel diffusé, les actes de soutiens de Palaisiens les rassurent.
> Notre rencontre leur a fait beaucoup de bien, nous avons discuté du
> principe d'une soirée de solidarité, elle consisterait en un repas
> roumain. Les familles pensent qu'elle peuvent ainsi expliquer leur
> situation ici et au pays..Ce serait une bonne chose.
> Rappelons que les Roumains, comme nous tous, savent très bien que la
> ville ne peut tout faire, que nous apprécions les relogements opérés.
> Le préfet doit être mis dans l'obligation d'assumer les
> responsabilités de l'État. La table ronde, avec la préfecture ainsi
> qu'avec la communauté d'agglomération, pour trouver des solutions,
> est indispensable. Pour des solutions, pas pour négocier des
> expulsions qui ne font qu'aggraver les problèmes.
> Diverses solutions restent envisageables, soit des logements
> d'attente, soit même un terrain viabilisé, provisoire. Les familles
> roumaines sont prêtes à prendre les engagements nécessaires. Elles
> sont parfaitement conscientes qu'elles ne peuvent tout demander à
> Palaiseau. Elles demandent simplement qu'on ne les chasse pas et
> qu'on leur assure un peu de conditions de vie correctes. Plusieurs
> commencent à envisager de louer...Elles ont besoin, en attendant, de
> stabilité pour eux et leurs enfants...
>
> En clair, il est possible de passer un contrat avec eux, du type de
> ce qui a pu se faire à Saint Denis avec les Roms...
> C'est ce travail commun qui a manqué, il peut encore être mené. Ce
> serait la meilleure solution pour eux et pour apaiser les tensions...
>
> Parmi les choses entendues il y l'histoire de Monsieur Zorgan qui n'a
> toujours pas touché l'argent d'un chèque non signé par un patron,
> dont nous avons appris, hier matin qu'il est coutumier du fait. Il
> doit de l'argent à d'autres Roumains. Dans cette entreprise, comme à
> St Nazaire, le patronat n'hésite pas à les exploiter honteusement,
> espérant que leur situation précaire ne leur permettra pas de
> réclamer leurs droits tandis que N. Sarkosy organise des expulsions.
> Décidément il faut qu'un autre monde se construise....
>
> Serge Guichard
>
> 2)
>
> Bonjour
>
> Je viens d'apprendre par courrier, ce matin samedi 6 septembre que
> François Lamy me retire la délégation de la Jeunesse et du sport.
> Hier, en fin d'après midi, la secrétaire de notre groupe en avait été
> avertie, elle me l'avait dit au téléphone.
>
> J'en suis profondément désolé.
> Je le regrette, j'en conçois une certaine amertume, pour avoir
> oeuvré, pendant six ans avec F Lamy, dans l'opposition à la droite ,
> et dans toute la mesure de mes moyens, fussent-ils modestes, à la
> réalisation d'une liste rassembleuse permettant de battre la droite
> et surtout d'essayer de gérer autrement, en tirant aussi les leçons
> des échecs de la gauche.
> Je regrette vivement ces tâches, sport et jeunesse, dans lesquelles
> je crois m'être investi, en essayant d'innover, notamment en matière
> de démocratie participative. Cet investissement me plaisait. De
> nombreux chantiers sont lancés en matière de démocratie avec le
> comité des sports, avec le projet de conseil consultatif de la
> jeunesse, avec des projets d'équipements.
>
> Je m'expliquerai donc plus longuement, si nécessaire, sur ce qui a
> conduit à cette situation. Ce sera évidemment, mon point de vue, mais
> chacun pourra se renseigner. La question est sérieuse, ce n'est pas
> un incident de parcours, toutes les forces de gauche et progressistes
> de la ville sont concernées ou le seront.
> Afin que chacun se donne le temps de comprendre, je me permets de
> vous soumettre quelques remarques succintes, qu'il faudra approfondir.
> La conception de la politique, la manière d'en faire, le contenu de
> nos actions devraient être intimement mélés. Il est de notoriété
> publique qu'il y a des différents entre nous sur des questions telles
> que: l'absence de lancement de programme de logement sociaux, la
> gestion du service public, la manière dont les choix sont faits, le
> budget...
> Petit à petit, depuis notre élection, l'attitude hégémonique du PS a
> posé quantité de problèmes à divers élus. Toutes les questions
> évoquées s'en ressentent.
> Ainsi pour ce dont je puis témoigner directement, les questions
> sports et jeunesse, le comité des sports, le festival, le conseil
> consultatif de la jeunesse sont l'objet de tentatives de mise en
> cause... Pourtant, cette année encore, la deuxième édition du
> festival des sports et jeux a connu un succès indéniable avec plus de
> 4000 participants, enfants scolaires et adultes .
>
> Toutes les questions posées à la majorité auraient d'ailleurs dû
> faire l'objet de débats publics. Plusieurs élus ont demandé, à de
> nombreuses reprises ces débats, jamais celà n'a été possible. C'était
> pourtant l'un de nos engagements forts. C'est pourtant clairement
> écrit dans le programme qui nous a réunis. Nous avions annoncé que la
> population serait partie prenante, associée...
>
> En fait c'est bien là que la crise se situe: quelle conception avons
> nous de la démocratie, de la diversité. ?
> Il y a eu dans ce pays un certain 21 avril. Depuis le mouvement
> social interpelle tous les politiques, singulièrement ceux de gauche.
> La politique doit changer, ce ne peut être un voeux pieux, une
> déclaration d'intention sans suites. Cela commence par nous-mêmes,
> par un travail sur nos erreurs passées, sur ce qui a permis à cette
> droite dure de revenir au pouvoir, avec ce rapport de force, avec
> cette politique recyclant bien des idées de la droite extrême.
> Nous vivons à Palaiseau , nous y sommes attachés. Pour ma part si
> j'ai souhaité être élu c'est pour tenter de contribuer autant que
> faire se peut, à la mise en place des ferments d'une autre conception
> de la politique.
> Ce n'est pas un hasard si cette crise s'est approfondie au sujet du
> centre de rétention et de la destruction du squat des Roumains. Les
> conséquences humaines de ces questions sont directement terribles.
> La politique de la droite "de chasse aux pauvres" rend la situation
> éminemment compliquée et difficile à gérér. Ce que chacun dit et
> fait, a des conséquences sur des familles en danger, migrantes,
> fragiles.
>
> Si le maire ne revient pas sur sa décision, je dois préciser qu'en
> tout état de cause je suis toujours maire adjoint de par les votes du
> conseil municipal. Les engagements pris pour plus de démocratie
> participative, pour le social et les services publics restent plus
> que jamais d'actualité.
> Personne n'ignore mes actions, auprès des sans papiers, depuis 1986,
> pour le droit de vote et de circulation. Ces engagements et le besoin
> de travailler à une nouvelle conception de la politique sont, pour
> moi, valables à Palaiseau comme ailleurs. Dire ce que l'on fait et
> faire ce que l'on dit est une bonne maxime.
>
> Devrais-je qualifier la sanction infligée par le maire de sanction
> pour "délit de solidarité" ?
> Je souhaite qu'elle soit réversible, qu'il soit encore possible de
> dialoguer, qu'il soit possible de se dire en face ce qui fait débat
> sans que ce débat soit tout de suite dévié, ce qui fut le cas en
> permanence.
> Nous devons avoir des débats de majorité francs et des débats avec
> vous...C'est urgent. Il faut tirer les leçons du 21 avril et du rejet
> de la politique, exprimés par trop d'électeurs et d'abstentionnistes
>
> Bien à vous
> Serge Guichard
> Maire adjoint........
>
>
> 3)
> Déclaration des élus communistes de Palaiseau.
>
> Depuis plusieurs, à Palaiseau, mois une lutte est menée par les
> Roumains et par leurs soutiens contre l'expulsion demandée par la
> direction départementale de l'équipement depuis janvier 2003, puis
> par l'état l'Etat lui-même depuis avril 2003.
>
> Ces familles, ces personnes vivent depuis plusieurs années, quatre
> ans pour la plupart, dans un squat, à Palaiseau, dans des conditions
> de vie précaires, misérables. Ces personnes font preuve d'une volonté
> d'intégration indéniable, leur dignité force la reconnaissance.
> Plusieurs enfants sont nés dans ce squat. Les actions de solidarité,
> notamment des enseignants, ont permis de scolariser six enfants.
> Ces luttes, l'intervention d'un cabinet d'avocats, les différents
> reports d'expulsion ainsi obtenus, le débat mené ont permis que la
> commune de Palaiseau puisse enfin envisager de s'engager à intégrer
> quelques familles.
> Cependant, régulièrement, les Roumains reçoivent des visites
> d'intimidation de la police qui se réclame de l'accord des "autorités
> départementales et locales". Ces intimidations sont illégales, le
> jugement, prononcé le 9 juin leur accorde trois mois de délais, le
> juge ayant décidé que cette affaire devait être traitée en droit
> commun. Il est en effet stipulé dans le jugement que cette affaire
> ne peut donner lieu à " exécution en minute ", ce qui veut dire qu'à
> l'issue du délai, le 10 août, un commandement d'expulsion devra
> prononcé. Celui ci étant obligatoirement de deux mois.
> Mais il semble que certains soient pressés de se débarrasser de ces
Roumains...
>
> Les élus communistes de Palaiseau réitèrent leurs propositions pour
> que la situation de toutes ces familles soit aussi prise en compte au
> niveau de la communauté d'agglomération, du département et de l'état.
> Nous demandons une table ronde avec le préfet.
>
> Désormais la commune de Palaiseau s'engage à intégrer quelques
> familles, à trouver des solutions décentes de logement. C'est un
> premier pas, encore faut-il le concrétiser rapidement, et se
> mobiliser contre une expulsion qui frappera indifféremment toutes les
> familles.
> Le critère dit " d'intégration " retenu par la commune conduit à
> essayer de reloger les familles ayant un ou plusieurs enfant
> scolarisé. Ce critère permet de cibler les efforts de la commune,
> mais il ne peut être exclusif et justifier d'un " tri " parmi les
> familles vivant dans ce squat. Les modes d'intégration, sont divers,
> il y a le travail, la volonté d'apprentissage du Français, les soucis
> constant de l'hygiène, et surtout l'énergie dépensée par ces
> personnes pour se sortir de la misère, pour tisser des liens de bon
> voisinage avec les autres habitants, pour vivre normalementS
>
> Pour toutes ces raisons nous confirmons notre ferme opposition à
> l'expulsion de toutes ces familles.
> La situation des Roumains vivant à Palaiseau depuis plusieurs année
> appelle autre chose, une autre politique que celle qui consiste à les
> chasser. La solidarité contre la misère est révélatrice du sens
> civique et humain d'une société. De plus rappelons que demain la
> Roumanie sera pleinement intégrée à l'Union européenne.
>
> Situation III :
>
> ???SSS
>
>
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