[Imc-france-paris] [FSE-ESF] BIRMANIE : Soutenir la liberation
immediate et inconditionnelle d'Aung San Suu Kyi et des
prisonniers politiques birmans...
FARId
farid at no-log.org
Jeu 17 Juin 06:52:02 PDT 2004
Bonjour,
Ci dessous vous trouverez quelques informations relatives a la situation en Birmanie. Plus que jamais les democrates birmans, au premier rang desquels Madame Aung San Suu Kyi meritent notre soutien. Merci de l'interet porte a leur demande.
1111 : Une invitation pour le 19 juin 2004, anniversaire d'Aung San Suu Kyi
2222 : le lien avec l'emission "Alter ego" de Paricia Martin, diffuse ce matin sur France Inter. (Attention l'ecoute de cette emission n'est possible qu'aujourd'hui )
3333 : Un article de la revue Novethics presentant la campagne d'Info Birmanie "Et si on voyageait intelligent ?"
44444 : Communique RSF et Amnesty International pour soutenir un journaliste sportif et 7 etudiants en droit a l'occasion de l'Euro 2004
Pour les parisiens disponibles dans deux heures :
Centre d'Études et de Recherches Internationales
Conférence - débat organisée par Renaud EGRETEAU,
Sciences Po et Centre for Human Sciences, New Delhi
DISCUTANT : Christian LECHERVY, sous-directeur d'Asie du Sud-Est, ministère des Affaires étrangères
La séance sera présidée par Christophe JAFFRELOT, directeur du CERI, 56 rue Jacob 75006 Paris
Jeudi 17 juin 2004 17h 30 - 19h 30 "La Birmanie entre l'Inde et la Chine"
Entrée libre dans la mesure des places disponibles. Pas de réservation
A votre disposition pour completer ces informations.
Bien cordialement,
FARId GHEHIOUECHE
President d'Info Birmanie
06 148 156 79
info-birmanie at globenet.org
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Info Birmanie organise, avec le soutien de Jacques Boutault, Maire du 2ème arrondissement de Paris, samedi 19 juin 2004 de 14h à 18h à la Mairie du 2ème arrondissement, une rencontre autour des démocrates birmans, pour faire le point sur la situation politique et sociale en Birmanie un mois a près l'ouverture de la Convention nationale, à l'occasion du 59ème anniversaire de Madame Aung San Suu Kyi.
Cette initiative a pour but de briser le silence et l'absence de la communauté internationale à l'egard du prix Nobel de la paix 1991, toujours assignée à residence, au moment où la Ville de Paris vient de voter àl'unanimité une déclaration lui octroyant la citoyenneté d'honneur.
A cette occasion, nous entendrons les témoignages de représentants d'organisations françaises oeuvrant pour la restauration de la démocratie en Birmanie, et de democrates birmans en exil, pour des declarations sur la liberté de la presse et d'information en Birmanie, sur la situation des réfugiés aux frontières de la Birmanie, sur le travail forcé et les déplacements de population, et sur la situation de Madame Aung San Suu Kyi...
Plus que jamais, votre soutien est utile aux democrates birmans et à leur combat en faveur des droits de l'Homme. Soyons nombreux.
Pour plus d'informations, contactez Info Birmanie : 01 44 93 93 57 / 06 14 81 56 79
info-birmanie at globenet.org
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Emission de Patricia Martin "alter Ego" sur France Inter, jeudi 17 juin 2004
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_inter/ALTEREGO/ALTEREGO.ram
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ARTICLE Novethic / Campagne Tourisme
Voici l'article mis en ligne sur Novethic.fr suite à la conférence de
presse de mardi 15 juin sur la campagne tourisme
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=79478
Birmanie : le tourisme complice de la dictature
" Mieux informés sur les conséquences du soutien moral et financier à cette narco-dictature illégitime, les touristes français réfléchiraient à deux fois avant de partir en Birmanie , " espère Aurélie Zammarchi, responsable tourisme au sein d'Info Birmanie. Crée en 1996, cette association a pour vocation de diffuser des informations relatives à la situation politique et humanitaire en Birmanie et de faire connaître au public la réalité des atteintes aux droits humains perpétrées dans ce pays. Après avoir lancé des campagnes sur la présence de Total - l'investissement dans le pipeline Yadana a fait de Total le premier investisseur étranger en Birmanie depuis 1992 - , Info Birmanie veut agir sur l'industrie touristique et la responsabilisation de ses clients. " La Birmanie est l'un des rares pays au monde où le développement touristique est aussi étroitement lié aux violations des droits humains fondamentaux : développement du travail forcé sur les chantiers liés à l'aménagement touristique, déplacements des populations habitant à proximité des sites touristiques, tourisme sexuel, dégradations de l'environnement et des lieux de cultes ", souligne Farid Ghehioueche, président d'Info Birmanie.
Recours au travail forcé généralisé, selon l'OIT
Dès 1990 ( année de l'annulation des élections démocratiques en Birmanie), la junte militaire a fait du développement touristique l'une de ses priorités économiques, pour plusieurs raisons: améliorer l'image du pays, permettre à la Birmanie d'entrer sur la scène économique internationale, attirer les investisseurs étrangers, mais aussi blanchir l'argent de la drogue. La construction de vastes complexes hôteliers (500 000 chambres disponibles), en un temps record, a été faite par des millions de Birmans, tous âges et sexe confondus, obligés de travailler dans des conditions d'esclavage. En 1998, une commission d'enquête de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) a constaté que le recours au travail forcé par la junte militaire était généralisé et systématique. Depuis, les représentants des Nations-Unies (et notamment le président de la Commission des droits de l'homme) se sont vus interdire l'octroi de visas pour se rendre dans le pays. " Cette politique d'ouverture au tourisme s'est rapidement concrétisée par l'expulsion manu militari des populations habitant près des sites touristiques et par l'utilisation du travail forcé pour la rénovation des monuments, la construction des routes et des hôtels", témoigne Farid Ghehioueche.
Les Birmans interdits de contacts avec les étrangers
En novembre 1996, la junte a officiellement ouvert le pays au tourisme en lançant la campagne de promotion " Visit Myanmar Year ". 311 000 touristes ont été recensés en 2002 et, sur les deux premiers mois de l'année 2003, les chiffres s'élèvent à 70 000. Avec une obligation à l'entrée : échanger au minimum 300 dollars contre une " monnaie de singe " locale, procédé mis en place par la junte pour blanchir l'argent de la drogue. Actuellement, 90 offres de tours opérateurs sont proposées aux touristes. " Les gens choisissant cette destination pensent trouver un pays intact, emprunt de spiritualité, explique Aurélie Zammarchi. Ce sont des gens aisés, appartenant aux catégories sociales supérieures mais qui, paradoxalement, ne sont pas informés sur la situation politique du pays. Les voyagistes,
dont certains sont par ailleurs spécialisés uniquement sur la Birmanie, évitent d'aborder le sujet ". Les touristes continuent donc à ignorer que 3 millions de Birmans, vivant à proximité de leurs lieux de cultes, ont été déplacés pour permettre aux autorités d'aseptiser des zones entières, désormais réservées au tourisme. " En avril 1990, les 5200 habitants de Pagan (ville où sont situés de nombreux sites archéologiques et spirituels) furent obligés de déménager à une trentaine de kilomètres de la ville, dans une zone aride et dépourvue d'équipements élémentaires, précise Farid Ghehioueche. Aujourd'hui , Pagan est devenue une ville fantôme hyper protégée ". Les circuits montés par les tour opérators évitent soigneusement les zones qui pourraient ternir l'image sereine qu'ils vendent à leurs clients. " Tout a été pensé pour que les touristes ne rencontrent pas la population non plus, précise Aurélie Zammarchi. La junte interdit aux Birmans tout contact avec les touristes, qui eux-mêmes, sont obligés de traverser la pays par avion...Tout est fait pour cacher la réalité dans certaines zones stratégiques de guérillas et de travail forcé".
Plus qu'ailleurs, les impacts sociaux et environnementaux du tourisme dans une dictature sont multiples. Le lac Inle, site où vivaient des communautés de pêcheurs, a par exemple été " nettoyé " pour construire une sorte de " village témoin artificiel ". Outre le déplacement des communautés locales, cette opération a eu pour conséquence de détruire l'éco-système et de rendre inexploitable le lac par la population... La tradition des " femmes girafes " (coutume qui consiste à enserrer le cou des femmes dès l'enfance dans des anneaux) a été réhabilitée pour les touristes, en Birmanie et en Thaïlande, où les réfugiées birmanes ne sont tolérées qu'en raison de l'important flux touristique qu'elles apportent.
Si Info Birmanie regrette que les touristes, même informés, choisissent cette destination, elle n'appelle pas pour autant au boycott. Cette pratique reste anglo-saxonne - Lonely Planet a cessé de publier des guides sur la Birmanie, par exemple-. L'ONG cherche plutôt, en France, à responsabiliser les touristes. " Nos contacts avec le syndicat national des voyagistes n'ont jamais abouti à quoi que ce soit, explique Aurélie Zammarchi. Et même si certains grands groupes reconnaissent que la situation n'est pas normale et ne s'y implantent pas, ils refusent de communiquer sur le sujet ". La campagne, intitulée " Birmanie : et si on
voyageait intelligent ? " vise en premier lieu les agences signataires de la Charte éthique du voyageur, afin qu'elles retirent de leur catalogue les offres sur la Birmanie, destination qu'elles vendent en outre à perte.....
Toute les données sur la Birmanie et la campagne tourisme sont disponibles sur http://www.info-birmanie.org/index.htm.
Des manifestations, des débats et des actions se dérouleront par ailleurs à l'occasion du 59ème anniversaire d'Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la
paix en 1991 et leader de l'opposition démocratique birmane.
Véronique Smée
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=79478
Mis en ligne le : 16/06/2004
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES SUR LE MÊME THÈME
Articles Pipeline Birman, les causes d'une controverse (23/12/2003)
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=73232
Triumph cesse ses activités en Birmanie (01/02/2002)
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=14664
Total : Présence contestée en Birmanie (17/09/2001)
http://www.novethic.fr/novethic/site/dossier/index.jsp?id=1584
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Amnesty International
Reporters without Borders
15 Juin 2004
Euro 2004 au Portugal
Soutenez le journaliste sportif birman Zaw Thet Htwe condamné à trois ans de prison
A l'occasion du Championnat d'Europe de football au Portugal, Amnesty International et Reporters sans frontières lancent un appel aux journalistes sportifs européens pour soutenir Zaw Thet Htwe, rédacteur en chef d'un magazine sportif birman, et sept étudiants en droit birmans.
Le 12 mai 2004, la justice birmane a condamné Zaw Thet Htwe, rédacteur en chef du magazine sportif First Eleven (Premier Onze) à trois ans de prison. En première instance, il avait été condamné à mort ! La mobilisation a obligé la junte militaire à réviser son jugement. Avec votre aide, nous pourrons obtenir sa libération définitive.
Les militaires au pouvoir l'accusent d'avoir participé à un "complot". Au contraire, Amnesty International et Reporters sans frontières pensent qu'il est un prisonnier d'opinion, détenu pour avoir exercé son droit à la liberté d'expression. Il s'était ainsi risqué à dénoncer des irrégularités commises par des responsables sportifs birmans.
Les sept étudiants en droit sont détenus depuis juin 2003 ont été arrêtés pour avoir créé sans autorisation une union sportive étudiante. Aung Gyi, Aung Ko Lwin, Kyaw Maung, Myo Myint Tun, Myo Than Htut, Nang Sian None et Win Htut Lwin ont été condamnés à des peines allant de sept à quinze ans de prison. Ils auraient été battus après leur arrestation.
Comment aider à la libération de Zaw Thet Htwe et des sept étudiants ?
1. En demandant aux téléspectateurs, aux auditeurs et aux lecteurs de l'Euro 2004 de signer une pétition en ligne pour leur libération, sur les sites www.rsf.org ou http://asiapacific.amnesty.org. Une page spéciale sera mise en place pendant toute la durée de l'Euro 2004.
2. En mobilisant les associations de journalistes sportifs pour signer collectivement cette pétition.
Pour contact : asie at rsf.org ou 44 207 413 5566
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