[Imc-france-paris] URGENT : 18 joint, debat sur l'herbe
FARId
farid at no-log.org
Ven 18 Juin 06:10:34 PDT 2004
Bonjour,
Vous l'avez peut-etre remarque, nous sommes le 18 joint... et c'est donc le grand jour de la vie militante des cannabinophiles et autres usagers de produits stupefiants.
Plus que jamais, il faut demontrer au gouvernement et aux parlementaires, bref au pouvoir de droite qu'il fait fausse route. Soyons nombreux aux evenements prevus et indiques ci-apres.
Et puis, aujourd'hui doit etre le depart d'une lutte qui doit monter en puissance, sinon nous aurons droit aux solutions preconisees par les 240 deputes et senateurs qui viennent de deposer un projet de loi pour lutter contre la toxicomanie, parce que "la France est confrontee, depuis une dizaine d'années, a une explosion et à une banalisation de la consommation de la drogue".
C'est faux pour au moins trois raisons :
- d'abord ce n'est pas une explosion "de la consommation de la drogue", mais une explosion de l'usage de drogues (avec un S).
- La France n'est pas le seul pays a y etre confronte... puisque la stategie des Nations Unies adoptees en 1998 vise pour 2008 "l'eradication ou la diminution significative de la production et de la consommation de drogues".
- "Depuis une dizaine d'annee" : FOUTAISE. La loi du 31 decembre 1970 date, et bien qu'en 1978 Monique Pelletier dans son rapport recommandait de ne pas poursuivre les usagers de drogues, cette politique est en place depuis 33 années... Et au fil des annees, plus la loi s'est imposée, plus inquietantes toutes les statistiques annuelles ont ete .
- "Banalisation de la consommation" : Qui donc a employe le vocable de "pillule de l'amour" pour informer des dangers de l'ecstasy ? Qui donc a lourdement insister pour mettre sur le meme pied d'egalite Heroine et Cannabis ? Et la fumeuse theorie de l'escalade, est-ce les usagers de drogues qui ont inventes cette "pratique" ou ne sont-ce pas la, les arguments alarmistes qui auraient eu un effet "banalisant"... Cette "explosion et cette banalisation" ne sont-elles pas dues aux gardiens de Foot Barthez et Lama suspendus pour "dopage au cannabis" et l'effet Coupe du monde 1998 ???
A toujours tout dramatiser, nos hommes politiques ne cherchent pas de solutions, ni de remedes... leur unique desir est de prouver que rien ne changera (parce qu'ils n'y ont pas interet au contraire, il en serait fini des caisses noires, du blanchiment d'argent sale, des operations immobilieres et autres bizness douteux...).
N'hesitez pas a faire tourner ce message.
Salutations stupefiantes
FARId - 06 148 156 79
> A Paris : pour un grand débat sur l'herbe !
> Rassemblement à la Villette - 18h - métro Porte de Pantin
> Musique, Performance graphique avec le groupe Universal Pochoirista
> Pour toute information : 06 71 08 48 02
>
> A Rennes place de la mairie de Rennes, 18h
> Pour toute information: 06 60 38 88 90
>
> A Lyon place Bellecour (puis manif festive jusqu'à la place Carnot jusqu'à
> 23h)
> Pour toute information: 06 11 53 10 07
>
> A Tours, aux Halles à 20h
> Pour toute information: 06 67 52 01 34
>
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Communiqué de presse du CIRC-Paris
En 1993, le Circ relançait « l'Appel du 18 joint » publié par Libération en 1976. En 2004, il est plus que jamais d'actualité de participer aux rassemblements prévus par les différents Circ en France avec le soutien d'organisations politiques et d'associations anti-prohibitionnistes.
La sortie en juin 2003 du rapport « Drogue : l'autre cancer », une super production des sénateurs, annonçait la couleur. Pour en finir avec la supposée complaisance de la gauche plurielle envers le cannabis , la droite va sauver vos enfants d'une Drogue beaucoup plus dangereuse qu'il n'y paraît.
Quelques mois plus tard, emboîtant le pas aux déclarations de Nicolas Sarkozy, la Mildt (1) dépose son plan quinquennal sur le bureau de Raffarin.
Depuis longtemps, le CIRC dénonce la loi de 1970 qui punit la consommation en privé d'une peine de prison et d'une lourde amende. Or, cette loi inique n'étant plus appliquée parce qu'inapplicable, la MILDT propose de la modifier et de punir le simple usage d'une amende, assortie s'il le faut de peines complémentaires comme la fameuse saisie du scooter ou du téléphone portable.
Attention ! Il n'est pas question de dépénaliser l'usage du chanvre récréatif et le CIRC condamne un pas de plus vers une politique de « tolérance zéro », confirmée par le développement des tests « anti cannabiques » tant sur les routes que dans les entreprises. Des tests dont la fiabilité est remise en cause par les usagers, mais aussi par les scientifiques.
L'objectif du gouvernement, annoncé par la Mildt dans son plan est clair : « Que toute interpellation donne lieu à une sanction » en 2008.
Aujourd'hui comme hier, victimes d'une répression bête et méchante, d'un discours alarmiste et contre-productif. Demain traqués dans les squares, sur les routes et au boulot, les amateurs de cannabis continueront d'être considérés comme des délinquants. et en cas de récidive comme des malades.
Afin d'en finir avec l'hypocrisie et avec une politique qui renforce le crime organisé, le Circ vous invite, le 18 juin, à manifester pacifiquement pour une politique des drogues juste et efficace, plus respectueuse des droits de l'Homme et privilégiant la réduction des risques plutôt que la répression.
(1) Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie présidée par le Dr Didier Jayle.
CIRC Paris : appel du 18 juin 2004. Pour un grand débat sur l'herbe !
Rassemblement à la Villette - 18h - métro Porte de Pantin
Musique, Performance graphique avec le groupe Universal Pochoirista
Pour toute information : 06 71 08 48 02 www.circ-asso.net/paris
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Une proposition de loi vise à supprimer la prison pour l'usage de drogue
(PAPIER GENERAL)
Par Nicolas GAUDICHET
PARIS, 17 juin 2004 (AFP) - Une proposition de loi sur la drogue, déposée mercredi à l'initiative d'environ 240 députés et sénateurs de droite,
prévoit de supprimer la prison pour les usagers, notamment de cannabis, mais met en place un important arsenal répressif.
Outre une amende de 5ème catégorie (jusqu'à 1.500 euros), les usagers de drogue s'exposeraient à toute une palette de sanctions, ont détaillé à l'AFP des membres du «groupe interparlementaire de refus de la banalisation de la drogue», composé d'élus UMP et UDF.
Le président de l'UMP Alain Juppé, son vice-président Jean-Claude Gaudin, ainsi que des proches de Nicolas Sarkozy, appartiennent à ce groupe.
Selon plusieurs de ses membres, le texte, déposé conjointement à l'Assemblée et au Sénat, envisage la restriction de l'usage de chéquiers pour les usagers de drogue, la suspension du permis de conduire, l'immobilisation et la confiscation de véhicules, de cyclomoteurs et de téléphones portables.
S'il assure que le texte «ne vise pas les jeunes», le sénateur UMP Bernard Plasait, auteur en 2003 du rapport «Drogue: l'autre cancer», évoque une indispensable «sanction éducative», qui doit être «systématique», et la nécessité de «réaffirmer l'interdit».
Selon la proposition, la justice pourrait ordonner un placement «sous surveillance médicale» des usagers, commander des enquêtes dans leur
environnement familial ou professionnel et leur imposer des cures de désintoxication dans des organismes spécialisés.
En cas de deux récidives moins de deux ans après une première infraction, l'usage redeviendrait un délit, passible d'un tribunal correctionnel qui ne pourrait cependant pas prononcer de peine d'emprisonnement.
La suppression de l'emprisonnement souffrirait toutefois des exceptions si cette proposition remplaçait en l'état celle de 1970: l'usage de drogue en présence de mineurs, dans ou aux abords d'un établissement scolaire, ou par des personnes dépositaires de l'autorité publique.
Interrogé sur la manière dont Matignon avait accueilli l'initiative parlementaire, le député UMP Richard Dell'Agnola a répondu qu'il avait des
«raisons de croire que (la proposition) pourrait prospérer» et qu'elle devrait être examinée à l'automne.
Chargée il y a un an par Jean-Pierre Raffarin de réfléchir à un texte, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie
(Mildt) a longtemps insisté sur l'aspect sanitaire de la lutte contre la drogue, se heurtant notamment au ministère de l'Intérieur.
Jeudi, un responsable de la Mildt indiquait ne pas avoir été informé de l'initiative parlementaire et assurait «avoir hâte de lire le texte pour
voir le fossé qui nous sépare».
Pour Bernard Plasait, qui souhaite «obliger (le gouvernement) à inscrire à l'ordre du jour quelque chose qu'il a tendance à reporter sine die», la
Mildt «ne sert à rien puisqu'elle n'a pas été fichue de faire quelque chose depuis que ce gouvernement est en place».
La proposition de loi prévoit la création d'une agence dont les prérogatives recouperaient largement celles de la Mildt.
ng/bp/or
AFP 171942 JUN 04 drogue-justice
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